Depuis des millénaires les démons, les humains et les anges avaient fait la paix... mais un jour tout bascule, serez vous de l'aventure ?
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 Chapitre 1 : Rassemblement

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Elisabeth Christopher
Humain
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Ven 2 Fév - 17:11

Elisabeth bascula la tête en arrière, les yeux fermés. Un bruit répétitif lui parvenait jusqu'aux oreilles, lui assurant ainsi que sa secrétaire Mary prenait bien en note ce qu'elle venait de lui dicter. Un léger sourire lui vint aux lèvres lorsqu'elle songea que, finalement, alle allait réussir à finir son manuscrit jusqu'aubout. Un léger soupire de soulagement s'échappa de ses lèvres plutôt pales. Soudain, elle retint légèrement sa respiration en se redressant sur le fauteuil. Le bruit venait de cesser.

" Que se passe t-il Mary? Pourquoi vous arrêtez vous? "

Un clic de souris d'ordinateur se fit entendre à son tour, suivit par la voix timide de son "assistante" qui retentit:

" Je n'ai pas eu le temps de saisir votre passage concernant le rêve d'Ombeline."

Elisabeth hocha la tête, contrainte, ne lui en tenant pas rigueur. Elle parlait toujours un peu trop vite, évoquant tout ce qui se passait dans sa tête, de peur de laisser échapper son idée du moment. Se relevant lentement, la jeune femme tendit la main en avant, tout en faisant quelques pas et y trouva le meuble de son bureau. Prenant appuis la dessus, Elisabeth leva la tête et fixa un point en face d'elle, bien qu'elle savait Mary sur sa gauche.

Elle avait déjà remarqué que les personnes "normales" étaient mal à l'aise ou n'appréciaient pas de rencontrer ses yeux de couleur imaculée. Elle n'y pouvait rien, malheureusement. Aussi faisait-elle son possible, soit en mettant des lunettes de soleil (possibilité qu'elle n'appréciait guère), soit elle fixait un point invisible (ce qui était effectivement le cas, n'est-ce pas?)


" Ce n'est pas grave. Je crois que je vous ai assez martyrisé pour aujourd'hui. Vous deviez partir il y a deux heures déjà..."
" Oh mais je n'ai pas vu le temps passer! " Protesta Mary. " Ce que vous me dictiez était tellement passionnant que je n'aurai pas pu vous couper en plein milieu! "

Elisbaeth eut un sourire amusé et reconnaisant. Elle avait eu de la chance d'avoir trouvé quelqu'un qui appréciait son travail. Pour la colaboration, c'était presque indispensable. Elisabeth était l'esprit et Mary le corps, qui prenait les notes.

Bien sur, la jeune femme aurait trés bien pu le faire elle même, malgré son handicap. Aprés tout, il existait à cette époque des claviers en braï. Mais elle n'avait pas le temps d'apprendre ce langage qui était, il fallait l'avouer, trés pratique pour les aveugles de naissance... Mais pour elle... Cela ne faisait que 6 mois qu'elle était ainsi. Elle avait ses habitudes... Ses souvenirs. Etre non voyant était quelque chose d'horrible. Mais plus pour les "accidentés" que pour ceux de naissance. Les accidentés se souvenaient et se souviennent encore de ce qu'ils ont perdu et de ce qu'ils ratent. Les couleurs, etc.. L'obscurité n'en était que plus insoutenable et insupportable.


****

Décidant d'aller prendre l'air aprés le départ de Mary, elisabeth enfila une veste et descendit de son appartement, se retrouvant ainsi dans la rue du centre ville. L'air frais la frappa en plein visage et lui fit du bien. Elle ne supportait pas de rester cloitrer à l'interieur. Elle avait besoin de bouger et respirer, et surtout faire fis de son handicap pour se méler aux autres.

Marchant lentement, elle compta le nombre de pas qu'elle faisait, attentive au moindre bruit et sensation de mouvement. Un inconnu n'aurait même pas remarqué sa "particularité". Elle avait en effet dénigré la canne qui reposait dans un coin prés de l'entrée. Elle trouvait cela plus encombrant qu'autre chose. De plus, cet objet ne faisait que lui rappeler qu'elle était invalide. Or cela, elle ne le supportait pas. Elle voulait continuer à être normale.

Un mouvement de foule ainsi que l'animation de leur paroles attira l'attention d'Elisabeth. Quelqu'un la bouscula, visiblement pressé, criant quelques chose qu'elle ne comprit pas. Si elle suivait le nombre de pas qu'elle avait fait, un magasin Multi Média devait se trouver à quelques mètres de là. Son regard se tourna dans cette direction. Levant la main, elle aggripa le bras de la première personne qui se trouvait à proximité et demanda:


" Que se passe t-il? "

Avant même que la personne en question ne réponde, Elisabeth sur qu'il s'agissait d'une vieille femme, rien qu'au touché: le bras était maigre et mou.

" C'est sur toutes les chaines. Le Fléau a frappé en Afrique! "

Le Fléau... Elisabeth resta immobile et impassible, silencieuse. Bien sur... Elle savait de quoi il s'agissait. Elle avait des parents instituteurs, qui lui avaient expliqué "la chose" dès son plus jeune âge. Qui aurait pu deviné qu'il frapperait de nouveau, aprés tant d'années. En Afrique. Cette nouvelle ébranla son calme habituel et, légèrement défaillante, elle fit volte face pour tourner les talons.

Ayant baissé sa garde pendant un quart de seconde, elle ne vit pas, ou plutôt ne sentit pas la personne derrière elle et la percuta de plein fouet.
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Daryan
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Lun 5 Fév - 18:54

Gabriel se tenait donc là devant nous et nous fixait de ces yeux bleu ciel :

-Bonsoirs messieurs. Comme vous semblez le savoir, il y a un nouveau fléau sur Terre. Or je n’irai pas par quatre cents milles chemins, je suis l’un des anciens pionniers du Sanctuaire. Si beaucoup ont péri, moi je suis toujours là. Seulement il ne m’incombe pas de reconstituer le Saint Sanctuaire et de le mener comme jadis à la victoire. J’ai longuement discuté avec L’impértrice Kouraï et il se trouve que l’une des descendantes de son frère Darkness se trouve sur Terre.

-Mais cher aïeul, comment avez-vous pu communiquer avec Kouraï si elle est… morte.

-Et bien elle m’est apparue en rêve et m’a livré la prophétie suivante :

Sur Terre le Mal ultime renaît.
Et c’est dans le sang des Ténèbres qu’il vous faudra chercherla clé,
Pour que puisse enfin se reformer le Saint Sanctuaire
Et qu’à nouveau le Fléau soit contraint de se taire.


-Oui mais nous que faisons-nous dans cette histoire, demande Lens d’un air un peu perdu. Je veux dire… Pourquoi une prophétie si courte pour vous annoncer cela…

-La prophétie d’origine est bien plus longue, ceci n’en est qu’un extrait. Mais pour le moment seule la partie que je vous ai énoncé vous concerne directement : vous devez protéger cette descendante de Darkness dont il est question. Nous l‘avons retrouvé pour vous, elle vit sur terre…

-Quoi ? C’est une humaine ? Nous allons devoir suivre une humaine ?

-Oui, mais mon enfant saches que tu n’as pas toutes les cartes en mains… C’est une humaine hors du commun, au potentiel inespéré. Pour le moment, il faut absolument bâtir un nouveau Sanctuaire, c’est notre priorité première. Pour des raisons encore relativement complexes que je ne peux vous expliciter maintenant faute de temps, Tu es nécessaire Daryan. Libre à toi de l’accompagner Lens. Une autre ange sera déjà sur place… Vous la connaissez sans doute, il s’agit d’Iryziarukesilonasiel.

-Oui, en effet il me semble avoir déjà entendu parler d’elle, découvreuse et protectrice d’humains aux pouvoirs psychiques il me semble, me hasardais-je alors.

-Oui c’est exactement cela, lança Lens.

- Attendez vous aussi à trouver des démons. Certains d’entre eux sont sûrement déjà entrain de rassembler leurs forces. La descendante, prénommée Elle, se trouve aux Etats-Unis. En ce moment même elle s’apprête à découvrir ses pouvoirs et à réaliser l’ampleur des événements dans lesquels elle va être entraînée : Kouraï lui est elle-même apparue en rêve.

-Bon de toute façon je suppose que venant de l’un des maîtres du Paradis je ne peux pas refuser la mission… Alors Lens, tu m’accompagnes ?

- Oui, ça peut se révéler être une expérience intéressante… Lutter contre le Fléau. Ca me plaît ! Very Happy

-Attends, voici un présent que ta mère m’a remis pour toi. Lorsque je lui ai appris la mission dont tu serais chargé elle m’a remis ceci pour toi. Tu sais, elle espère vraiment qu’un jour tu reparaîtra.

Gabriel me tend alors un bouclier rond de taille relativement petite. Il est fait pour être accroché au niveau de l’avant-bras mais son diamètre ne dépasse guère la longueur de ce dernier. Il semble taillé dans du cristal, le même que celui de la lame mon épée, et cette gemme au milieu, identique...

-Le Chariak’In, relique dont la famille de ta mère tire son nom. Autrefois, dans des temps immémoriaux même pour les plus anciens d’entre nous, on raconte que ce bouclier ainsi que la Protectora furent taillés dans la première pierre de cristal et donnés à un Séraphin dont le Temps perdit le nom. Avec cette épée et ce bouclier, le Séraphin défendit Adam et Eve sur Terre du Mal originel qui y règnait lorsqu’ils furent expulsés du Paradis, leur permettant de s’installer durablement et de les laisser créer leur propre monde avec leur propres descendants. Les générations passèrent et les armes furent séparées, secrètement et jalousement gardées par les familles qui en avaient la responsabilité. Aujourd’hui, les voilà à nouveau réunies entre tes mains. Fais-en bonne usage…

Et dans un éclat lumineux Lens et moi nous téléportons à l’endroit que nous a indiqué Gabriel. Pour ne pas trop nous faire remarquer, nous nous téléportons hors de la ville afin qu’aucune mortel ne nous voit, nous ne sommes pas toujours les bienvenus… Certaisn mortel refuse encore notre existence…


****

Partez mes très chers, partez le cœur plein de force et de lumière, de dures épreuves vous attendent. Triompher du Mal ne sera pas aisé. Que le Sanctuaire vous bénisse.

