
Depuis des millénaires les démons, les humains et les anges avaient fait la paix... mais un jour tout bascule, serez vous de l'aventure ? |
| | | Chapitre 1 : Rassemblement | |
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| Auteur | Message |
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Elle Woods Admin


Nombre de messages: 419 Age: 24 Race: Humaine Date d'inscription: 18/01/2007
 | Sujet: Chapitre 1 : Rassemblement Ven 26 Jan - 21:06 | |
| Je m’appelle Elle Woods, j'ai 20 ans et je suis étudiante en deuxième année de droit à Harvard. Nombreux sont ceux qui m'ont dit que ce n'était pas fait pour moi, et effectivement au départ je me destinais plutôt au mannequina ou à devenir esthéticienne aux choix. Pourtant même si j'ai eu des débuts difficiles je suis très heureuse d'être maintenant une future avocate de renom ! Contrairement à la plupart de mes camarades qui se penchent plutôt sur le domaine du judiciaire pénal, je préfère m'orienter vers le judiciaire engagé et ce pour la protection des animaux. Il est normalement interdit de tuer les espèces en liberté, seul les bêtes d'élevages peuvent être exécuter parce qu'ils sont nécessaire à la nourriture. Ce monde était un monde de paix, un monde en rose, ma couleur préférée, mais il y a quelques semaines de ça une menace est arrivé, depuis tout le monde est sur le qui vive... L'Histoire nous a appris ce qui arrive lorsqu'un homme gouverne la terre tout entière... c'est simple l'équilibre disparaît et plus rien n'existe. On me prend souvent pour une écervelée parce que je prend soin de mon apparence mais lorsque j'ai appris que ce mauvais tour de notre passé était sur le point de recommencer mon sang n'a fait qu'un tour ! Le soir où cette information fatale est passée à la télévision je me suis endormie le coeur lourd. J'étais une simple humaine qui n'avait en rien le talent de la très brillante Molly, oui, j'étais incapable malgré tout l'amour que je porte à la nature et aux animaux de sauver cette planète. Nous finirons tous esclave du Fléau, ce fléau que l'on nomme la vanité. J'aime être populaire et plaire, j'aime aussi être la plus forte, je suis revancharde et je suis capable d'avoir mauvais caractère. Pourtant... Quand je pense, non pas à moi, mais à tout mes amis et connaissances, qui finiront plus bas que n'importe quel moustique sur l'échelle de l'estime, je me sens plus triste pour eux que pour moi. Sans doute que ce soir là, dans tout les foyers de la planète terre des hommes et des femmes pensaient comme moi en regardant la lune briller. Cette même nuit j'ai fait un rêve, ce fut le plus grand changement de toute mon existence. Une femme se tenait devant moi, une belle femme à la chevelure magnifique, des cheveux blancs qui lui tombaient plus bas que les hanches et des yeux de la couleur du sang... son teint était très pâle et elle était si mince qu'il semblait qu'elle allait se briser. "Tu es enfin là" me dit elle, et je dois dire que je n'ai pas vraiment compris qui elle était. - Que... enfin... Qui êtes vous ? Je suis en train... de rêver ? Mais... Où sont les pradas et les sacs Gucchi ! D'habitude il y en a toujours dans mes rêves ! Une pointe d'hystérie était née dans le son de ma voix, intuitivement je savais que ce rêve n'était pas normal. "Tu me connais, tout le monde me connaît. Je suis la quatorzième impératrice de la Géhenne et mon nom est..."- Kouraï ! J'avais lâché ce nom comme si il me brûlait les lèvres, je savais maintenant où j'avais vu cette femme, elle était en photo dans tout les livres scolaires. Elle me sourit, son sourire était incroyablement triste, le sourire d'une femme qui a perdu bon nombre d'être cher dans sa vie. "C'est exact et tu es enfin là, tu t'es enfin aperçu de notre présence." Elle fixe sur moi un regard affectueux et je ne comprend pas bien pourquoi, qu'elle peut être mon rapport avec une femme morte il y a environ 1900 ans ? C'est pourquoi je répète sans trop comprendre : - Notre ? "Tu ne le vois pas encore parce que ton coeur n'est pas encore assez ouvert, fais moi confiance et prend ma main."On me targue souvent d'idiote mais j'avais tout de même assez de jugeote pour douté de la confiance que je pouvais porter à cette femme... et je doutais aussi de ma propre clarté d'esprit. Mais la femme n'attendit pas ma réponse et elle prit ma main d'un geste doux et vaporeux - il faut dire aussi qu'elle est un peu morte - et alors j’aperçut une ombre derrière elle. "Tu fais partie de ma famille, tu ne le vois pas encore mais tu es l'arrière arrière arrière arrière arrière petite fille de mon jeune frère Darkness."- Le traître ! Tout le monde savait que Darkness, frère de l'impératrice Kouraï avait trahi le Sanctuaire en les quittant en plein combat pour ne jamais revenir. "Ne l’appelle pas comme ça, ce n'était pas un traître, il ne savait seulement pas comment assumer la tâche qui lui incombait."- Je... comment pourrais je descendre de lui ? Mes parents sont tout les deux humains ! "Non, c'est ce que tu crois, et ce que ton père veut croire mais ce n'est pas le cas."Elle fit apparaître une sorte de siège de nuage blanc et s'y installa en me poussant à faire pareil qu'elle. "La mère de ton père, ta grand mère, était une pure démone, ton père l'ignore bien sûr car les hommes de notre famille n'héritent pas des pouvoirs latents à notre race, c'est pour cette raison que ce sont les femmes qui règnent. Ta grand mère se nommait Maryja et elle est né en 3868, nous, les démons, vivons très vieux, 500 ans pour les plus résistants et 300 en moyenne, alors qu'elle avait 102 ans elle a fait un enfant à un humain mais elle l'a quitté, cet enfant c'est ton père."Je savais que papa n'avait jamais connu sa mère mais d'un naturel léger il n'avait jamais souffert de cette absence, d'autant qu'il avait une nourrice épatante. - Ah... mais dites moi, pourquoi me racontez vous ça ? Vous avez déjà des descendants. "Mes descendants sont puissants et ils dirigent la géhenne mais toi, tu peux aussi faire de grandes choses, tu as souhaité de tout ton coeur pouvoir sauver le monde du nouveau Fléau et c'est pour ça que je suis là, tu peux recréer le Sanctuaire, tu en as le pouvoir et tu en as le coeur."- l'impératrice actuelle pourrait le faire ! "Elle ne le peut, du moins pas en tant que dirigeante. Son coeur ne souhaite pas sauver le monde, elle ne s’intéresse qu'à son peuple."- C'est bien jolie tout ça mais je n'ai aucun pouvoir! Je suis tout ce qu'il y a de plus banal, une simple étudiante ! "Tu as hérité des pouvoirs de ta grand mère, tu ne peux pas lutter contre ça."Le bruit d'un réveil sonna, l'interrompant. Elle leva les yeux vers un point invisible pour moi et me dit de sa voix douce "Je suis désolé mais c'est fini, tu dois te réveiller maintenant."- Déjà ? Mais... je ne sais pas comment faire ! "Adieu"On this perfect day, Nothings standing in my way. On this perfect day, When nothing can go wrong. Its the perfect day, Tomorrows gonna come too soon. I could stay, forever as I am. Suns down A little after ten I pick up all my friends In my mercedes-benz. Wake up, Dont tell me its just a dream cause when Ive had enough. Youll hear me say, Now dont you try to rain on my Perfect day, Nothings standing in my way. (ndla : c'est les paroles de la chanson de son radio reveil)J'ouvris les yeux et au début je n'y crut pas, je me dit que c'était le fantasme de mon impuissance pourtant lorsque mon regard croisa celui de mon reflet dans le miroir en face de mon lit je vis que mes yeux étaient rouge sang. - Aaaaaaaaaaaah ! Je hurlais de toute mes forces et ma voisine de chambre, Viviane, entra en trombe. - Elle ? ça ne va pas ??? Je gardais les yeux fermé et me tenait dans une position prostrée... mon amie vint me secouer viollement pour que je réagisse et alors je la regarda d'un air hagard... - Qu'est ce que tu as Elle !? Enfin reprend toi ! - Tu... tu ne vois pas... je veux dire... mes yeux ? Ils ne sont pas rouge ? - Pff je me suis inquiétée pour rien, tu as dû rêvé que tes yeux étaient abîmés. Non, rassures toi, ils sont normaux. - Que... ? Ah... bien... tu dois avoir raison. - Allez, lèves toi, on a cours dans une heure. Sur ce la petite bourgeoise - et très récemment amie de ma personne - disparaît et je la regarde d'un air béat sans comprendre. *Je n'ai pourtant pas rêvé, j'ai vu mes yeux devenir rouge* m'étais je dit à cet instant et alors je me souvins que l'impératrice Kouraï m'avait dit que j'avais des pouvoirs, c'était tout bonnement ridicule ! J'avais déjà 20 ans, si j'avais eu des pouvoirs je m'en serais aperçu depuis longtemps non ? Ainsi c'est l'esprit tranquille que j'alla en cours ce jour là. Pourtant voyez vous, là, devant moi, se tient un homme que j'ai sauvé d'un accident de voiture d'un seul geste de la main. Imaginez la scène, je suis sur le trottoir en train d'attendre tranquillement que le feu passe au vert pour les piétons quand un homme pressé me bouscule et traverse sans regarder. J'essaie de le stopper d'un cri mais il ne m'entend pas et je vois un engin de pompier aérodynamique déboulé à toute vitesse dans la rue, je tend le bras dans un geste désespéré pour le rattraper mais au lieu de l'attraper l'homme est poussé violemment sur le trottoir d'en face. C'est moi. Je vous le jure, c'est moi. Je l'ai senti, j'ai senti une poussée se faire, j'ai senti l'air vibrer. Alors ce n'était pas un rêve ? Je possède bien des pouvoirs ? Je peux recréer le Sanctuaire ? Moi, Elle Woods, petite blonde dont tout le monde se moque, je peux le faire ? Vous croyez ? ************** Consigne : Racontez votre vie et votre quotidien avant l'invasion du Fléau dans le continent Africain et votre réaction face à l'annonce dans les trois mondes de celle ci. Petite précision : les démons et les anges sont sensées être dans leurs mondes à ce moment là sauf si ils ont précisés dans leurs présentations qu'ils vivent sur terre.
