
Depuis des millénaires les démons, les humains et les anges avaient fait la paix... mais un jour tout bascule, serez vous de l'aventure ? |
| | | Chapitre 3 : Installation | |
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| Auteur | Message |
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Arkadès Ange


Nombre de messages: 11 Race: Ange Date d'inscription: 16/10/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Ven 7 Déc - 0:32 | |
| Une petite boule de lumière apparait de nulle part. Elle tourne dans les air, rejoint par des dizaines puis des centaines d'autres photons. Dans un halo de lumière, je réapparais 2000 ans après. Je sais pourquoi je suis là, j'ai vu depuis la dimension où j'étais tout ce qu'il s'est passé... ou presque. Je regarde mon corps. J'ai vieilli, beaucoup trop à mon goût. Je fais quelques pas en avant en faisant se matérialiser des vêtements blancs sur mon corps nu et la marque du fléau qui l'a brulé de part en part, tout en serrant mon collier autour de mon cou. Un morceau de l'âme d'Aika y est suspendu. Aika, ou est-tu? Je ne te sens nulle part?Je ne la reverrai surement jamais. Elle doit être à l'autre bout du temps et de l'espace. Je dois me faire à cette idée. Ma vie d'antant, mes anciens amis, mon combat. Tout celà appartient au passé. Je n'oublierai jamais rien, mais je ne dois pas m'obstiner à vivre dans un temps révolu. Mais Kourai tu me manques. Tu m'as manqué pendant 2000ans, et maintenant que je reviens sur une terre que nous avons cotoyée tout deux, et que j'ai retrouvé un corps et un coeur qui portent encore les marques de ton amour et de tes étreintes, ma souffrance n'est que plus grande. Au bout de quelques secondes je sors de ma torpeur et relève la tête, en faisant apparaître mon épée de lumière dans ma main droite. J'ai reçu une nouvelle mission, et cette fois je ne faillirai pas. Je vais me joindre à nouveau au sanctuaire, et cette fois nous réussirons. Je déplois mes deux ailes blanches immaculées, et m'envole vers le chateau qui appartenait autrefois à Molly... Molly. Je reprends ainsi peu à peu le contrôle d'un corps que j'avais pendant trop longtemps abandonné, et je réalise alors que mes pouvoirs ont disparu. Je ne possède plus ni ceux de l'Ange du mana, maître de toute la magie des anges et d'Aziluth, ni ceux de la destruction, que m'avait transmis Iori... Iori Etait-ce le prix à payer pour me battre à nouveau? Celà fait-il encore parti de l'équilibre? Ou bien les avais-je déjà perdu il y a 2000ans en scellant le mal? Quoiqu'il en soit, je suis toujours capable de me servir de mes vieux tours d'Ange protecteur de la prétresse, j'espère que ce sera suffisant... cette fois. Luna... pardonne moiJ'arrive aux abords du chateau. Je préfère, comme à mon habitude, rester discret. Je dois voir Elle Woods, je l'ai vu mener la resistance. Le sang de Drakness et de la Géhenne coule dans ses veines. Je vais me mettre à son service et à celui du sanctuaire comme il y a 2000ans. D'un coup d'aile j'entre dans la pièce qui lui sert de chambre. L'aura de Kourai semble omniprésente, c'est étrange. Elle Woods n'est pas là. Tant pis, je l'attendrai. |
|  | | Kurando Humain