****

Nous nous mettons donc en quête de la descendante de Darkness. Nous savons qu’elle est là dans cette ville mais nous ignorons où exactement. Je ressens bien la présence d’un ange, sans nul doute Iris, assez près, tout près et elle ne semble pas en mouvement. Elle a déjà du trouver celle que nous cherchons. Ce qui veut dire que par conséquent cette dernière ne doit pas être bien loin non plus. Je regarde attentivement autour de moi mais je ne la vois pas.
Soudainement sans prévenir, je ressens une forte onde psychique et un homme est projeté à terre et va attérir à mes pieds. Je bondit pour le rattraper et lui éviter une dure chute sur le sol. J’ai maintenant un genoux à terre et un homme dans les bras. Je relève la tête et de l’autre côté de la rue je l’aperçois. Elle est là, la source de cette onde pyschique qui a apparemment sauvé la vie au pauvre homme. Elle se tient debout la mains tendues en avant comme si elle avait voulu attraper l’homme et l’air incrédule, ne réalisant apparemment pas totalement ce qu’elle vient de faire. La descendante de Darkness nécessaire à la reformation du Sanctuaire. Je ne tarde pas non plus à repérer Iris qui a elle aussi assisté à la scène...
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Elle Woods
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Lun 5 Fév - 23:28

[Note : j'ai tenté de pnjiser tout le monde sans exception, comme ce n'est pas simple veuillez excuser les quelques incohérences qui pourrait avoir lieu dans le présent poste]

Je me tenais encore là, bêtement, je ne savais pas bien ce que je venais de faire mais je savais que mon rêve n’en était pas tout à fait un. J’en avais maintenant l’intime conviction, on m’avait bien demandé à MOI de reformer le Sanctuaire, oui, moi, petite bourge – très petite et très bourge – des quartiers chics. Bien sûr je suis pleine de convictions et je prône plus que tout la sauvegarde et la justice mais je ne me sens pas prête à sauver le monde… pas prête du tout même.

Je regarde autour de moi pour voir si quelqu’un a perçu mon pouvoir et je sens comme intuitivement des auras magiques aux alentours. J’ai lu récemment que les êtres magiques s’attiraient entre eux donc ça signifie que mon pouvoir a attiré d’autres personnes. Je cherche leurs visages mais je ne vois que des formes floues, il m’est impossible de les distinguer clairement. Quelque chose m’en empêche, je crois que mon pouvoir est trop faible… c’est ridicule… on confie le destin du monde à quelqu’un qui n’a même pas assez de pouvoir pour distinguer d’autres êtres magiques.

Je ne sais plus trop où j’en suis, je me sens perdue… préférant ne pas répondre à toutes ces questions qui vrillent mon esprit je préfère courir sans but dans la ville. Je m’arrête uniquement lorsque je sens mes talons fléchir sous l’effort inhabituel que je leur demande. Les chaussures de marques c’est bien mais pour courir ce n’est pas adapté… leçon à retenir pour plus tard.

Je souffle comme un buffle, trop essoufflée d’un tel effort et d’un tel émoi.

*Mais qu’est ce qu’ils me veulent… Qu’est ce qu’ils me veulent !*

Je continue ma route plus lentement et bouscule quelqu’un en chemin ou plutôt je me fais bousculer. Je tombe lourdement par terre et mes précieuses chaussures finissent de me lâcher complètement. Eh oui, paix à leur âme, le talon droit s’est cassé en deux dans la chute. Tant pis, j’ai vu de superbes escarpins rose pâle dans le dernier numéro de « la mode et vous », j’irais me les acheter demain.

- Excusez moi, vous allez bien ?

Je lève les yeux sur celle qui me parle et juge immédiatement qu’elle est aveugle. Ceci explique pourquoi elle ne me tend pas la main pour m’aider, de toute façon je ne suis pas disposé après la mort de mes sandales à serrer la main de quiconque, même pas si c’était le plus bel homme de la planète. Quoi que…

- Oui je vais bien, merci de votre sollicitude. Seuls mes chaussures ont souffert.

En disant ces mots j’ôte la dite chaussure et enlève l’autre perdant ainsi de bons centimètres.

- Enfin peu importe, repris je aussitôt, et vous, vous n’avez rien ?
- Non, rien du tout.
- Tant mieux, je crois que j’étais dans la lune…

A moins que ce ne soit en enfer…
- Ce n’est rien, me dit l’inconnue et je lui souris bien qu’elle ne puisse le voir. Mais il parait qu’un sourire s’entend !
- Je vais prendre un taxi, vous voulez que je vous dépose quelque part ?
- Non, merci, mais nous ne nous sommes pas présenté, je m’appelle Elisabeth Christopher et vous ?
- Elle Woods, enchantée de faire votre connaissance. Vous êtes sûre que vous ne voulez pas que je vous dépose ? La foule est dense aujourd’hui.
- Oui, oui, rentrez bien mademoiselle Woods.

Un taxi s’arrête à notre niveau, j’ouvre la portière et finit par dire en guise de salut :

- Merci, vous aussi… à bientôt.

Je monte ensuite à l’intérieur du véhicule tout en me demandant d’où me venait la certitude que je reverrais la jeune femme.

[Le lendemain]

Je vais en cours tout en réfléchissant, je suis même si peu attentive que madame Sheerp me vire de cours (cela étant je n’aime pas son cours), bref je sors (un peu furax quand même) et je cogne un homme. Décidément cogner les gens en ce moment c’est une manie chez moi. Il a la trentaine et est plutôt mignon si on aime le style dark et torturé mais il reste un vieux.

Bref je m’excuse et part (toujours un peu furax) dans le parc où je m’étend sur l’herbe. Je me sens observé et lorsque je me relève pour voir qui me regarde j’aperçois de nouveau le « vieux » mais il n’est pas le seul à me fixer, je sens une autre personne. Je marmonne à voix basse :

- Qui que vous soyez, montrez vous !

C’est alors qu’un ange apparu devant moi, du moins je supposais que c’était un ange. Je tourne la tête de l’autre côté… et j’en vois deux autres. Non, mais c’est quoi cette invasion d’ange sur mon campus bien humain ???

- Que… que faites vous là…

Il y avait une femme et deux hommes,

- Tu as un pouvoir, on nous a demandé de te protéger. Tu es la descendante de Darkness.

C’est l’un des hommes qui venait de parler.

- Mon nom est Daryan.
- Enchantée… mais… je ne comprends toujours pas ce que vous faites là.

Cette fois c’est la femme qui prend la parole :

- Je m’appelle Iris et en ce qui me concerne vivant dans cette ville j’ai sentie ton pouvoir.
- Ah… Je suis désolé mais en fait je ne suis pas très habitué à ces histoires de pouvoirs… pas du tout même.

Je n’osais même pas les regarder en face, je préférais contempler d’un air distrait mon vernis rose en train de s’écailler. Il faudra que je pense à le changer.

C’est l’homme qui reprend la parole, celui qui a dit s’appeler Daryan.

- Nous allons vous laisser, nous n’en savons pas assez pour le moment pour vous aider.

Ils disparaissent comme ils sont venus et moi je reste comme une cruche sur le gazon de mon campus… Tout le monde me regarde bizarrement, à mon avis ils ne pouvaient pas voir les anges et ils ont cru que je parlais toute seule. C’est vrai que ma réputation de blonde écervelée avait vraiment besoin de ça.

[Plus tard]

Les jours passant j’entendais de plus en plus la voix dans mon esprit, celle de Kouraï, elle me poussait à agir mais j’ignorais toujours quoi faire. Cinq générations de démons ont passés depuis l’époque du sanctuaire et je suis HUMAINE… Tout les soirs en me couchant je prie pour que l’impératrice vienne me parler à nouveau directement et me dire ce qu’elle attend de moi.

Encore une fois j’eu ma réponse au moment où je m’y attendais le moins. C’était un matin ensoleillé, j’étais à la bibliothèque en train de faire des recherches lorsque le livre s’ouvrit tout seul et qu’une forte lumière m’aveugla. Je fermai les yeux durant quelques secondes pour ensuite les rouvrir sur un paysage tout à fait différent ! Je me trouvais dans une clairière et pas une clairière américaine à en juger par la nature de la flore. Je constatais vite que je n’étais pas seule, là encore ceux qui m’entouraient étaient de différentes nationalités et je repérais même les anges que j’avais rencontré il y a quelques temps… mais dans tout ce monde il n’y avait aucune majorité. Depuis le premier fléau tout les peuples avaient une langue commune rompant ainsi la malédiction de Babel… donc ce n’était pas ça mon problème, non, ce n’était pas ça mon problème, ce qui me gênait c’était que je ne savais pas ce que je faisais là ^^° Mais Daryan apparut devant moi, me tendit la main et me sourit.

- Tu dois leur parler.

Voilà ce qu’il me dit et je compris… Je monte sur une souche morte et commence à parler :

- J’ai été appelé ici tout comme vous…

Ma voix était d’abord faible mais ma position surélevée avait attiré le regard de tous y compris des visages inconnu, il y avait vraiment de tout même des démons. Peut être que certains savent des choses sur mes ancêtres ?

- …je sais pourquoi et vous aussi sans doute…

Et alors je compris quelque chose de nouveau.

- Nous sommes à la clairière du bois sacré, c’est là que le Sanctuaire s’est formé. Je ne peux pas accepter qu’un autre Fléau règne sur la terre… Je n’ai pas beaucoup de pouvoirs mais je les met au service de la résistance et si vous faites comme moi… peut être serons nous dignes de nos ancêtres, ces héros du Sanctuaire.

Puis je descends de ma souche rougissante et je ne sais même pas ce que je dois faire… alors j’attends des réactions.

************
Consigne : Vous êtes téléporté dans une clairière d’Europe où avait été formé le premier Sanctuaire et que l’on nomme le Bois Sacré. Vous réagissez (bien ou mal) au discours de Elle et commencez à faire connaissance avec les personnes présentes.

Ps : désolé à ceux que je n’ai pas pnjisé, ça commençait à faire long pour moi lol

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Elisabeth Christopher
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Mar 6 Fév - 22:13

Peu après « l’intercation » qu’elle eut dans la rue, Elisabeth remonta dans son appartement, l’esprit tourmenté. Alors qu’elle pénétrait dans l’ascenseur, elle repensa à la femme qu’elle avait accidentellement percuté. Elle avait une drôle de sensation à son sujet. Une sensation qu’elle avait bien du mal à identifier. Cela lui arrivait souvent depuis qu’elle avait perdue. Mais d’habitude, elle arrivait à mettre un nom dessus. En tout cas, Elle était visiblement très gentille et généreuse. Elisabeth n’avait pas accepté son aide, ni sa proposition pour rentrer en taxi mais l’intention était touchante. Elle espérait juste que ce ne soit pas juste à cause de sa… condition.