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|  | | Aeson Sharp Metis


Nombre de messages: 32 Date d'inscription: 21/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement Ven 26 Jan - 23:54 | |
| Une arène de terre battue...
Au coeur de celle-ci, deux individus. L'un d'eux, vêtu d'une cape noire dont la capuche dissimule une bonne partie du visage, se tient droit, stoique, la garde baissée. L'autre, engoncé dans une armure de cuir teinte en rouge, semble radicalement à l'opposé : une longue lance à la main, il se tient prêt à parer toute offensive possible, tout en se tenant prêt à attaquer lorsque l'instant sera venu.
Puis le lancier s'élance, criant sa rage. L'être en face de lui resta immobile. Son adversaire leva son arme, prêt à frapper. La frappe vint, mais ne toucha pas sa cible. Dans un mouvement digne d'un félin, l'individu capé était littéralement passé sous la lance de son antagoniste, qui s'était retrouvée plantée dans le sol."Tu veux toujours continuer...?" L'être en armure fulmina, fronçant les sourcils et se crispant sur son arme. Il la sortit du sol sans trop de mal."Toi je vais te...!" Nouveau cri de rage. Le lancier tenta un mouvement vers l'avant pour planter son arme dans le corps de l'individu mystérieux. Cette fois, c'est dans un saut que l'être capé échappa à la frappe, atterissant sur la hampe de la lance. Puis avec une vélocité impressionnante, il courut sur la longue lance, écrasant au passage les doigts de son adversaire, et arrivé au bout il sauta, tournant sur lui-même dans le sens de la hauteur en même temps, frappant le visage de l'autre combattant de plein fouet avec ses deux pieds. Celui-ci s'effondra au sol, lachant sa lance, tandis que l'autre était encore en plein "vol". Ouvrant les yeux, grimaçant de douleur, l'homme en armure rouge ne put constater qu'au dernier moment la fin approchait : écartant les pans de sa cape, l'être en noir dévoila huit couteaux de lancer, quatre dans chaque main, qu'il tenait entre ses doigts, ainsi qu'une multitude d'autres couteaux de ce genre, dissimulés à l'intérieur même de la cape noire.
Lançant d'abord les couteaux de la main droite, il sortit quatre autres couteaux en un habile mouvement tandis qu'il s'apprêtait à lancer les couteaux de la main gauche, répétant l'opération avec l'autre main, puis encore avec l'autre, encore et encore. Le lancier ferma les yeux, grimaçant toujours, détournant la tête face au sifflement de la volée de couteaux que lui envoyait son adversaire.
Puis la pointe des couteaux vint transpercer le sol... clouant le lancier par terre. Mais sans le blesser : les lames avaient transpercé les bords de ses vêtements et de l'armure de cuir avant de se planter dans la terre battue.
L'être en noir retrouva le sol avec agilité, refermant à nouveau sa cape sur lui."Je crois que le combat est terminé... déclara-t-il simplement.- Hmmpf... Quelqu'un pour me sortir de là ?" Quelques observateurs entrèrent dans l'arène, retirant les couteaux puis les restituant à leur propriétaire."C'est du beau travail, monsieur Sharp..." déclara un jeune élève à l'être en noir.
Dévoilant son visage, l'homme aux couteaux s'avéra être un homme assez jeune, même pas âgé d'une trentaine d'années. Ses cheveux, pourtant déjà proches du gris, tombaient en cascade sur ses épaules, cerclant un visage fin, mais aux traits terriblement froids."C'est pas fair play, Aeson... Tu aurais pu faire durer un peu les choses... L'homme en armure de cuir rouge s'avança, époussetant un peu ses vêtements. "Qu'est-ce que tu veux que les jeunes aient appris avec un combat aussi court...? - Peut-être auront-ils vu qu'il ne faut pas se précipiter au combat...?" Le lancier grogna."T'as peut-être pas tort... - Si j'avais tort, peut-être que je n'aurais pas été désigné pour donner des cours aux chevaliers en formation...? - Et en plus, t'es toujours à chercher le dernier mot. - Si tu n'es pas content, tu n'as qu'à me le laisser." Haussant les épaules, Aeson se retira de l'arène, s'approchant du bord de la zone de combat où un groupe de jeunes chevaliers attendait."Avez-vous compris la leçon ? - Oui monsieur ! - Bien. En ce cas, la séance est terminée. Bonne journée à tous." Ayant cloturé la séance, Aeson traversa le centre-ville pour quitter la cité et rejoindre son domicile, qui se trouvait en retrait de cette dernière. Là, il entendit d'étranges rumeurs."Vous avez entendu ? Il y a des problèmes sur Terre apparemment... - Où ça...? - En Afrique, d'après ce qu'on m'a dit. - Qu'est-ce qui s'y passe...? - Certaines personnes pensent que le Fléau s'est manifesté là-bas..." A la mention du mot Fléau, Aeson stoppa sa marche, écoutant avec attention la suite de la discussion."Le... le Fléau...? - Il semblerait, oui. - C'est... c'est impossible...! - Ce n'est pas ce que mon cousin m'a dit. Et tu sais, il voyage assez fréquement entre la Terre et ici. Là-bas, les médias sont littéralement en ébullition... - Tu m'étonnes... Le Fléau... C'est impossible de l'affronter... Rien ne peut lui tenir tête..." L'un des deux individus soupira."Si seulement l'Impératrice Kouraï était là... - L'Impératrice Arya n'est pas si mal que ça, non ? - Si, bien entendu... mais elle ne prête pas attention à cette rumeur, on dirait. Pour elle, notre monde est sauf, et c'est tout ce qui compte. - Mais si le Fléau voyageait entre les mondes... - ... nous serions perdus." Un sentiment commença à naître dans le coeur d'Aeson. Il fallait qu'il voit cela... Qu'il le voie de ses propres yeux, quitte à l'affronter. Mais certainement pas seul... ce serait de la folie.
Faisant volte face, le jeune homme se dirigea vers le Palais Impérial, pour solliciter une audience auprès de l'Impératrice. Accepterait-elle seulement...? |
|  | | John Constantine Humain


Nombre de messages: 12 Age: 33 Race: Humain Date d'inscription: 18/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement Dim 28 Jan - 14:00 | |
| Passé…Moi : John Constantine, 30 ans. Peut-on me qualifier d’être humain « normal » ? Je ne pense pas. Lorsque, enfant, je sus différencier le bien du mal, comme victime d’une machination, des êtres immondes, répugnants, mais plus que tout effrayants, se mirent à apparaître dans ma vie de gamin d’à peine quatre ans. Essayant de combattre ces apparitions macabres, mes parents font appel à divers psychologue pour enfant mais rien n’y fait. Qualifié d’enfant perturbé, je suis vite placé dans un centre pour soigner cette « folie ». Mais rien ne cesse, à chaque coup d’œil à la fenêtre, ils étaient là… ces démons des terres profondes se promenant sur terre comme de simples humains ! Ne supportant plus l’environnement qui m’entourait, je mentis facilement au médecin, leur annonçant que je n’avais plus de visions morbides. Après quelques examens, je fus libéré de cette prison blanche et réintégré à la société mêlant surnaturel et réalité. Alors âgé de sept ans, je fréquente l’école du quartier. Cela faisait trois mois qu’ils n’étaient plus apparus, mais en prenant le bus me ramenant à la maison, je sentis la présence de l’un d’entre eux derrière moi. Cachant à mes parents ces nouvelles apparitions, j’ai continué à grandir dans la crainte, affrontant ces créatures des ténèbres dont j’étais le seul à les voir, et à les sentir dans mon entourage. Dix ans. Je ne peux en supporter plus. Ils me frôlent, ils se font de plus en plus présents. Dans la salle de bain. Je me vois hésitant. Une lame de rasoir à la main, mon regard sur la baignoire. Je n’ai pas la force pour ça… Lâchant le tranchant, je fais couler l’eau du robinet et plonge habillé dans la grande bassine. Petit à petit, je me laisse submerger, expirant tout air qui est en moi… Il ne fallut que quelques minutes pour en finir. *Flash back*
Le noir complet ! Où suis-je ? D’un coup… les yeux ouverts… ces terres rouges, des murs en feux, cette illusion trouble par une chaleur intenable ! Que se passe-t-il ? Je les vois ramper vers moi, ils sont des milliers… Je ne voulais pas ça ! Il y en un près à m’attraper, reculant, je prends mes pieds dans une pierre… à nouveau le noir… une décharge, un sursaut, la lumière !
- Il est revenu à lui.
A nouveau, je me demande où j’étais, ce qu’il se passait. Réanimé, revenu à la vie dans une ambulance, me menant à l’hôpital Sainte-Marie. Pris d’hystérie, je commence à me débattre. Ces dernières images me hantent encore. Puis plus rien.
A mon réveil, je me retrouvais alité dans une chambre blanche. Près de moi, un prête priait pour moi et devant moi, sur ce mur de plâtre, un Jésus crucifié. Bien vite, je compris qu’il était venu m’aider.
*Fin du Flash Back*Après cette rencontre, j’appris bien vite que mes visions étaient d’un côté, une malédiction de Satan, et de l’autre, un don du tout puissant que l’on nomme Dieu. L’homme d’église me prit vite sous son aile. Abandonné par mes parents, je grandis dans un orphelinat catholique où le père David m’apprit rapidement les méthodes d’exorcisme. Pourquoi voulait-il m’entraîner dans ces pratiques absurdes ? Le suicidé, comme la plupart des orphelins m’appelaient, était promis à errer dans les terres les plus profondes des enfers une fois mort. Pour m’éviter ça, l’homme tenait à ce que je me rachète, et sois pardonné par le monde du dessus. Apprenant à maitriser mes visions, je pouvais distinguer les démons du mal, et ceux de la Géhenne, reconnus comme ‘gentils’. Sans le savoir, je développai également des dons de télépathie. A peine adolescent, je pris goût à la nicotine, fumant cigarette sur cigarette. Isolé de tout contact avec ceux de mon âge, je commençais à fréquenter des bars malfamés, et m’habitua aux alcools forts ainsi qu’à la caféine. J’avais seize ans quand j’ai assisté le prêtre à mon premier exorcisme. Une jeune fille possédée. Il suffit d’une prière pour renvoyer le démon dans ces terres. Avec le temps, je devins bien meilleur que lui mais mes pratiques divergèrent un peu. Lui laissant les petits exorcismes, j’intervenais sur les plus gros problèmes, utilisant du plus gros matériel. Présent…Dix ans passèrent sans une grande activité, le calme était revenu. Les disciples de Lucifer ne se sont plus montrés depuis. Je passe ma vie dans les bars, à traîner dans les rues… sans travail ! P***** de vie de merde ! Allongé sur mon lit, j’alterne clope et goulot de bouteille de Jack Daniels. Aaah ce bon vieux Jack ! Toujours là quand on a besoin de lui. Doucement, je me sens sombrer, la fatigue s’empare de moi. Une dernière latte de cigarette, éteindre le mégot, un dernier avalons, et je m’endors. °Rêve°
- Monsieur Constantine, réveillez-vous !
Quel est cette douce voix qui vient caresser mes tympans. Comateux, j’ouvre désespérément un œil. Quoi ? Qui est-ce ? Me réveillant avec la gueule de bois, je découvre, allongé à mes côtés, une créature d’apparence féminine plonger son regard dans le mien. N’ayant pas retrouvé mes esprits, je reste affalé, me demandant ce qu’elle foutait là.
- Monsieur Constantine, il serait temps d’entreprendre un petit voyage !
Me redressant un rien, je la regardais l’air intrigué. Petit à petit, je reconnaissais ces traits. Je l’avais déjà vue dans un livre que j’avais étudié à la bibliothèque. Ce bouquin parlait des enfers et de ses différents niveaux. Le monde de la Géhenne… Oui, elle en fait partie… elle en était… l’Impératrice.
- Harvard… Mademoiselle Elle Woods !
Que me voulait-elle ? Au moment où j’allais là questionner, elle me cracha des flammes tel un dragon et disparut.
°Fin du rêve°Me réveillant en sursaut, en sueur, je me demandais ce que cela pouvait signifier. Le réveille affichait neuf heures du matin, il est temps que je me prépare pour me rendre à l’hôpital. Après une douche pour reprendre mes esprits, je me rends à mon rendez-vous, où mon pneumologue m’annonce une nouvelle réjouissante. - John… C’est confirmé… et c’est très avancé. - Combien de temps encore ? - Six mois… Un an maximum… - Bien Après avoir appris mon cancer, je me rendis à la maison. La télévision sur CNN, j’attendais les nouvelles ennuyantes du monde quand quelque chose retint mon attention. Le continent africain est sans dessus dessous. On parle d’un homme semant les pires malheurs, certains parlent du nouveau fléau... d’autres de l’apocalypse. Voilà le genre d’annonce qui me fait éclater de rire. Je changeai vite de chaîne et opta pour Comedy Central, où l’on diffusé la saison un de Friends. Un café sur la table, une clope au bec, et le journal dans les mains, je cherchais après du travail… Les affaires étaient mortes en ce qui concernait l’exorcisme. Une annonce retint mon attention. On cherchait un spécialiste des faits paranormaux et exorcisme pour faire part de son expérience à l’université de… - Harvard ! Mon rêve me revint instantanément. Je pris le téléphone, et contacta le recteur de l’établissement universitaire. Après avoir parlé une demi-heure de ma spécialité, celui semble près à me rencontrer, et me fixe rendez-vous pour demain, milieu d’après-midi. [… à suivre]_________________ Hell wants him, Heaven won't take him, Earth needs him |
|  | | Angel Zendor Démons


Nombre de messages: 46 Age: 27 Race: Démone Date d'inscription: 19/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement Lun 29 Jan - 23:27 | |
| Je me présente je m'appelle Angel, j'ai 23 ans . Depuis quelques années je travaille dans une taverne. Etrange me diriez-vous pour une jeune fille issue d'une longue ligné de démons puissants. C'est tout simplement que je n'ai aucun don pour les sortilèges, je ne peux donc pas reprendre le métier de Père, forgeron magicien. Mes Parents ont décider le jour où j'ai eu mon diplome de premier cycle de m'exclure de la demeure familiale. Au bout d'un mois, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis partit vers la ville, écumant toutes les offres d'emplois que je trouvait au hasard de ma quête. Le premier post fut celui d'une boulangère, mais je trouvais ce métier trop loin de mes valeurs. Je passa ainsi nombres de mes journées à marcher, jusqu'a en avoir mal le soir en rentrant chez moi. C'est ainsi que le 1 mars jel trouvai une annonce de recherche de serveuse pour la tarverne des "mondes alternatifs" . je mis sa cape noir et ses bottes à boucles dorées et partit pour entrevue. je fit embauchée et habita juste au dessus de la taverne dans un petit loft. La pièce, ne faisait que 25 mètres carrés , il y avait une chambre adossé à la salle, meublée dun double lit avec une couvertiure noire. Je posais mes valises sur le lit, et descendit dans la taverne afin de prendre possesion de l'endroit. C'était composée d'une pièce principale, des tables et des chaises étaient éparpillés, un panneau 'afficha était près de l'entrée. Une fois ce tout fait, je salue quelques personnes et remonte dans ma chambre afin de me reposer un peu. Les jours passèrent sans trop de problèmes, je m'habitue à mon travail, me faisant des relations avec mes supérieurs : - Angel, vous faites du bon travailNormal pensais je à cet instant, le passais une main dans mes cheveux noirs tout en esquissant un sourire en coin, je m'appuyais sur le comptoir, tout en le regardant d'un air lassif, elle regarda l'horloge: - je dois y allerJe quittais la taverne afin d'aller faire un tour en ville, toutes sorte de démons et de familles se trouvaient sur la place de la ville, je levais les yeux vers la grande horlage qui indiquait midi 50 , en temps normal, mais ce jour là j'avais pris mon heure de midi pour aller acheter un cadeau à mon jeune frère . Je passais devant un magasin d'armurerie, j'entrais: Le vendeur : bonjour Madame Moi: Mademoiselle!lui dis je en lui jetant un regard noir, quoi? faut t'il être absolument marier dans ce monde? tséé s'amuser il n'y a que ça de vrai, je fis le tour de la boutique tout en regardant ce qui pouvait lui plaire, elle pris une dague inscruster d'un rubie sur le manche: - je prends ça Le vendeur: bien, 150 pièces d'orje lui tendit la bourse, et pris la dague. Je revins à la taverne qui fourmillais de gens, ils ne devaient pas avoir de métier, à passer leur temps ici, bande d'ivrogne, je m'approchais, plateau à la main , d'une table de jeunes hommes, plutot mignons à vrai dire, tout en adresant un magnifique sourire -salut beau jeunes hommesils m'adressaient un sourire, je leur montrais le menue du jour - vous venez de loin? je me passais une main dans mes dloux cheveux noirs, je fis comme dans la pub l'oréal, les jeunes gens semblaient parler entre eux, puis repportèrent leur regard sur moi, leur sourire semblaient bien faible.... quoi mon charme ne fait plus effet? - nous venons de la terre, un nouveau fléau à envahis l'afriqueje les regardait les yeux ronds, sans savoir comment réagir *ah merde* |
|  | | Aeson Sharp Metis


Nombre de messages: 32 Date d'inscription: 21/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement Mar 30 Jan - 1:24 | |
| Il se tenait là, droit, impassible devant elle. Même si elle était relativement frèle, l'Impératrice Arya n'en était pas moins impressionnante, tant son aura rayonnait autour d'elle.
Bien sur, il avait fallu qu'Aeson se fasse annoncer. C'était le protocole, après tout.
Alors maintenant, il faisait le piquet. L'Impératrice semblait attendre que le Chevalier s'exprime. Le Chevalier lui, attendait la question de l'Impératrice. Autant dire que cela pouvait durer longtemps...
Les observant attentivement, silencieusement, les gardes et les conseillers impériaux retenaient le moindre souffle.
L'Impératrice fixait Aeson droit dans les yeux. Le Chevalier fixait Arya, lui aussi. Et droit dans les yeux également, ce qui ne déplaisait pas à la jeune souveraine. Tant de personnes avaient pris l'habitude de baisser les yeux devant elle... un regard franc, cela restait appréciable.
Un toussottement survint parmi les observateurs. Celui-ci s'attira les regards désapprobateurs de ses compagnons observateurs, qui souhaitaient observer la scène sans pour autant que les protagonistes ne puissent faire l'observation qu'ils étaient observés.
Bien vu, n'est-ce pas ? Bref.