Poussant un léger soupire, Elisabeth referma la porte d’entrée derrière elle et tendit le bras pour reposer ses clés sur le meuble dans le hall. A tâton, elle alla dans le salon et s’effondra sur son canapé. Le Fléau. Elle s’était attendu à tout sauf à cela. Ils n’étaient pas prêt à affronter quelques choses d’une telle ampleur. C’est en tout cas ce qu’elle pensait.

Se passant une main sur les yeux, elle resta songeuse un moment, avant d’être interrompue par la sonnerie du téléphone. Fronçant les sourcils, elle chercha un instant l’appareil et quand enfin elle le trouva, elle décrocha :


« Allo…
_ Elisabeth Christopher ?
_Elle même. Qui la demande?
_ Je me présente, je m’appelle Sébastien Remington, je suis attaché de presse pour la compagnie West Side… »


…………………………..

Sans savoir comment, Elisabeth se retrouva quelques jours plus tard dans l’un des plus grands hôtels de la ville, pour donner une conférence. C’était ridicule. Comment avait-elle pu accepté cette proposition dans son état ? Alors qu’elle attendait dans une des pièces jouxtant la salle de conférence, elle se mit à faire les cents pas, tout en se secouant mentalement. Ridicule…complètement ridicule. Elle ne verrait même pas son public. Dans de telles conditions, comment savoir de quelle manière réagir et adapter son discours ? Non décidément, elle avait vraiment perdu l’esprit. S’arrêtant un instant, elle repéra au toucher une chaise et s’y laissa tomber, retenant tant bien que mal ses tremblements. Mais à peine fut-elle assise que le Sébastien qui l’avait appelé quelques jours plus tôt entrait dans la pièce tout en disant :

« C’est à vous ! … Vous avez besoin d’aide ? »

Elisabeth retint un mouvement d’humeur. Elle était aveugle mais pas handicapée ! Se laissant guider par la voix de son interlocuteur, elle le rejoignit et quitta la pièce sans un mot alors qu’elle n’avait toujours pas calmé ses tremblements. Bientôt, alors qu’elle traversait le couloir, une main attrapa la sienne, et elle s’arrêta brusquement en se retournant.

« Détendez vous, ça va bien se passer » Lui susurra la voix de Sébastien Remington.

Le regard d’Elisabeth se fit lointain alors qu’elle marquait un temps d’hésitation. Elle refusait toujours l’aide d’autrui. Mais la pression chaleureuse de sa main dans la sienne la rassurait quelques peu. Prenant une profonde inspiration ,elle décida de lui faire confiance et se laissa guider, espérant ne pas se tromper quant aux impressions qu’il lui donnait. Il avait plutôt une voix calme et jolie… Mais il était de notoriété publique que ceux qui maîtrisait l’art oratoire, maîtrisaient et manipulaient tout. Faisant taire ses inquiétudes, elle arriva enfin au lieu dit et monta les marches à la suite du jeune homme.

Des applaudissements l’accueillirent et elle plissa les yeux, arborant un sourire qu’elle jugea un peu trop crispée. Elle n’aimait pas se donner en spectacle. Elle préférait les petits comités. Sur les nerfs, elle ouvrit cependant la bouche pour commencer son « programme ». Elle n’en eut cependant pas le loisir. Une vive lumière inonda alors la salle, aveuglant tout le monde. Même Elisabeth qui était aveugle crut voir une lueur. Il lui sembla que le sol se dérobait sous ses jambes.

Elle dut effectivement tomber. Mais le sol de l’estrade sur lequel elle se trouvait quelques minutes avant était devenu tout à coup plus moelleux. Complètement déboussolée, elle tourna la tête de gauche à droite, dans un réflexe avant de retenir un sanglot. Non, elle ne verrai rien de toute manière. Ses mains se posèrent de part et d’autres de ses jambes et elle crut sentir comme du gazon sous ses doigts. Décontenancée, elle se figea…avant d’entendre du bruit autour d’elle.


« Mr Remington ? » Hasarda t-elle dans un chuchotement. Mais personne ne lui répondit. Difficilement, elle se releva, manquant de retomber, faute d’appuie et de repère autour d’elle. A peine fut-elle debout qu’elle entendit une vois familière s’élevait. C’était Elle. Elle se souvenait parfaitement de sa voix. Tournant la tête dans sa direction elle écouta ses paroles, comprenant enfin où elle se trouvait…où en tout cas, espérant comprendre. D’après ce qu’elle entendait, elle n’était pas seule. Mais ne pouvant rien voir, elle avait l’impression d’avoir la tête qui tourne. Levant les deux bras en face d’elle dans un geste désespéré, elle ne rencontra que le vide et l’angoisse l’atteignit en plein cœur. Une goutte de sueur perla à son front, alors qu’elle avait l’impression de remonter le temps… 3 mois auparavant.

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Lloyd
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Mer 7 Fév - 14:49

Irvanor, garde du corps impérial. Je suis au service de l'impératrice depuis maintenant quelques années. Je ne suis pas le plus expérimenté mais surement un des plus fidèle et utile qu'Aria ai à son service. Comme tous les matin, je me leve assez tôt pour pouvoir mettre l'armure qui est à ma famille depuis 2 générations au dessus de moi. On me parle trop souvent de mon ancêtre à mon goût alors que je ne l'ai vu qu'en gravure. On s'acharne à ce que les hommes de ma famille deviennent aussi important que celui-ci alors qu'il n'y a plus aucun doute sur la paix sur terre depuis des millénaires maintenant.

Je passe donc la porte tranquillement à mon habitude pour finir dans la salle de repos. La salle n'a qu'une table et quelques armoire remplie de livre expliquant les grands faits de notre race ainsi que le maniement purement théorique de toutes les armes qu'ont retrouve dans le monde qui est le notre. Les mannequins qui sont mis à rude épreuve ont été remplacé il y a longtemps par une technologie beaucoup plus avancé. Les cuisiniers et les serviteurs du palais ont comme à leurs habitude laissé un festin à l'attention des gardes et la salle se remplie petit à petit alors que tous le monde discute des derniers ragots. Certain s'entraîne déjà matinalement mais c'est loin d'être mon genre. J'utilise assez mon temps libre à pratiquer pour encore le faire au réveil. Mais il y a des acharnés de partout aprés tous....

Je me leve de table aprés avoir discuté avec plusieurs gardes, le sourire aux lèvres, je vais prendre la relève dans la salle du trone. Cette salle qui ne m'impressionne plus tellement je l'ai vu des milliers de fois, depuis ma petite enfance... Une immense salle remplie de fresque et de vitraux coupé par deux rangés de large et grand piliers et un tapis de grande qualité tous ceci menant jusqu'au trone tout aussi imposant. Tous cela brille de par ici et de par là, la lumière n'est pas dominante mais cela n'empêche pas d'admirer la beauté de l'endroit dans laquelle un étranger ou un simple citoyen peut arriver. J'ai toujours cru que cela représentait la puissance et la beauté de notre grande nation. En réalité, même si notre nation est belle et puissante, ceci n'est fait que pour impressionner les gens arrivant et prendre le dessus sur eux, même sans qu'on est pu les voir, ni leur parler.

J'arrive donc par une de porte situé perpendiculairement à la principal, qui une fois ouverte donne sur le trone directement, les gardes en service ont l'air content de me voir. Après tous, ils sont resté là toutes la nuits....

Dans la journée, j'ai pu voir de nombreuses personnes, rentrer et sortir dans la salle et même Sharp qui ne lança qu'un regard à l'impératrice. Ces yeux parlaient comme s'il pouvait discuter avec la reine, rien que comme cela. Je ne dit rien et observe la scène puis suit Aria qui d'un geste discret me demande de la ramener vers ses appartements. Je ne dit mot jusqu'à ce que nous retrouvions les gardes devant les portes de son appartement qui s'occuperont à partir de maintenant de sa sécurité. Ils lui ouvrent la portes, puis je tourne les talons de manières très militaire avant de me faire arrêter par temperature qui me demande de rentrer dans ses appartements.

Une légère hésitation de ma part suffit à la reine de croire que je ne veut pas obéir à ses ordres pour la voir hausser le ton. Sûrement dû à mon jeune âge pour un démon de sang pur. Je m'exécute rapidement et rentre dans la seule partie du château que je n'ai jamais qu'entra-perçu.

<< - Garde Lloyd, descendant du grand Mathias, qui celui-ci à aider mon aînée, tu vas me rendre un service.

J'acquiesce rapidement à ses dires et je la voie enfin sourire.

- Vous allez suivre le garde Sharp et l'aider dans sa tache, mais sache que ceci ne sera surement pas choses des plus aisés et je compte garder cela secret. Vous me rendrez un rapport, je veux savoir si cela pourrais être une mauvaise chose contre notre peuple...*un blanc*...Là est le seul intérêt de votre mission cette fois-ci, si ce n'est d'aider le garde dans sa tache. >>

Je ne sais même pas de quoi elle parle mais j'accepte avant qu'elle m'invite vers la porte pour sortir de ses appartements, elle a l'air fatiguée.

Je sort donc en ville, laissant l'armure familial dans son coffre et empoignant fermement le fourreau d'Irvanor. Je ne met pas longtemps à entendre parler du Fléau et encore moins à retrouver le garde Sharp en train de malmener un homme qui l'a apparemment provoquer quelques minutes avant. Suivre son aura est une chose des plus faciles, je n'aurais pas de mal à rester avec lui. Je le voie filer hors de la ville...

<< - Garde Sharp !

Je le voie s'arrêter net, sans se retourner.