Toujours est-il que les choses n'avancèrent pas. Elles durèrent pendant assez longtemps, ainsi. Une demi-heure, une heure... L'annonceur de l'Impératrice commençait à transpirer, face à sa charge : devoir faire l'aller-retour entre la salle du trône et le couloir où attendaient bon nombre de personnes, afin de les calmer quelque peu et de guetter la situation en même temps.
Cet échange de regard dura assez longtemps. Certains vinrent à se demander si l'Impératrice n'avait pas plongé le métis dans une sorte de transe hypnotique, afin de lire jusque dans les tréfonds de son âme. Certains se demandèrent en secret s'ils n'allaient pas se tomber dans les bras l'un de l'autre. D'autres pensèrent même qu'ils s'étaient endormis debout... C'est dire.
Mais au bout d'un instant, adressant un sourire franc à Aeson, l'Impératrice lui fit un signe de la tête lui accordant sa bénédiction. Une chance... Fermant les yeux, courbant légèrement l'échine, le Chevalier remercia sa souveraine à mi-voix. Puis il fit volte face, dans un claquement de sa cape, et se dirigea vers la sortie. Les conseillers soupirèrent, soulagés, pensant que l'Impératrice allait pouvoir leur accorder du temps pour telle ou telle affaire. Celle-ci, bien qu'extrêmement consciencieuse, songea alors qu'elle pouvait bien s'autoriser un peu de repos, puis d'un ton monocorde, bien que s'autorisant un sourire, demanda à ne pas être dérangée. Au grand damne de toutes ces personnes qui attendaient à l'extérieur...* * * A l'extérieur, le Chevalier ne montra pas le moindre signe de satisfaction apparente. Il était content, certes, mais en son for intérieur. Cependant, un problème subsistait. Comment se rendre sur Terre ? Bah, il trouverait sans doute. Il avait toujours su se débrouiller.
Sur la place centrale de la cité, un grand rassemblement se tenait. Un démon se tenait au centre, rapportant qu'il avait vu la mort en face, alors qu'il se trouvait sur Terre. Il avait fait face au Fléau. Haussant un sourcil, le Chevalier drapé de noir sembla intéressé. S'approchant lentement du démon, faisant bien montrer son écusson d'appartenance à la Chevalerie de la Géhenne, Aeson se laissa aller à sa curiosité."Parle-moi de ce Fléau, combattant. - Le Fléau... Heh... Il est au-delà de tout ce que quelqu'un de censé pourrait envisager. Mais pourquoi tu veux en savoir tant sur lui gamin, hein ? Tu veux tenter ta chance, peut-être ? - Cela poserait peut-être problème si j'essayais, hmm ?" Riant à gorge déployée, le combattant entraina à sa suite toute la foule. Cela n'attint même pas le Chevalier. Il s'y était habitué, depuis qu'il était né. Le destin de sa lignée, en somme..."Pauvre gosse inconscient... Tout Chevalier de l'Impératrice que tu sois, tu ne pourras rien contre le Fléau... Moi-même, j'ai essayé de lui faire face... Moi-même, je l'ai affronté, avec la force de cent Balrogs déchainés... Et je n'ai rien pu faire..." Haussant un sourcil, Aeson répliqua par une pique magistrale :"Visiblement, ça laisse des marques. Encore que ta faculté à romancer les choses ne se soit pas trouvée altérée. - Mais qu...?! Répète un peu ça, gringalet !" Brandissant une hache massive dans sa main droite, et une masse tout aussi imposante dans sa main gauche, le combattant s'apprêta à se venger d'Aeson. A le laminer, à l'écraser, à lui faire toutes ces choses qu'on apprécierait peu de subir, en fin de compte. Mais c'était sans compter sur les aptitudes d'Aeson. Un halo rougeoyant l'entoura, provoquant une légère brise qui alla en s'intensifiant. La cape noire du Chevalier se souleva en de multiples claquements, avant de s'ouvrir sous l'impulsion de son porteur. Celui-ci échappa au sort réservé par son adversaire en un saut de main impressionnant, durant lequel il s'appuya sur la tête de son opposant, avant d'atterrir dans son dos, et d'intensifier le halo. Des flammes apparurent entre les doigts d'Aeson, flammes qui gagnèrent en force et en vivacité. Puis brandissant les mains, Aeson prononça simplement sur un ton sec :" Agonie caniculaire !" Les flammes devinrent plus grandes, troublant l'air environnant par leur chaleur intense. Les foules s'écartèrent afin d'échapper à cette atmosphère pesante, provoquée par la magie élémentale du Chevalier de la Géhenne. Le combattant, lui, commença à transpirer à grosses gouttes, et à avoir du mal à se déplacer.
Claquant des mains malgré les flammes, Aeson les concentra ensuite, jusqu'à ce qu'elles se résorbent. Du moins, elles semblèrent se résorber. En effet, des mains du Chevalier émanait toujours une aura rougeoyante. Un assez mauvais signe pour son opposant, en somme.
Avec vivacité, Aeson s'approcha de lui, et posa les mains sur les armes de son adversaire." Toucher volcanique !" Les armes devinrent rougeoyantes à leur tour, l'alliage qui les composait commençait à perdre son intégrité. Le combattant adverse aurait bien du mal à tenir... les armes lui brulaient les mains, provoquant une douleur intense. Il fallut toutefois attendre quelques secondes avant qu'il ait la présence d'esprit de les balancer au sol. Un rictus aux lèvres, Aeson se recula, s'approchant des armes gisant sur le sol. Etendant les mains au dessus d'elles, il incanta une dernière fois le feu :" Eveil du magma !" Des gouttes de lave semblèrent s'échapper des mains d'Aeson, formant une flaque sur le sol autour des armes laissées par le combattant ennemi. Rapidement, le sol se creusa, sous l'effet de la chaleur extrême provoquée par la lave générée par le Chevalier. Les armes devirent d'autant plus rouges. Des sortes de bulles semblèrent se former peu à peu à leur surface, puis la structure même de l'arme s'affaissa sur elle-même, devenant liquide.
Désarmé, l'adversaire était vaincu... Aeson interrompit alors l'Eveil du magma, provoquant la résorption de la petite étendue de lave en fusion qu'il avait créée. Celle-ci laissa place à un amas informe d'aciers mélangés, dont même un forgeron averti n'aurait pu définir de quelles armes il était formé.
Le halo rougeoyant se dissipa lentement autour d'Aeson, et de ses mains. Sa cape cessa de virevolter en prise au vent, et il la referma convenablement."J'ai effectivement l'intention de me frotter au Fléau." souffla le Chevalier entre ses dents, l'air sévère, "Si jamais tu te sens capable de mieux, suis-moi. Sinon, garde le silence à jamais..." Le combattant désarmé resta silencieux, et se retira. La foule se dissipa aussi, peu à peu. Tant mieux... tant de regards braqués sur lui pour de simples sorts de feu de niveau intermédiaire...
En revanche, il lui restait une chose à régler : son moyen de transport. Et pourquoi ne pas demander à ses parents, tiens...? La lignée Sharp avait bien voyagé entre les trois plans depuis quelques dizaines de siècles...! |
|  | | Morganne Neverland Humain


Nombre de messages: 106 Age: 25 Date d'inscription: 25/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement Mar 30 Jan - 19:44 | |
| -" En fait, ils vont tous mourir encore?" -"Mais j'ai pas fini l'histoire!" -"Oui mais je la connais déjà..." -"Mais j'aime bien te la raconter! Sitoplé!" -"Je t'écoutes." Et l'ainée continua son histoire d'horreur sous la couette. Les deux soeurs ne dorment pas dans la même chambre. Mais les soirs de pluie, la grande aime venir se blottir contre sa cadette, pour la réconforter. Pour pas qu'elle ait peur. Et elle racontait les histoires que ses amies lui racontait lors de soirées pyjamas. Et Morganne écoutait attentivement les mêmes histoires chaque soir de pluie. -"Et ils sont tous morts!" -"C'est affreux." -"Et comment!" -"Tu reste dormir?" -"Je vais pas te laisser toute seule! Tu va avoir peur après!" -"Oui c'est vrai." Sally éteignît sa lampe de poche, et sortit la tête de sous la couette. -"Bon, bonne nuit, hein?" -"Oui. Bonne nuit Sally" -"Je suis là hein! T'auras pas peur, tu pourras bien dormir." -"Oui. Merci Sally" Le lendemain, Morganne avait le nez bouché. Un petit rhume, rien de grave. Ca arrive quand on dort sans couverture la nuit. Sally avait fait 2 fois et demi le tour du lit dans le sens des aiguilles d'une montre. Comme toutes les nuits. -"Les chéries? Vous allez être en retard!" -"Mwahummm" -"Oui j'arrive." Morganne éternua et se leva doucement de son lit. Elle descendit sans bruit les escaliers en bois de la maison et entra dans la cuisine. -"Ma chérie tout endormie! Comme tu es mignonne! Je vous ai fait un petit en-cas, on sait jamais." Morganne tourna les yeux vers la boite déjeuner. Entre les oeufs crus et les tomates cerises, sa mère avait réussi à intercaler quelques lamelles de poulet, des haricots verts cuits, des rondelles de carottes tout aussi cuites, quelques croutons de pain, trois abricots et quelques fraise et même un babybel. -"Merci maman. Mais je ne pense pas avoir aussi faim." -"C'est pas grave ma petite chérie. Mais je suis sûre que tu me ramèneras juste la boite vide!" -"c'est possible" Sally choisit ce moment pour entrer dans la pièce, pour s'étirer et bailler bruyamment. Comme tous les matins. Elle se gratta le creux du dos distraitement en ouvrant le frigo. -"J'ai pas enviiiiiiiiiiiie" -"Oh, ma chérie! C'est bon pour votre santé!" -"Moui, je saiiiiiiiiiiiis" -"Maman nous a fait une boite si on a un petit creux" -"C'est vrai? Tu me donneras ta part?" Elle avait toujours la tête dans le frigo. Elle sorti une bouteille de lait, l'ouvrir et englouti le contenu cul-sec. -"Oui, bien sûr." -"Allez allez, mes trésors, sinon vous allez être en retard!" Les deux filles remontèrent vite dans leur chambre respectives, passèrent leur vêtement scolaires, et tandis que l'une posa simplement son cartable sur son dos, l'autre dû se ruer sur son bureau pour ramasser ses cahiers en vrac, ou l'exercice de maths trônait, fier de poser un tel casse-tête. Les deux filles prirent le téléporteur et se retrouvèrent dans leur école. -"Bon, on se retrouve pour déjeuner?" Sa cadette eut à peine le temps d'ouvrir la bouche, que Sally était déjà partie avec ses camarades de classe. -"Je veux bien" Morganne avança vers la salle de sa première étude. Elle s'assit comme à son habitude, dans le rang collé à la fenêtre. -"Et tu as entendu hier?" -"Oh, oui! C'est horrible!" -"Qu'est-ce qu'on peut faire?" -"Toi? avec tes couettes? Rien." -"Très drôle!" -"Sérieusement, t'espères le faire mourir de rire avec ta tête?! Parce que ça sera le seul résultat que je peux te garantir!" -"Nan mais ça va pas?" -"Hey! Vous avez entendu? Le fléau a envahi l'Afrique!" -"Depuis quand tu crois la télé, toi?" -"On parle d'un truc beaucoup mieux! Hélène a des visées sur Marc. Mais regardes sa tête!" -"hum... T'es out, ma grande!" -"QUOI?" -"Tu ressemble à armageddon! Le fléau à coté de tes couettes, c'est un p'tit lapin blanc avec un noeud rose!" Le fléau? un p'tit lapin? Le cloche sonna, et Morganne pensa que ses acolytes avaient les pensées légères. Mais elle ne savait plus très bien ce qu'était le fléau. Elle irait à la bibliothèque à la pause pour glaner quelques informations historiques. Parce que c'était la seule chose que ça lui évoquait : ca s'était passé il y a longtemps. Et c'était pas rose avec un noeud ou des couettes. _________________  |
|  | | Illyasviel Einzbern Démons


Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 30/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement Mer 31 Jan - 22:22 | |
| Cicero City, ville basse, la nuit tombe. Dans la petite ruelle qui borde un vieil hôtel particulier en ruine, une douzaine d'homme se tient prêt. Ils sont tous l'air de voyous de la pire espèce et ça tombe bien parce que c'est exactement ce qu'ils sont. Blousons en cuir, cicatrices, tatouages, il y a même un borgne. Tous ont apporté leurs armes, formant un arsenal mortellement hétéroclite. Battes en alu et coutelas forment la majeure partie de leur équipement, talonnés de près par les chaînes. Ils se sont préparés pour ce moment depuis longtemps, maintenant ils ont juste envie d'en découdre. Ils allaient enfin montrer aux Sharps qu'on ne se moquait pas impunément des Morkaïs et qu'ici, s'étaient eux qui faisaient la loi. Un des hommes, le plus jeune, resta dehors pour faire le guet tandis que le reste de l'expédition punitive entrait furtivement dans les ruines. Ils se déplaçaient sans un bruit, se coulant dans les moindres coins d'ombre tels des chats. Ils eurent vite fait d'examiner le premier étage sans rencontrer personne. Sans un mot et d'un commun accord, ils montèrent silencieusement au premier étage qui se révéla vide lui aussi. Ne restait plus que le second et dernier étage. Le troisième était en ruine et n'avait plus de toit, il n'était pas vraiment idéal pour s'installer. Avant de monter les dernières marches, le chef, le borgne, fit signe à ses troupes de s'arrêter. Il lui semblait avoir entendu un bruit, très léger. Il n'aurait su l'identifier, ni être sûr de bien l'avoir entendu car il n'y avait plus rien. Le reste de l'immeuble était en ruine, des bouts de plâtre se détachaient des murs décrépis et de vieilles poutres rouillées tombaient jusqu'au plancher troué. Pas étonnant d'entendre de drôles de bruits. Le borgne fit un petit geste de la main et comme un seul homme, la bande chargea. Les gonds de la vieille porte cédèrent sous la pression et ce qu'ils virent les coupa dans leur élan vengeur. C'était un véritable massacre, il y avait du sang partout sur les murs, les viscères étaient étalées partout dans la pièce et des morceaux de cadavres jonchaient le sol. Il était impossible de savoir combien de personnes s'étaient tenues là parce qu'aucun cadavre n'était entier, il y avait des fragments de corps éparpillés dans toute la pièce. Et là, au milieu du carnage, à genou dans une marre de sang, se tenait une jeune fille qui tremblait de tous ses membres, les yeux hagards. Les hommes avancèrent prudemment. Ils avaient vu pas mal de choses dégueulasses dans leur chienne de vie, mais celle là dépassait les autres de très loin. Le borgne s'approcha de la jeune femme. Cette dernière s'effondra en larmes dans ses bras quand il lui toucha l'épaule. « Ça va aller gamine, tenta-t-il de la réconforter en serrant dans ses bras le corps secoué de sanglots. Tu as vu les gars qui ont fait ça ? » Un bref hochement de tête lui répondit au milieu des larmes. « Il sont encore là ? -Derrière vous... fit une petite voix entrecoupée par les sanglots. » Le borgne fit signe à un de ses hommes de s'occuper de la fille et avec le reste de sa bande, se dirigea vers le fond de la pièce. Personne, rien d'autre qu'un vieux miroir fêlé couvert de sang et une vieille commode. Les types qui avaient fait ça avait du se tirer par une sortie à l'arrière. Mais il n'y avait pas de sorties à l'arrière... Et ils n'avaient vu personne sortir, ni croisé âme qui vive dans la maison, hormis la fille. Il y eut un bruit de déchirement écoeurant suivit d'un choc mou. Le borgne se retourna sur la fille assise sur le corps de Sven. Dans sa main, elle tenait encore la tête du jeune homme... « Je vous l'avais bien dit, gloussa-t-elle. Derrière vous. » Le borgne lança un dernier coup d'oeil. Sur le mur du fond, le miroir lui reflétait son regard terrifié. Dans la ruelle, le guetteur sursauta quand il entendit une plainte déchirante brutalement interrompue. Il resta un instant immobile, ne sachant pas quoi faire. Il aurait pu partir comme son instinct le lui hurlait mais il se sentait mal dire au chef : « Y a eu cri horrible, ça m'a flanqué les pétoches. -Et après ? -Ben, euh... Je suis rentré. » A la réflexion, ça serait p'têt une bonne idée de voir ce qui se passait avant de rentrer. Ça tombait, c'était encore Surin qui s'amusait avec son couteau. Le jeune homme prit son courage à deux mains, sortit son couteau de sa manche et s'engagea prudemment dans les ruines. Il parcourut le rez-de-chaussée et le premier étage sans rencontrer personne d'autre que les courants d'air. Lorsqu'il arriva aux pied de l'escalier il s'arrêta. Il entendait un bruit, une espèce de mâchouillement constant et volontaire. Il monta doucement les marches et jeta un coup d'oeil par la porte. Il y avait un type enveloppé dans un grand manteau, ça devait être un type une nana n’aurait jamais pu soulever l’énorme arme qui était plantée dans le plancher défoncé. Un type accroupi devant un corps. Il y avait du sang partout et des morceaux de cadavres allaient avec. Le jeune homme eut un haut le coeur. Le type accroupi l'entendit et se retourna. C'était pas un type mais une fille, elle avait encore un bras dans la bouche et du sang lui barbouillait le visage. Les jambes de l'homme, par bien des aspects bien plus intelligentes que le cerveau qu'elles véhiculaient, prirent les choses en main et lui firent faire demi tour. La cannibale leva un regard indifférent et fit un petit geste de la main. Un éclair noir jaillit et se tordit pour frapper le fuyard. Sans se préoccuper des cris de sa victime, la fille continua son repas. ************************************************************** Je marche dans la rue. Il pleut. C'est incroyable, pas plus tard que tout à l'heure il n'y avait pas un nuage et maintenant je vais être trempée. Ce n'est pas bien grave, j'aime bien la pluie, ça nettoie et ça rafraîchit. Peut-être ne devrais-je travailler que quand il pleut ? ... ... ... Naaaaaaaan ! Ça me limiterait trop ! Il ne pleut pas assez souvent dans le coin.
Alors... si les renseignements de cet imbécile sont exacts, je suis au bon endroit. Il paraît que ce crétin passe toujours par ici. Si faut pas être bête pour garder encore et toujours le même itinéraire. C'est en ne changeant pas ses habitudes qu'on se fait plus facilement tuer.
Je m'appuie contre le mur. De l'eau ruisselle de mes cheveux. Je pose la main sur la garde de Frostmourn. C'est bientôt l'heure. « Illyasviel. » Aaaah et merde ! Fallait qu'il se réveille cet imbécile.« Quoi ? - Pourquoi tu as fait ça ? -Fait quoi ? - Ne joue pas à ça avec moi. Pourquoi tu as tué les gens qui étaient dans la pièce avec la cible ? -C'étaient des témoins ? Hasardai-je tout en sachant que ça ne le convaincrait pas. - Illya... Le commanditaire était parmi eux. Tu le savais. Alors ? Pourquoi ? -Parce que c'était amusant. - Amusant ? -Ouiiiiiiii. - Tu me dégoûtes Illyasviel. Tu es un vrai monstre. -Je sais répliquai-je avec un petit sourire. - Et les douze autres qui sont arrivés après ? -J'avais la dalle. - Parce que tu n'avais pas assez à manger avec les sept premiers ? -C'était par pure gourmandise. - Tu finiras par avoir un gros cul Illyasviel. -QUOI ! Je ne te permets pas ! Sache que... - Il arrive. » Mince, il a raison ce neuneu. J'entends les pas et je vois la silhouette qui pénètre dans la rue. Il se fige quand je me décolle du mur. Je suis sûre qu'il s'agit d'une sorte d'instinct, un truc comme ça.