[ HRP : Tu peux continuer si tu le veux, je ne sais pas comment te pnjisé alors essaie avec moi. Je suis plutôt fier de ce que je fait mais quelqu'un d'agréable. ]
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Ilias Tyrell
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Mer 7 Fév - 23:37

C’est incroyable comme certains lieux et certaines personnes vous font renaître. Ce matin je n’avais pas d’autre ambition que de m’endormir la tête dans une cuvette de toilettes (beaucoup plus pratique pour vomir) et maintenant je me sens parfaitement net et requinqué par cette simple visite de courtoisie. Ma gueule de bois s’est comme d’habitude envolée en un rien de temps grace à une goutte de liqueur de menthe qui m’a remis toute la tête en place et m’a comme insufflé un nouvel air dans mes poumons défoncés par la cigarette. Je descends les escaliers du perron de la maison et traverse le jardin d’un pas rapide tout en planquant du mieux possible le paquet que je transporte sous mon bras. Cadeau de Yoris pour ma prochaine mission : à ne surtout pas perdre ! Dehors, je fais semblant de ne pas remarquer Dania en espérant qu’elle fasse de même et que par la même occasion elle évite ses traditionnelles remarques désagréables qui détruiraient une partie des bénéfices de cette visite chez mon cher mentor. Je sens son regard posé sur moi mais elle se tait. Je sais qu’elle cherche une vanne bien salée à me balancer mais maintenant que je suis frais, douché et changé c’était presque comme si plus rien de ce qu’elle pouvait dire ne pouvait m’atteindre. Je pousse le portail et jubile intérieurement : elle n’a rien dit, elle doit sentir que c’est inutile donc j’ai gagné pour cette fois ! Querelles de gosses ? Mouais peut-être… J’avoue qu’avec elle je range un peu ma maturité au placard, il faut dire qu’elle est tellement : Dania ! Bon j’arrête de penser à elle ça va me déconcentrer… En plus là j’ai bien mieux à faire ! Vraiment beaucoup mieux !

********************


Rue de l’indépendance. Je connais bien cette rue puisqu’elle offre une cachette que j’affectionne tout particulièrement pour méditer sur les missions de Yoris. Là je doute avoir beaucoup de temps pour méditer mais il fallait au moins que je puisse me retrouver un peu tranquille pour étudier le paquet qu’il m’a confié. Je m’arrête le temps de me griller une cigarette et de vérifier que personne ne me suis et l’air de rien grimpe jusqu’au balcon d’un appartement au premier étage dont les volets sont fermés depuis une éternité. Une fois installé, je me cale bien tranquillement au milieu des pots de fleurs et essaye de me remémorer chaque instant de ma conversation avec Yoris et de m’en imprégner pour mieux réussir ma prochaine mission. Le Fléau… Yoris n’avait pas l’air surpris… pas l’air spécialement inquiet non plus… peut-être un peu anxieux, je ne sais pas trop. Il ne m’a rien dit, mais je sais qu’il en sait plus que ce qu’il veut laisser paraître. Il m’a dit que je n’avais pas à m’en faire. Je ne m’en fais donc pas le moins du monde… Je confierais ma vie à Yoris alors s’il dit qu’il n’y a pas de lézard, j’ai bien envie de le croire ! En plus ça m’arrange un peu il faut l’avouer de n’avoir « rien à craindre ». Je sors mon cran d’arrêt et commence à trancher les ficelles du paquet de Yoris pour enfin découvrir ce qu’il m’avait préparé.

********************


Combien de temps a passé ? Je ne saurai trop le dire, peut-être une demi heure, peut-être plus et je suis là à attendre. A mes pieds, le vent balaye les dernières cendres restante du papier que je viens de brûler : la consigne de Yoris... J'ai appris par coeur le moindre mot de cette consigne et ne la redirait à personne même sous la torture. Cette instruction était pour une fois très vague : à la fois simple et en même temps tellement compliquée. Il voulait que je me renseigne sur le Fléau : qui en tirerait parti ? qui s'y opposerait ? quelles seront les conséquences et les permières victimes ? La tâche me semble ardue et je n'ai absolument aucun indice... J'allume une 3ème cigarette et baisse mon "capuchon" pour éviter qu'il ne me gêne. Ce fichu capuchon qui pourrait m'empêcher d'être reconnu... Super comme cadeau Yoris, en plein milieu de New York, porter un manteau à capuchon de la sorte c'est un peu comme porter une pancarte autour du cou "regardez moi, j'essaye d'être discret"... Enfin bon si il me l'a donné c'est qu'il y avait bien une raison... Il a toujours une raison. Il n'empêche que maintenant que j'ai ce machin sur le dos et ça ne m'aide pas à réfléchir. Mon regard se pose sur ma cigarette et tout se met soudainement à tourner autour de moi.

********************


Je suis dans une prairie au milieu de nombreuses personnes inconnues !!! Ma cigarette est toujours dans ma main et je la laisse tomber et l'écrase sur le sol. Cette arrivée soudaine dans cet endroit étrange me fiche la chair de poule... Ca me rappelle une très très vieille série télé qui a été maintes fois réadapté. Les 4400 je crois ? Ils avaient été enlevés plusieurs années et s'étaient tous retrouvé comme si de rien était au même endroit... C'est complètement absurde de penser à ça maintenant. Qu'est ce que je fiche ici bon sang ? Je n'ai pas pris de téléporteur et à ma connaissance je n'ai pas de pouvoir et ne fréquente que très peu de démon (trop peu fiables). Ce qui me rassure un peu c'est que les gens autour de moi ont l'air tous aussi ébétés les uns que les autres. Il y en avait certains même qui avaient l'air complètement paniqués les pauvres.

Un bruit s'élève de la foule, une voix peu assurée mais qui fait instantanément taire tout le monde. Le discours explacatif du pourquoi on est là ! On progresse...je l'attendais celui-ci... La fille qui le prononce est mignonne. Elle n'a pas le look d'un gourou de secte mais visiblement c'est elle la cause de tout ce bazard. Je me rends alors compte de l'erreur que je viens de commettre. Ce "pique-nique dans les pré" m'a tout l'air d'avoir un rapport avec le Fléau et je montre bêtement mon visage à tout le monde. D'un geste rapide je remets mon capuchon qui masque mon visage mais peut-être un peu tard. Je n'irai pas jusqu'à dire que tout le monde n'avait d'yeux que pour moi, au contraire ils semblaient s'en ficher comme de leur première chaussette mais il me semble bien avoir croisé le regard de deux ou trois personnes. Maudissant ma stupidité je recule de quelques pas, l'oreille tendue et je percute ce qui ressemble à un bras tendu en avant. Par reflexe, je me retourne et dévisage la personne qui tendait ses bras sans raison, j'ai un léger mouvement de recul en constatant que la jeune fille semble aveugle mais d'un côté comme ça je suis certain qu'elle n'a pas pu me reconnaître.

« Pardon »

Je m'excuse de l'avoir bousculée puis tache de la guider du mieux que je peux. Je ne vois pas trop où elle veut aller alors je la place à côté de moi, tournée vers l’oratrice et reste à proximité...

« C’est par ici que ça se passe Mademoiselle »

Je lui poserais bien des questions l'air de rien mais le discours pour le moment me semble la priorité maximale. Déjà que j'ai raté le début, je m'accroche pour ne pas perdre la fin. En même temps ma main droite plonge dans la poche de mon pantalon et saisit mon téléphone portable. Dans des gestes lents pour ne pas attirer l'attention je parviens à monter le téléphone au niveau de mon visage et à prendre discrêtement une photo de « miss camping » pendant qu'elle fait son speech. Ca devrait m'aider au moins à découvrir qui elle est ! Je me dépêche d'envoyer la photo à mon indic le plus sérieux quand je me rends compte que mon portable n'a pas de réseau... Je ne suis plus en Amérique ? Bon sang mais qu'est ce que je fiche ici ! Et c'est où d'ailleurs ici ? Ah beh me voilà bien ! Je remets mon portable dans ma poche tout en notant dans un coin de ma tête qu’il me faudrait l’envoyer bien rapidement. Cette fille qui est-elle ? Est-ce que Yoris est au courant de tout ça ? Le discours se termine déjà et je n’ai plus qu’à méditer sur les paroles de « miss camping ». Il est bien question du Fléau et là je me retrouve vraiment au cœur de l’action !

Ma voisine est toujours là… Toujours aussi aveugle… L’avantage, c’est qu’elle ne voit pas que je ne tiens pas à me faire remarquer puisque mon capuchon reste aussi inexistant pour elle que le reste de mon visage. Je lui frole légèrement le bras pour qu’elle soit ainsi informée que je suis toujours là… Elle le sait probablement déjà puisque les aveugles sont très sensibles aux odeurs ou aux trucs comme ça. Bref peu importe, je joue au gentil garçon serviable dans le but de lui soutirer tout ce qu’elle sait sur ce qui se passe et ce qu’il reste à venir.

« Le Fléau… Le Sanctuaire… C’est tellement abstrait… Que penses-tu de tout ça ? »

Ma voix se voulait rêveuse et basse. Je ne tenais pas à être entendu de tout le monde. Déjà, mon accoutrement avait certainement attiré l’attention sur moi alors autant que les gens ne sachent pas que je suis venu à la pêche aux infos, ça ferait mauvais genre. Vraiment quelle aubaine qu’elle soit aveugle !
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Edenia
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Ven 9 Fév - 1:44

Edenia se reveille peu à peu, chose toujours très difficile pour elle. Elle a l'impression d'avoir fait un rêve bizarre, assez sombre mais... ses esprits embrumés n'arrivent pas à se le remémorer. Elle lutte pour ouvrir les paupières, tente de s'étirer... impossible elle est beaucoup trop serrée, hum?? Elle se redresse en retirant doucement le bras d'un homme posé sur elle, en écarte un autre derrière elle.... vraiment trop serrée! « C'est ridicule aussi cette manie de ne pas faire des lits plus grand que des deux places... » se dit-elle « comme si on ne pouvait pas être plus que deux dans un lit »! Enfin c'est pas le moment de compter les corps, trop nombreux pour son absence absolue d'esprit mathématique au reveil. Elle lance un sort de « sommeil réparateur », une des rares choses qu'elle arrive à maitriser en magie blanche. Faut dire que c'est pas difficile, ça permet juste aux personnes ayant besoin de sommeil de mieux dormir, en l'occurence donc de lui laisser le temps de se préparer et de filer! Ayant besoin d'une douche elle se glisse hors du lit, fait quelques pas, trébuche sur un pantalon et tombe brutalement à quatre pattes. « Pour ne pas faire de bruit deja c'est bien parti, heureusement que j'ai la magie blanche pour moi » pense t'elle en se relevant péniblement .
En voyant l'immense baignoire dans la salle de bain elle se remémore la soirée d'hier et un fin sourire se dessine sur son visage. Etant seule, cette fois, elle se dirige vers la douche, de taille plus modeste. Elle laisse l'eau presque brulante couler sur son corps. Elle est dans un hotel de luxe, de grand luxe même. Ca s'est décidé hier cette petite virée en Californie, soudainement, sous le pretexte futile qu'elle a déclaré n'avoir jamais testé les californiens... Pourquoi a t'elle dit cela alors qu'au fond elle n'en sait rien? La phrase a pu l'amuser sur le moment. Enfin ce qui compte c'est qu'ils ont passés une super aprem, sans parler de la soirée et de la nuit.... Dans son sac à main Edenia a le necessaire pour pouvoir être toujours à son avantage, même aprés une nuit plus qu'agitée. Elle finit de se préparer et sort dehors sans attendre les personnes avec qui elle est venue hier, tout le monde doit être dispersé ci et là dans les chambres et elle a envie d'un peu de shopping pour se remettre en forme.

En arrivant au centre ville, Edenia réalise tout de suite que quelque chose ne va pas. Les rues piétones sont pleines de personnes aux visages angoissés. Personne ne regarde les luxueuses vitrines, les gens sont amassés ça et là par paquets devant des écrans, des kiosques. Elle se dirige rapidement vers le premier qui vient, elle entend des bribes de conversations... Les gens parlent du fléau! Mais pourquoi tout le monde semble angoissé par cette catastrophe vieille de plusieurs siècles??? Etonnée et angoissée elle achète le premier journal qui lui tombe sous la main et dévore rapidement quelques phrases.... Le fléau revient!! « Non... c'est impossible... » chuchote t'elle d'une voix tremblante, tout en lisant. De part ses études elle connait bien les ravages que le fléau a provoqué et voilà qu'un taré veut remettre ça... L'avenir n'est-il qu'un long passé où les mêmes évenements terrifiants se répètent encore et encore? Elle sent tout à coup le besoin de parler à son père et réalise alors qu'elle a laissé son portable éteint. En l'allumant elle trouve bien évidement plusieurs messages, elle n'écoute que celui de son père. Sa voix est fébrile, il veut la voir et sera chez elle aprés le déjeuner de midi. Edenia regarde sa montre: midi et demi! Elle doit prendre un téléporteur pour se rendre à son appart à Cambridge.
Arrivée chez elle, Edenia a à peine le temps de ranger ce qui traine avant que son père arrive. Elle a un choc quand elle voit à quel point il a l'air mal! Néanmoins en la voyant il sourit et la prend dans ses bras: - Ma perle!! Comment vas tu?
- Bien papa, je suis inquiète, je suis au courant pourt le fléau... Mais je vais très bien rassure toi!
- Oui c'est une nouvelle catastrophique. Il va falloir faire très attention...
Il laisse sa phrase en suspens et ajoute soudainement « Tu n'as pas fait de rêve bizarre cette nuit? ». Edenia le regarde étonnée, elle s'attendait à tout sauf à cette question mais répond simplement « non, je ne m'en rappelle pas ». Il a l'air de se calmer un peu et d'une voix plus posée il continue: « Je pense à aller nous réfugier en enfer. C'est ce que mes parents envisagent aussi, je vais voir comment je peux organiser ça ». Elle secoue la tête tristement
- Le fléau détruit tout papa, même en enfer ...
- Je sais bien, mais on sera protégé plus longtemps...enfin je l'espère. Il y a plus de chances de se cacher, de s'en sortir...un peu.... Il faut que tu viennes!
- Mais que vas tu y faire? Tu n'y connais personne, on y a jamais vécu. Comment va t'on se débrouiller la bas? Moi ma place est ici et tu le sais!
- On a du sang de démons et puis en enfer tu sais...du moment qu'on a de l'argent et une position de puissance on s'en sort toujours, ce n'est pas ça qui me fait peur...
Ils continuent à bavarder un moment, Edenia refuse toute idée d'aller en enfer, trouvant cette fuite bien trop vaine. Son père comprend et s'apprete à partir quand il ajoute: « En tout cas quoiqu'il arrive...fais attention à ce que tu fais...ne t'engage pas dans des luttes trop... enfin... qui puissent te dépasser... Je..... ». Elle le regarde très surprise, elle ne comprend plus rien mais avant qu'elle puisse ajouter quoique ce soit il s'en va aprés l'avoir embrassé en lui demandant de faire très attention à elle. Il laisse sa fille presque plus inquiète encore qu'avant, le fléau est une grave menace et le comportement de son père lui semble étrange... Elle tente de manger quelque chose mais rien ne passe puis elle essaye de bosser un peu pour ses cours de demain... impossible de se concentrer. Edenia est très angoissée, elle écoute les autres mesages sur son répondeur. Elle se décide à rapeler Jude. Elle ne passera pas cette nuit seule non plus.... Tant mieux ses pensées qui tournent en rond finiraient pas la rendre chèvre!

En se reveillant le lendemain Edenia a la même sensation étrange d'avoir fait un rêve particulier... qui essayerait de lui transmettre un message important. Mais aprés deux nuits agitées, devoir se lever pour aller en cours lui demande deja un effort énorme...impossible de se remémorer de ce fichu rêve en plus! Elle se prépare simplement: pantalon en cuir, chemiser rouge à volants... pour aller en cours pas la peine de faire trop d'efforts!
Quelques temps plus tard Edenia se dirige vers la bibliothèque avec la louable intention de travailler. En chemin vers la salle des historiens, un sac sur une table retient son intention: il a la forme d'un bustier rose pale, avec un lacet au milieu et des dentelles blanches. Très joli!, se dit-elle, en rouge et noir il serait sublime. Elle cherche du regard la propriétaire dudit sac: une petite blonde, de celles qu'on considère généralement comme des belles filles, très fashion victime, toute de rose vétue. Edenia n'est pas surprise, elle reste quelques secondes à l'observer, ce qu'elle fait rarement quand il s'agit d'un membre du sexe féminin. La blondinette aurait pu être très banale, une jolie blonde parmis tant d'autre, mais quelque chose dans son visage, son expression, avait un aspect particulier: spécial, chaleureux et attendrissant à la fois. Edenia se dit à elle même que cette miss pink-addict avait l'air plutot gentille, elle pourrait aller lui demander où elle avait trouvé ce sublime sac, peut-être faisaient-ils le même dans des couleurs plus..hum appropriées! Mais soudain un homme traverse son champ de vision: grand, brun, un peu ténébreux, monstrueusement sexy..de ceux qui vous font oublier tout sac aussi beau soit-il. Edenia sourit en reconnaissant Antonio, le garçon avec qui elle joue au chat et à la souris depuis un certain temps deja. En vérité elle fait plutot semblant d'être la souris... « et aujourd'hui il serait temps de se faire attraper » pense t'elle alors. Il l'avait vu, elle part donc et traverse les salles les unes aprés les autres. « Suis moi je te fuis », elle se dirige vers des salles moins fréquentées puis pousse une porte qui donnait dans une petite salle, remplie de bouquins très spécifiques, elle est donc presque toujours vide. Aujourd'hui aussi c'était le cas, elle reste silencieuse quelques minutes jusqu'à ce que Antonio repère la porte et rentre.
- « Cette fois tu ne pars pas » lui dit-il en lui prenant le bras
- « Mais on ne me donne pas d'ordre » lui répond elle moqueuse.
Il la plaque contre un mur en affirmant « Si, non seulement je vais t'en donner mais en plus tu vas adorer y obéir ». Elle rit et lui rétorque qu'ils avaient interet à être agréable, tandis qu'il ouvre quelques boutons de son chemiser, en approfondissant ainsi dangeureusement le décoleté. Il approche doucement son visage du sien et lui murmure « Ca fait si longtemps que j'ai envie de toi ». Elle le savait, elle est heureuse, il approche ses lèvre des siennes. Elle ferme alors les yeux, il doit lui faire vraiment beaucoup d'effets car elle en a la tête qui tourne et.... et tout à coup... PLOUF! Déséquilibrée Edenia rouvre les yeux, elle est dans une clairière, Antonio a disparu.. la blague est de fort mauvais goût! Extremement contrariée Edenia pense tout de même à réajuster un peu son décoleté en constatant qu'elle n'est pas seule. Elle ne sait pas encore à qui elle doit cette farce mais il va entendre parler d'elle! Elle est si furieuse qu'elle en oublie (presque) de remarquer la présence de quelques bo-gosses. Son attention est attirée: la blonde au sac!! Etait-ce elle, sous ses airs sympatiques, qui possederait le pouvoir de la frustrer ainsi de... enfin bref! Miss pink-addict prend alors la parole et son discours douche d'un seul coup la colère et les désirs d'Edenia, comme quoi contrairement à ce qu'elle prétend ses pouvoirs ne sont pas des moindres. Elle parle de lutter contre le fléau voilà qui mérite reflexion. Les paroles de son père lui renviennent alors en mémoire: étrange... « ne t'engages pas dans une lutte.. » avait-il dit. En effet Edenia ne voit pas trop en quoi elle pourrait avoir une quelconque utilité à lutter contre le fléau, elle n'a pas beaucoup de pouvoirs,croit elle. Mais, se dit-elle, si l'union fait la force le jour est peut être venu de penser à une union..autre que charnelle. Et si elle pouvait etre aussi compétente dans ce domaine ci que dans l'autre... songe t'elle en ricanant intérieurement. Au fond tout cela l'inquiéte énormément, elle sent le besoin de parler aux autres, mais elle ne connait personne et ce n'était plus le moment d'aller parler sac... Elle jette à nouveau un coup d'oeil à la blondinette qui a l'air toute intimidée, elle aussi a l'air un peu perdue, ce qui réconforte Edenia.
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Elisabeth Christopher
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Ven 9 Fév - 20:31

Elisabeth commençait à désespérer, pensant qu’elle allait devenir folle. Elle entendait bien la voix de la jeune Elle, mais lorsqu’elle tendait les bras, ils ne rencontraient que du vide. La respiration saccadée, elle devait avoir l’air pitoyable ! Voilà ce qu’elle tentait d’éviter depuis son accident. Elle ne voulait pas qu’on la voit dans cet état là. Où se trouvait-elle ?

Son bras entra alors en coalition avec ce qui devait ressembler à une jambe. Sursautant brusquement, elle manqua de tomber en arrière. Son cœur se mit à battre violemment. Elle avait cependant une certitude, elle n’était pas seule. Mais où était donc Mr Remington, il se trouvait à ses côtés lorsque… lorsqu’elle avait atterri ici.

Par chance, la personne a qui appartenait la jambe se pencha pour l’aider à se relever, et elle s’autorisa un instant à prendre appuie sur elle. Ou plutôt sur lui, si on en jugeait par la voix qu’il s’éleva pour s’excuser et ensuite pour la guider. Reconnaissante, elle se laissa faire, gardant toute fois le silence, tant elle avait été chamboulé par ce changement de…lieu.