Il dégaine une épée... Cool ! En voilà un que j'aurais pas besoin de courser pendant des heures, ni qui se pissera dessus quand je l'aurais rattrapé.
Je lève Frostmourn et charge. Je ne peux l'avouer à personne, ni même à Alastor mais c'est pour ça que je tue. Pour le rush, ce moment d'excitation suprême, quand je sens mon coeur battre, le sang courir dans mes veines, l'adrénaline envahir mon corps, mes muscles se tendre à leur limite en préliminaire à l'action. Rien n'équivaut cet instant quand j'évite la lame de mon adversaire, quand Frostmourn déchire ses chaires, quand son sang asperge mon visage, quand je me retrouve assise sur lui, là, mourant, que je sens son coeur palpiter, courir, sauter pour rattraper la vie qui s'échappe et qui le prend de vitesse. Quand je plonge ma lame et plante ce misérable organe palpitant comme on fixe un papillon et quand je vois l'âme s'échapper et les yeux se voiler.
Je me relève, il n'est déjà plus qu'un cadavre. Je lui ai arraché la vie et lui ai accordé une mort excitante. Je passe la langue sur la lame de Frostmourn qui fume de froid. Son sang a bon goût... **************************************************************** « Tu as fini Illya ? -Ouep - Que vas tu faire maintenant ? -A quel propos ? - De cette affaire. Le Fléau est de retour.-Bah je vais le faire, ça à l'air bien payé. J’ai l’impression que le travail ne va plus manquer. - Et tu as un plan ? Ce genre de boulot n’est pas vraiment dans tes habitudes-Oui, j’ai un plan... Mais je te le dirais pas ! » Je sors de la rue en sautillant. La pluie commence à se changer en neige, j’adore la neige, même si ça me rappelle de mauvais souvenir. Les traces sont plus difficiles à suivre après la neige. Après la neige, tout est pur, tout est blanc. Et cette immensité de blanc est sublime avec une longue traînée de sang. Je ris, peut-être que demain on parlera de moi au journal ? Ça serait amusant. La nuit ne fait que commencer. Mon estomac gronde. J’ai faim. |
|  | | Daryan Ange


Nombre de messages: 167 Age: 18 Race: Protéger. Date d'inscription: 21/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement Mer 31 Jan - 22:45 | |
| Il est 5h59 et je me tiens, ailes déployées, au centre de la patinoire. Il fait encore nuit mais bientôt le soleil va se lever. Sur la glace, les nombreuses traces de patineurs de la veille sont toujours présentes. J’aime le dessin complexe que chacune d’entre elles forme, elles me permettent d’imaginer les patineurs s’entrercroisant eux-même. Je ferme les yeux. A ma gauche, un enfant, hésitant, peut-être faisant ses premiers pas sur la neige, là, juste à côté de ce dernier, un adulte l’accompagnant. Leur passant à côté à toute vitesse, sans doute un des hockeyeurs de l’équipe locale. Peu à peu, je prends une vue d’ensemble de la patinoire. Celle-ci reprend donc la vie que je lui imagine, chaque silhouette m’apparaît clairement, chaque sourire se retrace, et, traversant la longue fenêtre que j’ai faite installée sur le côté, la lumière du soleil dans laquelle bagnait l‘arène glaciale à ce moment. Oui, ça y est, je visualise chaque petit rayon de cette lumière, chaque détails, chaque personne, chaque chute : plus rien ne m’échappe. La joie qui était présente en devient presque palpable. J’ai toujours les yeux fermés et le premier rayon de soleil vient se me caresser la joue. Ca y est, c’est le moment. Je lève la main, la paume parallèle au plafond, comme si j’essayais de le retenir à distance. De petites lucioles bleutées se dirigent alors vers la paume de ma main, s’agglutinant et formant un amas sphérique dont la taille augmente jusqu’à avoir pour diamètre la longueur de ma main. Je jète la boule sur la surface de la glace usée et à partir du point d’impact se répand progresivement une glace nouvelle. Il est 6h00 et moi, Daryan, Archange des Glaces du 5e cercle, vient de redonner forme à la patinoire pour que puisse de nouveau se dérouler une journée de joie et de bonheur pour ces américains moyens du sud dont les plaisirs de la glace reste hors de portée. Ca n’est pas la montagne, mais c’ets toujours mieux que rien, disons que c’est ma contribution personnelle à un monde plus juste. A la seconde même où la nouvelle couche est finie, le soleil se montre répandant encore une fois à travers les vitres ses rayons chauds. Mais sa chaleur n’altérera pas la qualité de ma glace. Il est nature, Elle n’est que pure magie. La seule solution pour ces deux ennemis de toujours reste donc de co-exister. Six heures donc, heure à laquelle ma patinoire ouvre. Sans plus attendre, je me téléporte donc au Paradis où ma présence est requise, laissant derrière moi cette nouvelle patinoire libre d’accès à toute personne désirant y aller. Une fois au Paradis, on me remet ma liste de quota du mois avec les noms des personnes dont je vais devoir débarasser la Terre ainsi que les activités parallèle que je vais devoir mener. Bien entendu je dois me débrouiller de façon a ce qu’aucun mortel ne découvre ma nature mais avec le temps, cela est devenu une simple formalité. Je constate avec étonnement qu’une fois encore ma liste de victime est assez réduite… Peu de gens ce mois-ci mais beaucoup de stagiaires à gérer. Aujourd’hui je vais devoir… QUOI ?! Oh nan pitié. Je vais devoir travailler en collaboration avec une ange qui débute dans sa carrière de météorologiste. Hmm… Je lis que son pouvoir est celui de controler le temps qu’il fait, mais alors, à quoi je se… Ah d’accord ! … T_T … Le SEUL temps nécessaire pour cette mission qu’elle ne maitrise pas … C’est la neige ! Woopee-Doo! Trop bien! °\ToT/° Youpi ! Je vois d’ici le tableau, elle forme un amas nuageux pluvieux et je vais devoir installer un simple filtre visant à congeler l’eau qui chutera, et encore, ça c’est dans le meilleur des cas, au pire je crois que j’imagine tout aussi bien la scène… Elle crée une étendue nuageuse, derrière laquelle nous nous planquerons gentiment pendant que je ferai chuter la neige. Je sens que je vais pas m’ennuyer aujourd’hui. Mine de rien, ça faisait longtemps que je n’avais pas été réquisitionné en tant qu’ange tuteur de fin de formation. Mais bon, c’est comme toute chose, il faut bien y passer de temps en temps. Bon, j’ai rendez-vous quelque part entre l’Alaska et le Canada et ce dans 3 minutes, c’est qu’il s‘agit de ne pas être en retard ! Je prends donc le téléporteur et me voici arrivé à proximité du lieu précisé sur le dossier. Nous sommes dans une forêt supposée être déserte. Tout en prenant soin de rester à terre, plongé parmis l’étendue de sapins verts, je pré-déploie mes longues ailes blanches, attendant comme le précise notre protocole de rencontre le moment précis où je m’éleverai en même temps que ma future collègue. Ca y est c’est le moment. Je commence donc lentement à m’élever en battant des ailes, peu à peu je constate la taille de l’étendue verte qui nous entoure, une plaine s’étendant à perte de vue et pas une seule autre couleur que ce vert émeraude n’est présente. Mon regard se lève alors vers ma nouvelle stagiaire. Elle est là, à cent mètres de moi environ. Sa silhouette est portée par des ailes à son image, c’est-à-dire fines et légères. Nous nous approchons l’un de l’autre et peu à peu les traits de son visage commencent eux-aussi à se dessiner, se révélant eux aussi comme tracé à l’encre de chine. Sa chevelure brune encadre de magnifiques yeux verts. Elle a les cheveux assez long et raides, tombznt telle une cascade et rebicant vers l’intérieur au niveau des épaules pour ceux qui s’y arrêtent, et se dispachant en rebicant dans tous les sens pour ceux qui descendent en dessous des épaules… - Ayane Torrentia. ( ndla : se prononce Ayané Torenne-cia) Sa voix est douce et élégante, un vrai bonheur à écouter. Je lui réponds simplement d’un ton calme : -Daryan. Ses sourcils se froncent et un sourire troublé se forme au coin de ses lèvres : -N’y a-t-il pas un nom qui accompagne ce prénom ? Je lui sourit alors : -Disons que je préfère ne pas donner mon nom… -Mystérieu… ^^ -Oui, assez, je dois l’admettre. ^^’ -Bon et bien allons-y, nous avons un climat à assurer. -Nous ? Vous êtes une stagiaire et moi un ange tuteur, en théorie, si on respecte les règles de l‘art c’est vous, la novice, qui vous asseyez gentilment pendant que je fais le boulot et qu’après coup j’approuve gentilment votre stage final. Prenant l’air faussement véxée, elle relève sa main droite et claque subtilement des doigts. Apparaît alors silencieusement une marée de nuage gris foncé en dessous de nous, voilant la surface sylvestre. Je ne peux retenir une expression d’étonnement, lorsqu’après un second claquement, un surélèvement se forme sur la grande étendue de grisaille. C’est alors un sourire plein de satisfaction qui se forme cette fois sur son visage: - Une novice ? Je prend donc un sourire de bon perdant, elle m’a eu, il faut l’admettre : -Vous venez de transgresser une des règles de l’art qui me tiens le moins à cœur… Mais je tiens à honorer une de mes préférées… Après vous ! Avec la même grace qu’au moment où nous nous dirigions l’un vers l’autres, elle vient