Plissant les yeux, elle tendit les oreilles. Oui c’était bien Elle, la jeune femme qu’elle avait percuté dans la rue et qui avait proposé de la raccompagner en taxi. Elle était donc là elle aussi. Mais… qui étaient là ? Visiblement, la jeune femme s’adressait à plusieurs personne, étant donné qu’elle élevait la voix. Elle s’adressait à un large public à n’en pas douter.

Intriguée, Elisabeth ouvrit la bouche pour demander à son « sauveur » ce qu’il en était. S’ils étaient nombreux. Où ils étaient ? De lui décrire l’endroit. Mais elle se tut alors qu’elle le sentait farfouiller quelques choses dans sa poche… Ou plutôt l’entendait. Elle resta immobile, son regard voilé toujours fixé vers l’horizon où se trouvait Elle. Quand celle-ci eut finit, il y eut un long silence. Si long qu’Elisabeth craint qu’elle avait de nouveau été « téléportée » autre part. Mais un frôlement sur son bras lui assura que son « sauveur » était toujours à ses côtés.

D’ailleurs, parlons-en de son sauveur. Elle ne voyait rien mais sentait bien qu’il avait une attitude étrange. Certes, il avait été aimable, l’avait aidé et guidé. Mais Elisabeth était toujours sur ses gardes lorsqu’elle rencontrait quelqu’un. Pourquoi son voisin n’arrêtait-il pas de bouger sans cesse ?

Elle ne put s’interroger d’avantage car justement, celui-ci reprenait la parole. « Le Fléau… Le Sanctuaire… C’est tellement abstrait… Que penses-tu de tout ça ? »

Elisabeth leva la tête vers lui. Elle devinait qu’il devait être beaucoup plus grand qu’elle même. Les sourcils froncés, elle resta ainsi un instant, ne sachant quelle attitude adopter. Son « sauveur » avait pris un ton plutôt dégagé… Pourtant la situation était plutôt grave non ? Rien que l’énonciation du fléau devait suffire à le faire trembler.


Les paroles de son père lui revinrent alors en mémoire et elle se revit, petite, allongée dans son lit alors qu’il lui racontait moultes histoires. Lorsqu’il eut fini l’une d’elle, ce soir là, Elisabeth s’était soudainement redressé, et avait demandé de sa petite voix :

« Dis moi Papa, c’est quoi le Fléau ? Morticia en a parlé tout à l’heure à l’école. »

Un silence avait suivis sa question, et la petite fille de 8 ans avait bien remarqué que ce n’était pas un sujet facilement abordable. Son père avait tout de même répondu :

« C’est…quelques choses que, je le souhaite, n’arrivera plus jamais. C’est quelques chose de mal, vraiment très mal, qui faisait du mal aux gens… »

« Même aux petites filles ? » Avait coupé Elisabeth.

« Oui, même les petites filles. Et les gens de l’époque ont eu beaucoup de mal à se débarrasser de ça. »

« Dis, c’est une personne le Fléau ? »

Il y avait eu un nouveau silence… Qui, cette-fois, n’avait pas été brisé.


Aujourd’hui encore, Elisabeth ne savait toujours pas la réponse à sa question. Toutefois…Il lui semblait tout de même peu probable que le Fléau soit une personne. Qu’il soit maîtrisé par une personne, certes… Mais qu’il en soit une…

Revenant à l’instant présent, elle s’aperçut qu’elle n’avait toujours pas répondu à son « sauveur » et que celui-ci attendait visiblement sa réponse. Elle prit enfin la parole :


« Ce que j’en penses… J’en pense qu’on aura besoin de beaucoup de chance… ou de force surnaturel pour nous tirer de ce mauvais pas… »

Quant au Sanctuaire. Elle n’avait aucune idée de ce dont il s’agissait. Comme elle se taisait de nouveau, elle crut sentir son « sauveur » se crisper un peu, comme si sa réponse ne l’avait pas satisfait. Songeuse de briser le silence, elle murmura :

« Je m’appelle Elisabeth… S’il vous plait… Pouvez-vous me décrire où nous sommes ? »

Elle posa la main sur le bras de son voisin pour ne pas qu’il se dérobe. Non ! Il ne fallait pas qu’il la laisse, il était son seul repère depuis qu’elle était là, hormis la voix de Elle. Elle avait adopté le vouvoiement pour s’adresser à lui. Bien que lui même ait adopté le tutoiement. C’était une habitude dont elle n’arrivait pas à se défaire…sans doute à cause de son éducation. Quoiqu’il en soit, son « sauveur » restait tout de même un étranger. Elle ne connaissait rien de lui hormis sa voix…et peut-être sa jambe ! Maigre information pour comprendre une personne et savoir si on pouvait avoir confiance en elle.

Elle crut percevoir l’hésitation de son voisin alors qu’il ne répondait pas tout de suite à sa demande. Comme s’il en avait déjà assez d’elle. Peut-être avait-il mieux à faire. Elisabeth n’était pas du genre à être un boulet pour les autres. Mais dans cette situation… Il fallait qu’elle sache au moins comment se repérer pour ne pas devenir folle. Car quelques chose lui disait qu’elle allait rester dans cet endroit plus longtemps qu’elle ne le pensait. Le jeune homme répondit enfin, aprés son instant d'hésitation, sans pourtant chercher ses mots.


« Moi c’est Michael, enchanté Elisabeth. D’après ce que je peux voir nous sommes dans une clairière qui pourrait ressembler à une clairière de conte de fée. C’est une jeune fille qui parle, elle s’est un peu surélevée par rapport à nous pour nous parler. Sinon les autres personnes présentes sont nombreuses et n’ont pas toutes l’air de savoir très bien pourquoi elles sont là. »

Ce qu’il lui dit ne la rassura guère. Cependant, elle put dorénavant imaginer le lieu où elle se trouvait. Une clairière. Pourquoi s’étaient-ils retrouvé dans cette clairière ? La jeune femme, Elle, qui avait pris la parole, avait l’air d’en savoir plus sur la question, si on en jugeait par son discours. Cependant, elle s’était tu…et ne semblait pas avoir dans l’idée de rajouter quelques chose. « Nous sommes à la clairière du bois sacré, c’est là que le Sanctuaire s’est formé » Avait-elle dit. Mais qu’était le sanctuaire ?

Elisabeth avait tellement de questions en tête qu’elle en eut la migraine. Une chose à la fois ! Elle évoquait des pouvoirs et une résistance. Certes, s’il y en avait une pour vaincre le Fléau, Elisabeth en ferait partis. Mais déjà fallait-il que tout soit clair pour elle. Tournant le visage vers son « sauveur », elle demanda :


« Une résistance ? Vous en ferez partis ? »

Suite à cette deuxième question, le moment d’hésitation de son sauveur se fit plus court. Bien qu'elle ne puisse pas le voir, elle avait la certitude qu'il ne la regardait pas. Elle pouvait deviner ce genre de chose. Il semblait... occupé à faire autre chose. Mais quoi? Elle le savait toujours à ses côtés. Peut-être avait-il vu quelqu'un qu'il connaissait? Ou peut-être cherchait-il un moyen pour partir d'ici? Elle ne le savait pas. Malheureusement,elle était non seulement aveugle, mais en plus, elle ne lisait pas dans les pensées des autres...

Il finit cependant par lui répondre, de sa voix basse et sympathique, mais toujours sans la regarder.


« Evidemment, si le Fléau s’avère effectivement présent je ferai tout pour le combattre avec les moyens que j’ai à disposition... J’ose espérer que vous êtes d’accord avec moi Elisabeth »

Tiens! Le Misterieux Mister avait fini par la vouvoyer. Peut-être parce qu'elle l'avait fait en s'adressant à lui. Personnellement, cela ne la dérangeait pas qu'on la tutoie. Si elle ne le faisait pas elle même, c'était par pure politesse.

Hochant la tête aux paroles du soit disant Michael, elle eut un air déterminé:


" Bien sur. Je me dévoue également, même si je doute être d'une réelle utilité..."

Le regard de la jeune femme erra de nouveau vers l'endroit où elle avait entendu Elle.

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Daryan
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Ven 9 Fév - 22:29

Après m’être assuré que l‘homme en question allait bien je me relève et traverse la rue. Je me tiens désormais là où se tenait la jeune demoiselle. Je scrute l’horizon et au moment où je m’apprêtais à m’élancer à la poursuite de ma protégée, une main se fait sentir sur mon épaule. Trop tard, Elle a déjà disparu de la rue. Une voix cristalline se fait alors entendre, teintée d’un air mélodramatique :

- Non, ne la suivez pas, elle a encore besoin de temps la pauvre ! Demain déjà, elle pourra nous écouter... Il faut la laisser réaliser ce qui va sans doute l’attendre.

L’air un peu contrarié, je me retourne et découvre alors un visage léger à la peau laiteuse et aux long cheveux blancs. Mon regard est attiré par ses yeux. Ils sont de deux couleurs différentes chacuns. Je ne laisse pas le temps au silence de s’installer car je suppose qu’il doit s’agir de Mademoiselle Sinclair :

-Vous devez etre Iryziarukesilonasiel Sinclair la Découvreuse de pouvoirs psychiques… Content de vous rencontrer. Je suis …

-… Daryan, oui on m’avait prévenu de votre arrivée, mais ne deviez vous pas être accompagné d’un autre ange ?

Elle semble en savoir beaucoup… C’est le moment que choisit Lens pour apparaître, comme une fleur. Encore une fois il était un pue à la masse et vient de réaliser ce qu’il se passe :

-Oh ! Bonjour mademoiselle Sinclair, s’exclame-t-il.

-Appelez moi Iris, voyons, lui répond-elle du tac au tac.

S’en suit une pluie de questions :

-Et bien Iris, vous avez vu ça ? Il y a la descendante de Darkness, elle m’a l'air gentille vous ne trouvez pas ? Pourquoi on la laisse partir… ?

-Oui, il n’a peut-être pas tort… Nous venons de la perdre de vue mais peut-être pourrions-nous encore la rattraper. Ne serais-ce que pour la surveiller à distance. Tout peu arriver et il ne faut surtout pas qu’il lui arrive quoi que ce soit.

-Ne vous inquiétez pas, je peux la repérer avec précision grâce à l’un de mes pouvoirs et cette ville n’est pas propice aux événement facheux auquels vous pensez cher ami. ^^

Les traits de son visages se durcissent alors un peu, elle se concentre.

-Ca y est je l’ai. Messieurs, allons-y.

-Je suggère que nous agmentions tout de même notre niveau de magie afin que cette mortelle ne nous repère pas. Ca seraia ssez embêtant si elle se sentait traquée, déclare Lens.

-Oui, c’est vrai que pour gagner sa confiance, ça n’est pas la meilleure des position que d’être considéré comme des espions. Cette femme dégage un véritable potentiel, je suggère que nous mettions notre invisibilité à son maximum, je n’ai pas encore eu le temps d’évaluer toute sa force.

Ainsi, nous fondant dans la foule, invisibles au regard de tout être normal, nous suivons notre cible ; elle passe sa soirée à marcher, marcher sans réellement savoir où elle va. A un moment elle se heurte à une jeune femme. Elle est aveugle et pourtant, l’espace d’un instant, j’aurai jurer qu’elle nous avait tout trois dévisagé, ou du moins, elle a regarder dans notre direction comme si elle sentait quelque chose d’anormal. Je ne ressens pourtant pas un potentiel magique spécifiquement puissant venant de cette jeune femme…
De toute façon notre protégée ayant cassé l’un de ses deux talons, elle appelle un taxi. Après une petit discussion avec la jeune aveugle, elle prend donc le taxi et s’en va à vue d’œil. Iris n’ayant pas d’ailes lorsqu’elle se matérialise sur Terre, il nous est impossible de nous envoler pour suivre le taxi et je suis bien trop gentleman pour la laisser seule. La circulation est assez embouteillée. Nous tentons donc de suivre en courant le taxi. Seulement la foule aussi est présente sur le trottoire. Alors que nous passons à l’endroit même où Elle est tombée, je m’arrête quelques instants sans que mes camarades ne le remarquent. Ils sont trop occupés à tenter de remonter la foule pour qu’un bout de papier attire leur attention. Pourtant il s’agit là bel et bien de la carte d’identité de notre jeune demoiselle.
Je ne prend pas le temps de dépasser la première ligne de cette carte et en deux battements d’ailes je rattrapent Iris et Lens. Me voici à nouveau au niveau des deux autres anges mais le taxi semble définitivement nous prendre de vitesse. Dans le feu de l’action, nous décidons d’envoyer Lens suivre la jeune Woods. Lens s’envole donc à la suite du taxi pendant qu’Iris se demande ce que nous allons bien pouvoir faire. Je lui montre alors ma trouvaille :

-Tenez, on dirait bien que c’est la carte d’identité de notre amie mademoiselle Woods. Et là, c’est son adresse. Regardez, c’est à l’autre bout de la ville.

-Utilisons nos téléporteur, me lance-t-elle d’un ton satisfait.

Il fait presque nuit et nous attendons devant la porte d’entrée. Iris ne semble pas très bien comprendre ce que nous faisons :

-Qu’est-ce qu’on attend exactement ?

-Que quelqu’un passe et ouvre la porte, à ce moment précis je pourrais geler les gonds avant que la porte ne se referme et on aura le champ libre pour s’infiltrer dans l’appartement de Mademoiselle Woods afin de veiller sur elle durant la nuit.

-Bonne idée, s’exclame-t-elle, mais pour Lens ?

-Il devrait arriver en même temps qu’elle, cela ne devrait pas être trop difficile de le récupérer au passage, enfin en supposant qu’il ne soit pas parti flaner, lui repondis-je alors. Lens est un grand rêveur, il est facilement ditrayable… ^^’

C’est à ce moment précis qu’Elle descend du taxi et entame une marche d’un pas rythmé et énervé à la fois. Elle sort un trousseau de clés de son sac et ouvre la porte vitrée. Etant relativement pressée, elle se dépêche de prendre l’ascenceur alors que la porte n’est pas encore fermée… Cachés quelque mètre plus loin, dérrière le coin du bâtiment, nous la regardons partir. Je lève la main gauche avec l’index et le majeur tendu et je gèle donc les gonds de la porte et après avoir fait signe à Lens de nous rejoindre, nous commençons à prendre les escaliers, arrivant quasiment en même temps qu’Elle à l’étage où elle habite.

La jeune femme se couche sans autre forme de procès et nous installons donc tranquillement dans sa chambre, chacun ayant pris place sur un siège, tous trois posés à différents endroits de la salle et lui portant un regard bienveillant.

La jeune Woods semble enfin calmée.

Le lendemain matin, son état de stress et d’énervement permanent semble avoir repris le dessus… En sortant elle se heurte encore à quelqu’un, un homme cette fois. Cet homme aussi dégage un aura maqigue. Il semble que lui aussi se mette à la suivre. Finalement, après une matinée relativement agitée, notre jeune protégée décide d’aller se reposer sur le parc de son campus. Soudainement, elle semble regarder autour d’elle. Incroyable, elle perçois notre présence, du moins, ayant répéré l’homme qui la suivait, elel semble sur ses gardes et comprend que nous sommes plusieurs :

-Qui que vous soyez ... montrez-vous, marmonne-t-elle avec aplomb.

Je me met devant elle et j’apparais. Elle tourne la tête de l’autre côté… Elle aperçois Iris et Lens qui sont eux aussi apparus. Nous ne nous sommes pas rendu totalement visible, juste assez pour qu’Elle puisse nous percevoir distinctement, nous et nos pouvoirs :

- Que… que faites vous là…

Je lui répond donc, suivit de ma présentation :

- Tu as un pouvoir, on nous a demandé de te protéger. Tu es la descendante de Darkness. Mon nom est Daryan.
- Enchantée… mais… je ne comprends toujours pas ce que vous faites là.

Cette fois, je laisse la parole à Iris:

- Je m’appelle Iris et en ce qui me concerne vivant dans cette ville j’ai sentie ton pouvoir.
- Ah… Je suis désolé mais en fait je ne suis pas très habitué à ces histoires de pouvoirs… pas du tout même.

La jeune femme n’ose pas trop nous regarder, elle fait mine de s’intéresser à son vernis rose, soit dit en passant un peu écaillé. Elle semble un peu trop destabilisée. Je fais un signe de la tête à Iris et elle semble d’accord avec moi. De toute façon, nous n’en savons pas encore assez pour faire quoi que ce soit d’autres alros autant lui ficher la paix :


- Nous allons vous laisser, nous n’en savons pas assez pour le moment pour vous aider.

Les jours passent donc et tous les soirs, la jeune Woods semble de plus en plus désemparée. On voit bien qu’elle veut agir, mais il est clair qu’elle ignore encore quoi faire. Tous les soirs, une sorte d’aura se forme autour du corps d’Elle, la voix de Kouraï, chaque fois un peu plus intense. Je ne sais pas ce qu’il est entrain de se apsser mais lorsque j’ai essayé de parler à Gabriel, il m’a juste dit que ce qui devait arriver ne devrait plus tarder. Peut-être va-t-il nous livrer un autre bout de la prophétie après cela… ne serais-ce que pour nous guider.. Cela reste à voir…
Il fallait juste attendre un peu de temps. C’est donc au bout du cinquième jours que nous sommes téléportés dans la forêt où a été formé le Sanctuaire, le bois sacré.
Nous étions à la bibliothèque. L’homme continuait à suivre Elle, je ne sais pas s’il nous avait repéré, mais en tout cas il est là. Je déploie mes ailes afin de survoler la bibliothèque et d’avoir une vue d’ensemble : je ressens plusieurs auras de toutes sortes dans cette salle et je préfère toutes les avoir dans ma ligne de mir. Je repère une jeune fille suivit par un de ces bogosses ténébreux à la terrienne. Soudain, de la lumière apparaît dans toute la salle. Ce fut d’abord une lumière tamisée mais relativement plus forte que ce qu’il devrait y avoir. J’ai à peine le temps de croiser mon regard avec ceux de Lens et d’Iris, cette dernière me lancant un sourire et un regard tous deux amusés.

Nous attérissons donc dans le bois sacré. Mais dans un désordre pas croyable. Je suis séparé d’Iris et Lens et malgré le fait que je tente de m’envoler au dessus de la foule, je ne les retrouve pas. De toute façon j’ai plus important, n’importe qui pourrait en profiter. Je doit retrouver à tout prix la jeune Woods. Je la repère et aussitôt je viens à ses côtés, il faut qu’on organise tout ça et c’est à elle de le faire, pour al rassurer je lui tend la main et avec un grand sourire je lui dit :

-Tu dois leur parler.

Elle prend ma main et se positionne sur une souche d’arbre afin de se surélever.

Après son discours, tout reste un peu confus, mais je repère plusieurs têtes connues. Ainsi je repère Sharp, un démon avec lequel j’ai déjà du collaboré à deux ou trois reprises. Puisque de toute façon on va être dans le même bateau, autant que les gens des trois plans se mélangent plutôt que de rester chacun avec ceux de sa race…

-Ravi de vous retrouver ici Chevalier Sharp.
-Content de vous revoir Daryan.

Après une poignée de main, j'entame une conversation :

-Je ne m’attendais pas à vous trouvez ici… Arya se soucie-t-elle donc bien d’autre chose que de son propre pays ou bien êtes vous venu par vous-même ?
-Je dois admettre que la curiosité était bien trop grande…. Et non, L’impératrice Arya ne soucie guère plus d’autre chose que de l’intérêt de son pays malheureusement… Elle ne semble pas du tout aussi motivé que ses ancêtres…
-Dites-moi, quie st ce jeune homme qui vous accompagne ? Un chien de garde que vous a refourgué l’Impératrice ?

L’homme en question prends alors la parole. Il a une regard fier et assuré, je pourrai presque prendre cela pour de l’arrogance :

-Lloyd Irvanator. Descendant de Matt et garde rapproché de l’Impératrice.

Il essaie d’en jeter un max, mais ça ne prend pas avec moi :

-Enchanté, Daryan. Desncendant de Gabriel et Archange des Glaces du 5e cercle, lui dis-je donc avec un grand sourire et une expression teintée d’un air amusé.
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Morganne Neverland
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement   Ven 9 Fév - 23:56

Les cours s'enchainent et se ressemblent tous. Morganne n'avait jamais pensé s'ennuyer autant à l'endroit ou l'on est censé en apprendre le plus. Au moins restait-il quelques mystères à élucider à la bibliothèque.

Morganne se leva tranquillement lorsque la sonnerie marqua la fin du dernier cours de la matinée.

- Gigi! Tu mange avec nous?
- Oh voui! allez, Morgie!

Ces surnoms avaient un aspect bizarre. Seules ces camarades de classe, que Morganne n'appréciaient ni ne haïssait l'appelait ainsi.