s’asseoir sur un rebord de la plaque cylindrique de nuage. Je lui emboîte le pas. Elle tourne sa tête jusque lors tourner dans le vide vers moi : - Je vais vous demander de bien vouloir créer un filtre d’air glacial en dessous de toute mon étendue nuageuse, je n’aurai qu’à activer une pluie pour qu’il neige. Simple programme qu’en pensez-vous monsieur Daryan ? -Et bien j‘en pense qu’il y a une faille dans votre raisonnement, mais qu’encore une fois vous allez me montrer que vous êtes une stagiaire qui émrite sa confirmation… Comment est-ce que je devine où sont les limites de cette impressionante masse nuageuse ? -Suis-je bête… Comme cela ! Elle m’effleure la joue et mon cœur n’a fait qu’un bond : le Temps vient de s’arrêter. Cette main est si chaude et si fraîche à la fois, si agréable mais pourtant si troublante, si fantastique et au combien réelle. Une véritable étincelle de vie. Mes ailes en frémissent, tout mon être s’en régale. Ayane retire sa main aussitôt ne laissant derrière qu’un contact psychique établi. Passé la surprise de ce regard nouveau que mes yeux ont, je réalise alors l‘intérêt de cet acte, je peux maintenant, étant entré dans son regard, percevoir les limites de son champs d’action et appliquer à mon tour mon pouvoir. Une fois ces préparatifs finis, nous partons, longeant la frontière américano-canadienne. Bien entendu, ces humains ayant des satellites, ils peuvent percevoir la forme des nuages qui doivent, selon leur règle se déplacé d’une manière précise et non d’une autre. La forme des nuages changeant donc sans cesse, Ayane et moi devons maintenir cet état d’osmose. Soudainement, le lien est rompu : c’est la fin de notre journée de collaboration. Je retrouve donc mon regard d’origine sur les choses. Néanmoins, ça n’est plus exactement le même. Il est différent désormais, non pas seulement pour avoir eu le simple plaisir de découvrir un nouvel angle d’approche sur le plan physique des choses mais aussi pour avoir découvert une sensation de bien être intérieur. Ce fut une expérience bizare, pas désagréable… Ni forcément agréable après-coup, disons juste que c’était… nouveau. Quoique… peut-être pas si nouveau que ça au final… -Sophie ? -Oui mon cœur ? -Je t’aime…
Sophie a un petit éclat de rire : -C’est tout toi ça ! -Quoi donc ? -Être si tendre au moment où on s’y attend le moins voyons…
Mais l’heure n’est pas aux délibérations, j’ai un rendez-vous avec Lens… Si je n’arrive pas à l’heure, ce rêveur va encore se mettre à errer sans but autre que celui d’admirer et de voir le bon côté de toutes les choses. Une vraie tête en l’air celui-là… Je me sépare donc en toute hâte de ma co-équipière : -Je suis désolé d’avoir à vous quitter si précipitemment, mais j’ai un rendez-vous urgent. Prenez cette adresse et contactez-moi pour la validation de votre stage. -Et bien, au plaisir de vous revoir, et peut-être qui sait, de travailler ensemble à nouveau… -Soyez sûre que le plaisir sera pour moi… Dans un éclat de lumière je disparais donc, réapparaissant au Paradis. Je trouve Lens entrain de m’attendre : -Ah te voilà toi ! -Oui, j’était en plein stage aujourd’hui… Une petite nouvelle dont je devais confirmer le stage. -Hmm je vois ! Les stagiaires sont toujours très gentilles. Tiens ça me fait penser, tu as entendu parler de ce qu’il se passe en Afrique sur Terre ? - Non quoi donc ? -Oh, rien de bien grave… Certains parlent d’un nouveau Fléau… -Rien que ça ? -Il ne doit pas être bien méchant, je suis sûr qu’en y regardant de plus près on verrait qu’il a un bon fond ! -Et ça ne t’alarme pas plus que ça ? -Non, pourquoi ? -Mais il faut absolument faire quelque chose… -Je te le dis,ça n’est rien d’autre qu’un mortel, le mouvement s’essoufflera de lui-même. -Oui mais enfin, mieux vaut enrayer nous même le processus, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer… Nous sommes des anges, c’est notre boulot de faire ça. -Pourquoi tant d’acharnement… -Mais parce qu’une question telle que la renaissance du Fléau est des plus imp… Je n’ai pas le temps de finir ma phrase qu’une silhouette apparaît. Elle était apparue en silence, s’étant posée avec la plus grande noblesse possible accompagnée de battements d’ailes tout aussi gracieux. Néanmoins sous l'effet de surprise j'ai fait apparaître mon épée, la pointant vers le coeur de mon adversaire. Cependant, La silhouette, dont le visage restait caché sous l'ombre d'un capuchon, lève son bras droit et détourne la lame du bout de son index avant de retirer son capuchon. Voici la façon dont mon ancêtre le plus célèbre venait d’apparaître, l’air sombre et déterminé : Gabriel, fondateur de la lignée des Gabriel-Asan, archange recteur du 9e cercle, puissant ange sur lequel le temps ne semblait avoir aucune emprise, et surtout, membre actif de l’ancien Sanctuaire. Devant mon ancêtre, seul membre de ma famille avec lequel j’entretiens un contact régulier, je fait une petite révérence : -Bonsoir Cher Aïeul. Lens lui, ne semble pas plus affecté que cela : -Oh salut ! Puis il s’incline, plus pour la forme qu’autre chose apparemment, Gabriel a beau être son recteur, cela ne semble pas le toucher outre mesure. Cependant je connais bien Gabriel, s’il a décidé d’apparaître au moment où nous parlions du fléau ça n’est pas pour rien… |
|  | | Ilias Tyrell Humain


Nombre de messages: 55 Date d'inscription: 31/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement Jeu 1 Fév - 17:19 | |
| Dans une vie, il y a des matins qui s’avèrent particulièrement difficiles. Je n’avais pas encore ouvert les paupières mais je savais déjà que ce matin serait de ceux-là, de ces matins où l’on croit ne pas pouvoir survivre. Je perçois la lumière filtrant à travers les rideaux comme une agression et j’ouvre un œil. Une violente envie de vomir me retourne le bide, c’est probablement ça qui m’a réveillé car le réveil matin indique fidèlement 9h46… 9h46 ça doit faire environ 4h20 de sommeil non ? Je m’extrais péniblement des couvertures et constate que je ne suis pas seul dans le lit… Qui c’est ? Bon sang si seulement je m’en souvenais… Elle est blonde d’après la touffe de cheveux qui dépasse des couvertures mais après ? Pas le temps d’enquêter là-dessus mon estomac m’envoie un nouvel appel de détresse. Salle de bain… Salle de bain… Evitant soigneusement de trébucher sur mes pompes en vrac pour ne pas réveiller la belle au bois dormant je me dirige vers la porte des chiottes et m’affale sur la cuvette des toilettes. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là, pitoyable, la tête dans le trou des toilettes mais ce fichu vomi n’a pas voulu sortir… Probablement parce que je n’ai plus rien dans l’estomac depuis longtemps ? Ma mémoire me fait défaut… Je me redresse, fébrile et ouvre doucement le robinet, position froide… oui très bien. Je me rince le visage et constate les dégats dans la glace. Ma capacité à avoir l’air frais alors qu’il n’en est rien me surprendra toujours ! Mais peut-être aussi que j’ai les yeux trop collés pour y voir clair dans cette salle de bain sombre. Il est temps de partir d’ici avant que Barbie se réveille… Pas le temps de prendre une douche, j’enfile mon jean par dessus mon caleçon. En tatant les poches, je constate que 2 capotes ont disparu… Petite forme hier soir donc mais je suis satisfait parce que malgré l’état lamentable dans lequel j’étais j’ai quand même réussi à me souvenir qu’il fallait me protéger… J’suis vraiment un type bien quand même. Je sors le paquet de clope de ma poche et évidemment il n’en reste plus aucune… Je ressens le besoin de nicotine encore plus violent que celui de me doucher ou de me rhabiller. Autre poche ? Il me reste des sous, je peux directement faire un saut au bureau de tabac c’est parfait… Me frottant une nouvelle fois les yeux, je cherche le reste de mes fringues ; mon T-Shirt est tellement dégueulasse que je décide de le laisser en souvenir à Barbie et enfile ma veste sur mon torse nu. Mon estomac râle et je me rend compte que ma tête tourne encore tellement que j’ai besoin de me tenir au bureau pour ne pas chanceler. Enfilant mes chaussures à la hâte, je vérifie dans les poches de ma veste que je n’ai pas perdu les clés de l’hôtel et sort discretement de la chambre sans laisser d’autres choses que mon paquet de clope vide, mon T-Shirt crade et mes fichues chaussettes (que j’ai oublié bien évidemment) ******************** Maintenant que j’ai fumé je me sens renaître… Mon estomac proteste toujours mais je le supporte beaucoup mieux maintenant que ma tête ne tourne plus. Je reconnais le quartier, je suis à 20 minutes de bus de mon hôtel mais je n’ai pas prévu d’y repasser tout de suite. Je dois voir Yoris aujourd’hui et le plus tôt sera le mieux. Je passe devant une vitrine, j’ai vraiment l’air d’un plouc sans chaussettes et il y a fort à parier que je sens l’alcool à trois kilomètres, en plus j’ai toujours mon caleçon de la veille ce que Dania ne manquera pas de me faire remarquer. Ce que je la déteste celle-là ! Pourquoi fallait-il que Yoris la prenne sous son elle cette gamine prépubère qui a une tête de Hobit avec ses cheveux frisés et ses oreilles décollées. Il me faut des chaussettes et un caleçon donc… Je rentre dans le H&M masculin le plus proche et constate avec joie que les caleçons sont tout près de l’entrée. Je les prend à la main et me débarrasse si habilement du cintre qu’on aurait pu croire que j’étais entré avec. Je grille la queue de la caisse. « Bonjour- Bonjour - Excusez-moi de vous embêter mais voilà, j’ai acheté ces caleçons hier et on a oublié de me retirer l’antivol.