- Je peux. Mais ma soeur nous trouvera ou qu'on se cache.
- Oh non!
- Bon tant pis. On s'étouffera avec notre dessert quand elle viendra et on vous laissera.

"Morgie" avait l'habitude. L'hyper-possessivité de sa soeur avait déjà fait l'objet de pas mal de bruit au sein de l'établissement. Cela n'avait pourtant pas toujours été le cas. Sally n'avait pas toujours été aussi prudente et extravagante concernant les relations de sa soeur. Ou même ses activité (la piscine est interdite, on s'y noie, et le sport en général fait se fracturer les os)

Les deux filles, Andréa et Isabelle, retrouvèrent leur coin favoris comme tous les jours. L'arbre risquait cependant d'être abattu dans quelques jours, car il penchait dangereusement vers les pistes de sport. Mais tant qu'il était là, il faisait bon de manger sous son ombrage. Les filles s'assirent donc et ouvrirent leur boite-repas respective.

- Ben dis donc...
- C'est ma mère qui l'a fait
- Pas ta soeur?
- Il a plu hier soir...
- Ha... Oui ceci explique cela *regard interrogatif vers l'autre voisine*
- Oh! Et regardez ça! Qui t'a préparé ça, toi?
- C'est moi!
- Et pourquoi t'en a deux, de boites? hein? *sourire stupide*
- C'est, enfin... *rougissement cru*

Là on entendit une détonation, sèche et résonnante. Et les garçons courant le 100 mètres arrivèrent pas très loin de l'arbre quelques secondes plus tard. Isabelle intensifia son rouge à pommettes naturel et Andréa se retourna pour pouffer dans sa main. Morganne se contenta de regarder son repas, qui ne lui inspirait pas plus la faim que la veille et la veille encore avant. Pas que tout ceci semblait inappétissant, mais Morganne n'avait simplement pas faim.

- Je vais vous laisser je pense. J'ai à voir à la bibliothèque.
- Oh non! Pas maintenant! *chuchotte* Tu vas rater le plus drôle!
- Je ne voudrais pas que Sally gache ce moment.
- Hmm... mouais c'est juste. Mais bon... ça aurait été plus drôle que tu sois là!

Morganne laissa en plan sa boite repas, son torchon pour s'assoir dans l'herbe et même son cartable en cuir et ses livres.

- On te les ramènera!

Hurla Andréa. qui accentua encore plus la rougeur pas naturelle des joues Isabelle. Morganne remarqua du coin de l'oeil que tous les sportifs avaient maintenant le regard dirigés vers elles, et que l'un d'entre eux surtout leur adressa un geste de la main. Isabelle sauta sur ses jambes et répondit franchement avec sa main à elle. Morganne leur tourna le dos, sans autre forme de procès, et avança vers les bâtiments plus intellectuels.

- Ben tu nous quitte Gigi?

Morganne ne jugea pas utile de répondre. De toutes façons, sa camarade avait seulement lancé sa phrase sans attendre de réponse.

- Il veut mieux surtout que je ne reste pas.

***

Après quelques minutes de marche, Morganne poussa la porte de la bibliothèque. Les livres elle les connaissaient presque tous. le classement bizarre des bibliothécaires aussi, elle l'avait appris. Ca aide à trouver plus vite, lorsque les dames n'ont pas le temps. étonnement d'ailleurs, elles n'avaient jamais le temps. Morganne se dirigea donc vers les étagères contenant les livres parlant d'histoire des pays et des continents, des différents mondes etc... Elle trouva facilement un vieux livre recollé au ruban adhésif grossier et vieux. La demoiselle l'ouvrit à la première page et s'appuya contre les étagères en se laissant choir. En parcourant les premières pages, certains détails vus en cours lui revinrent en mémoire. Les grandes lignes étaient déjà là bien entendu, les plus petits détails, le temps aidant, ressemblaient plus à des petits bout de pate à modeler pour faire coller tout les bâtons ensembles.

Après une bonne heure et demi à lire, Morganne venait donc de sécher la première partie de son cours de l'après-midi. En regardant l'heure, elle estima qu'elle pouvait toujours venir assister à la partie suivante, même si elle restait inintéressante.
Elle se leva alors, un peu trop vite, et se rattrapa à l'étagère, le temps que son tournis disparaisse. En se dirigeant vers les caisses d'enregistrement, elle remarqua que l'une des employée manquait, et que la seconde avait le nez bien rouge aussi. Juste un rhume? Elle tendit tout de même le livre et sa carte d'étudiante, ou siégeait son numéro de référence. Un classement tout aussi incompréhensible que celui du rangement de la bibliothèque, mais le soucis n'était pas là. Elle repris vivement le livre, ainsi que son ticket d'enregistrement, en évitant avec soin les contacts éventuels avec le microbe qui avait déjà emporté l'autre vieille dame.On ne savais jamais n'est-ce pas.

Morganne posa sa main sur la poignée de la porte et la tourna pour libérer l'élément pivotant de son emplacement. La porte pivota facilement, toujours avec sa grinçante habitude, qui valait un "chut" tout aussi sonnant au sortant.

Mais Morganne ne l'entendit même pas. Elle ne vit même pas l'escalier pour descendre du bâtiment vers le jardin entre les établissements. D'ailleurs le soleil semblait bien brillant un quart de seconde. L'endroit n'était pourtant pas si sombre. Il y avait de l'herbe par terre, mais pas celle de d'habitude. Même la poignée de porte s'était effacée, laissant la main de la demoiselle... et bien... dans le vide. L'autre main, serrée sur l'antique relique de papier se crispa un peu. Et ne lâcha surtout pas prise, comme si l'ouvrage était la seule chose réelle pour la ramener à l'escalier de la bibliothèque.

Les alentours étaient inconnus. Pourtant ça ne ressemble pas beaucoup à un paysage féérique, ni à un fond de ruelle sombre. Juste une clairière dans les bois. "Gigi", cramponnant toujours son livre, n'osa bouger un cil, mais compta brièvement les personnes présentes. Drôlement peuplé ce coin de bois. Et Sally qui avait toujours eu des histoires parlant d'enlèvement par les extra-terrestres ou quelques criminels. Morganne avait toujours cru à des histoires à dormir debout (bien qu'à chaque fois racontées, les fillettes étaient couchées. Dans le lit de Morganne justement)
Un petit souffle de vent se dispersa entre les personnes présentes. La jeune fille distingua alors des différences entre les personnes présentes. Pas de différences perceptibles à l'oeil nu, tout le monde le voit, aucun n'est le clone de l'autre. Plutôt des différences liées aux sensations. Morganne ne sentait pas les même choses émaner des auras de présences des gens autour d'elle. En se concentrant un peu, elle repéra trois types de présences. Dont l'une émanait aussi de places vide. Ou du moins de places semblant vide. étrange.

Une fille, dont la présence ressemblait plus ou moins à celle de Morganne, fit un court discours. A propos du fléau. Morganne baissa doucement la tête sur le livre fraichement emprunté, et se demanda si elle ne s'était pas endormie dessus. Elle releva le regard vers la fille qui avait parlé, et se demanda intérieurement si la demoiselle avait aussi une soeur Sally dans sa famille?

Morganne avisa la fille à coté d'elle, une lumineuse chevelure rouge feu lui fit cligner des yeux. Elle s'accommoda cependant rapidement, se passant d'une remarque qu'elle oublia aussitôt, et entama la conversation avec sa voisine :

- Bon... bonjour

commencça-t-elle timidement. Sa rousse voisine tourna la tête, quittant son point de réflexion, et continua la "conversation" :

- Bonjour.
- euh... je... je... je ne sais pas comment je suis venue ici...
- Moi non plus

la rousse sembla se détendre, mais Morganne se crispa toujours plus. Parler n'est pas son fort. Surtout avec des inconnus. Elle n'en revenait même pas d'entamer la conversation spontanément.

- heum... je... je... m'appelle Morganne. Enchantée.
- Edenia! Ravie

Et elle tendis la main. Le regard de Morganne se décolla alors du vide ou elle l'avait fixé, pour ne pas perdre plus contenance, et se fixa cette fois sur la main tendue. Et n'en décrocha pas. Parce que Morganne s'était elle-même figée. Elle avait senti la présence différente de son interlocutrice. Le cerveau s'était figé laissant le corps en plan. Mais après quelques secondes, elle leva sa main libre et serra celle de sa voisine. Alors elle repris sa contenance habituelle.

- Vous êtes quoi?
- Pardon? s'étonna Edenia
- Oui, enfin je veux dire... Vous êtes comme moi, et comme l'autre? demanda-t-elle, en pointant franchement le doigt vers la souche ou se tenait plus tôt la poupée vivante qui avait discouru sur le fléau.
- Hum... Tu veux dire? Humaine c'est ça? Je suis humaine. Enfin presque. En partie.
- Oh. D'accord. C'est si grave le fléau? qu'on appelle des gens pareils dans un endroit pareil?
- Ah ben ça, si je le savais! répondit Edenia en haussant les épaules aussi haut qu'elle le pouvait. Mais je pense que si on nous a "appelé" ici , c'est parce qu'on doit pouvoir faire quelque chose. Mais c'est vrai que contre le fléau ça semble si démesuré. J'espère qu'on en va pas revivre cette époque, ça avait l'air terrible, déjà pour les gens qui n'y pouvaient rien, mais aussi et surtout pour ceux qui se battaient contre!

Bon. Pas d'informations très convaincantes. Mais certaines quand même. Morganne ramena ses yeux de la main vers son livre, pressé entre son bras set son ventre, et rebaissa son bras contre son corps.
Des humains et des presque-humains et des présences bizarres encore que Morganne refusait de nommer sans confirmation. Un fléau, catastrophe assez énormément naturelle pour réunir ces présences pour leur demander assistance afin d'enrayer la-dite catastrophe.

- Je ne pense pas pouvoir faire beaucoup pour aider.
- Y'a sûrement quelque chose que tu peux faire. Je ne pense pas que nous ayons tous été amenés ici, si nous ne pouvons pas aider.
- Et comment on sait à quoi on peut servir?
- Ca c'est la question du jour je crois!

****************************

Tadam! j'espère que c'est pas trop confus... :/
Edenia > j'espère que je t'ai pas trop mal pnjisée ^^; sinon dis-moi tisuite, je change.
Daryan > mince faudra que je me venge autrement, tu m'a grillée en postant avant XD

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Chapitre 1 : Rassemblement

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