- Vous l’avez acheté dans quel magasin ? - Ici, hier après-midi, dans la précipitation vous savez… » Pas besoin d’en rajouter davantage il me prend les caleçons des mains et enlève l’antivol… « Merci beaucoup au revoir ! » C’est affligeant comme ces caissiers sont crédules et comme les vigiles sont aveugles. Sur le chemin de la sortie je trouve en plus le moyen de piquer des chaussettes… ******************** Les secousses du bus me rappellent que je ne suis pas bien, mais je prends mon mal en patience et regarde par la fenêtre. L’étiquette de mon nouveau caleçon me gratte… Coup de frein brusque de ce débile de conducteur, j’ai envie de l’étriper… Plus que 6 arrêts. Alors que le bus est à moitié vide, le type le plus gros du monde trouve le moyen de s’asseoir à côté de moi et m’écrase un peu plus contre la vitre. Je lui lance un regard méprisant mais ne dit rien et reporte mon attention sur l’extérieur… Visiblement le manque de confort ne gênait pas mon voisin qui sortit d’une espèce de cartable un journal énorme qu’il déplia augmentant ainsi mon inconfort. Les images de l’article qu’il lit sont assez frappantes et assez dégueulasses… Le Fléau… N’était ce pas cet événement horrible qui avait asservi tout le monde ? Si c’était ça… Les images parlaient d’elles mêmes et les quelques lignes que j’ai pu saisir de l’articles étaient assez alarmistes. Je me pris à songer à un monde où regnerait l’anarchie la plus totale. Pas bon pour les affaires tout ça… Je me demande ce que Yoris en pensera… Le gros porc tourne la page du journal et le feuillette assez rapidement. A tous les coups il ne s’intéresse qu’au supplément sport. Plus que 3 arrêts et je commence à avoir faim, il aurait pas des beignets dans sa poche le Bibendum ? Visiblement non mais je remarque qu’il a fini la lecture de son journal et que maintenant il ne sait plus ou le mettre. « Excusez-moi, pourrais-je vous emprunter votre journal si vous n’en avez plus besoin ?- (visage surpris de Bibendum et temps de réaction digne d’un dinosaure) Oh, mais bien sûr. - Je vous remercie » Cet abruti ne s’est pas rendu compte qu’en prenant le journal je lui ai piqué sa montre… Une de plus, il faudrait que j’aille m’arrêter les vendre un jour ça doit être ma 4ème. Je lis attentivement l’article sur le « retour du Fléau en Afrique » mais n’eut le temps de l’achever car j’arrivais chez Yoris. |
|  | | Iris Sinclair Ange


Nombre de messages: 64 Age: 18 Race: Ange Date d'inscription: 01/02/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 1 : Rassemblement Jeu 1 Fév - 19:40 | |
| Plongée dans mes doux rêves d’un monde éternel en paix, bien emmitouflée dans une couette de plumes, dans mon lit douillet, je n’imaginais pas qu’un aussi grand rassemblement de personnes s’annonçait. J’avais, certes, le pouvoir de lire le futur proche, mais on aurait dit que ce don me faisait défaut, aujourd’hui. Une seconde, je voyais des formes lumineuses diaphanes, symbolisant la vie des humains, l’autre, plus rien. Paniquée, je me levai prestement, regardant autour si la fin du monde ne s’était pas étendue jusqu’au Paradis. Cependant, je me rassérénai lorsque j’entendis frapper à ma porte. J’enfilai rapidement quelque chose de plus présentable qu’un pyjama, puis ouvris, pour me retrouver nez à nez avec un messager que je connaissais bien. - Oh ! Madame Iryziarukesilonasiel ! fit-il en se courbant légèrement. Je retint difficilement un petit rire. - Appelle-moi Iris, Loan, lui fis-je avec un sourire entendu. - Madame Iris… commença-t-il, mal à l’aise. J’ai eu pour mission de vous réveiller. Le Maître souhaite que vous preniez votre poste plus tôt, aujourd’hui, m’a-t-on dit. Je grattai mon cuir chevelu d’un ongle, puis compris. Il était certain que je ne pouvais me permettre de dormir alors que le monde risquait, sous l’impulsion d’une menace inconnue, d’être détruit. Enfin, ça, c’étaient les conclusions que j’en tirais : le Maître n’avait pas plus de détails. Peut-être était-ce mon don qui me permettait de tirer une conclusion si hâtive ? Je l’ignore. Après avoir pris congé de Loan, messager divin, je m’habillai de façon assez classique. Un jean bleu, un t-shirt blanc, avec, par-dessus, le veston d’un autre habit. J’agrémentai le tout d’un collier plutôt fantasque, un fil de métal avec un entremêlement de filages, juste devant, qui tombaient jusque dans le décolleté de mon chandail. Étrangement, je me rappelle que ce collier ressemble à mon sceptre, qui n’apparaît que lorsque j’ai besoin. Un sourire vague vint se coller à mes lèvres. Après avoir enfilé ma ceinture noire, mes chaussures à talons bas avec une grosse boucle sur le devant, je me coiffai rapidement, ne faisant que brosser ma longue chevelure blanche, et enfilai un serre-tête qui s’accordait à ma ceinture, lui aussi avec une petite boucle dessus. Satisfaite, je disparus. Je réapparus à l’endroit où j’arrivais toujours : dans le grenier de ma boutique de calligraphie, sur la Terre. J’ouvris la petite fenêtre qui était découpée dans le toit, et sortis en descendant l’échelle de secours, comme à tous les matins. J’époussetai mes vêtements propres, puis sortis de la ruelle qui passait juste à côté. Décidément, j’avais une grosse journée aujourd’hui. J’ignorais ce qui se passait, mais j’avais un très mauvais pressentiment. Je me rendis au magasin du coin de la rue, pour acheter mon journal, mon café et ma barre de chocolat quotidiens. La chinoise qui tenait le petit café-dépanneur me sourit, comme à chaque matin, et me donna ce que je réclamais d’habitude sans même me demander mon avis. - Quelque chose étrange, dans journal ce matin, affirma la jeune femme d’à peine trente ans, avec un regard bizarre. - Ah bon ? articulai-je difficilement, avec une bouchée de chocolat dans la bouche. Eh bien, madame Ling, à demain matin, continuai-je en lui donnant quelques dollars supplémentaires, comme à mon habitude. - Au revoir ! fit la susnommée avec une courbette. Je sortis, avec ce drôle de symptôme d’estomac qui me disait que quelque chose serait bien particulier aujourd’hui. Je m’assis sur un banc public, mon café entre les jambes, ma barre de chocolat dans la bouche, et le journal dans les mains. En tournant la première page, je m’étouffai avec le morceau de friandise que je mâchais nonchalamment et mon café faillit se déverser sur le trottoir. Je crois que mon journal a failli se déchirer en deux, tant j’ai tiré dessus. Je lançai mon papier vide, après m’être remise, dans la poubelle, puis lus en détail l’article qui résumait qu’un homme souhaitant égaler le Fléau sévissait en Afrique. Étranglée, je laissai mon journal et mon café pas même entamé à un clochard que je rencontrais tous les matins, en lui laissant un billet de petite valeur dans la main au passage, puis je courus sans m’arrêter. Vers où ? Je l’ignore. Puis, je ressentis une immense énergie, indomptée, qui venait de l’est. Je continuai ma course jusqu’à ce que la force devienne encore plus puissante. J’arrivai à un carrefour, et les auras des gens me parurent tout à fait normales, bien que la puissance était de plus en plus présente. Je la sentais m’oppresser le cœur, comme chaque pouvoir rebelle qui sommeillait dans chaque individu possédant un pouvoir psychique. Puis, l’événement : alors qu’une petite masse de gens attend de traverser, un homme continue sa marche sans regarder devant lui. Je ne fais rien, puisque j’ai l’impression que là se trouve la clef du mystère. En effet, une jeune fille bien banale tente de le rattraper, sans en être capable. Je retins une expression de surprise extrême : c’est la petite blonde, la mademoiselle tout-le-monde, qui dégage cette formidable énergie ! Je m’approchai, longeant le trottoir pavé. Puis, le déclenchement. L’homme est projeté de l’autre côté de la rue, où il chancelle encore, étonné. Le camion de pompiers continue sa course, mais la fille semble ahurie. Ce serait ma chance. Je sondai son esprit un moment : elle savait pour le nouveau Fléau. Je ne pus cependant pas m’enquérir de ses états d’âme, souvenirs plus récents ou rêves : son esprit s’embrouillait. Sûrement la confusion. Je restai cependant à distance. Avec son pouvoir, elle pourrait peut-être découvrir que moi aussi, j’en possède un, puisqu’il y a un magnétisme naturel entre les détenteurs de pouvoirs psychiques. Mes yeux disparates la jaugèrent d’ensemble. Si elle réussissait à canaliser son formidable potentiel, elle serait sans doute une redoutable télékinésiste… Je la suivrai à distance pendant un moment. [premier post sur un JdR semblable xD J'espère que ca ira x_x] |
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