Nombre de messages: 33 Date d'inscription: 27/02/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Ven 7 Déc - 13:13 | |
| Il y avait ces héros solitaires, des êtres puissants omnubilés par un but en général destructeur, et qui n’appréciaient pas de côtoyer d’autres combattants au moins égaux, c’était probablement le cas de ce démon dénommé Vidin, ou alors il jouait très bien le rôle du névropathe. En tout cas il neutralisa Kurando en un rien de temps, qui s’en tira sans os brisés, quasiment un exploit. Néanmoins, comme le sang des samouraï coulait dans ses veines, il voua au vainqueur sans gloire un regard non pas haineux tout de même, parce qu’après tout leur affrontement aussi court fut-il s’était passé dans le cadre d’un entraînement, ni avec un désir de vengeance, mais plutôt de revanche. Mais bien sur ! Il trouva une idée, un plan imparable pour vaincre le démon avec brio, sans que rien ne puisse contester sa future victoire éblouissante. Il quitta donc les lieux et, en attendant que leur supérieure donne des ordres de mission, s’attela à un travail titanesque dans une salle temporairement inaccessible au public pour causes de … travaux, justement. Cela dura plusieurs heures, à poser des câbles, des amplificateurs sonores, des effets sons et lumières mais il fut fier du résultat, ça en jetait. Ainsi bientôt inaugureraient-ils la salle de karaoké du château, et nul que dans ce domaine il écraserait totalement le démon ! C’était d’une logique à toute épreuve. Il ne restait donc qu’à attendre la fin de la mission contre le Fléau, où l’on chanterait et boirait pour fêter la victoire contre l’ennemi, comme il se devait en telle circonstance. Surtout qu’après tous ces événements apocalyptiques, il était temps que Kurando se mettre en couple et songe sérieusement à repeupler la planète. Plein de petits Kurando qui courent joyeusement partout, tel serait l’avenir glorieux de l’humanité. Il ne restait donc qu’à trouver la mère des petits Kurando, si possible belle, intelligente et facile à faire rire, mais point facile à mettre dans son lit tout de même, car c’était bien connu, les femmes faciles ne faisaient pas de bonne mères. C’était sa maman qui lui avait dit, il y avait bien longtemps. Donc ça excluait la belle avec qui il avait couché le premier jour de son arrivée au Sanctuaire, dommage parce qu’elle savait y faire, mais la tradition a la vie dure, et puis il y avait d’autres demoiselles belles, intelligentes, et moins faciles, et avec de la patience, de l’humour et son expérience dans le karaoké, doublée d’une voix digne d’écoute, il avait bon espoir de commencer à repeupler rapidement la planète. En fait, pourquoi faire demain ce qu’on peut faire aujourd’hui ? Le karaoké bien sur, Kurando chercha donc Elle pour lui demander si une soirée karaoké ne donnerait pas du courage à tous avant qu’ils affrontent le Fléau, une sorte de motivation, de but pour mieux se battre. Belle et intelligente, Elle avait aussi une très belle voix et elle savait sûrement fort bien chanter, elle devrait donc apprécier cette initiative, en principe. Kurando la trouva, mais en conversation avec un nouveau venu vêtu de façon fort élégante. Le jeune homme resta donc à distance respectueuse, mais en vue, attendant qu’ils terminent leur conversation avant de présenter sa requête à leur guide spirituelle. |
|  | | Aïka Ange


Nombre de messages: 7 Race: Ange Date d'inscription: 03/12/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Ven 7 Déc - 21:21 | |
| Il y a 25 ans de cela… Au même instantUne odeur nauséabonde attaque mes narines. Une odeur désagréable, persistante et qui me donne la nausée. Des bruits provenant à ce qui semblerait d’une ville, m’étourdissent. Ils sont si forts, si stridents, si ennuyants… Une douleur diffuse mais intense se propage dans tous mon corps, comme si un à un mes membres se révélaient et en souffraient. J’ai mal de partout. Je ne ressens pas une seule cellule de tout mon corps qui n’est pas en train d’expérimenter une douleur. Je ne comprends pas, qu’est ce qui se passe ? Pourquoi je ressens tant de douleur ? Pourquoi je « ressens » ?? Je ne comprends pas…. Suis-je à nouveau matérielle ? Pourquoi est ce que je ressens des choses que j’avais oublié ? Cela fait des millénaires que je n’ai pas vécus de telles sensations corporelles. Je n’aime pas….. Je n’aime pas du tout. J’ai…. Si… Mal…. Je tente d’ouvrir un œil mais je n’y arrive pas, j’ai l’impression que mon visage est contusionné ce qui m’empêche le moindre mouvement. Je tente alors de bouger une autre partie de mon corps mais cela m’est trop difficile, comme si j’étais coincée sous un poids invisible. Au grand maux les grands moyens, il ne me reste plus qu’à me soigner avec mon plus puissant sort de soin, pourquoi chercher plus loin ? Je me concentre alors, mais rien ne vient, je ne sens pas la lumière bienfaitrice se répandre dans ce corps qui souffre. Je ne comprends pas…. Je reporte cela sur le compte de ma faiblesse et je recommence tentant de me ménager tout en me concentrant plus fort. Je me sens m’évanouir….. …. « Elle est là !!!! Elle est là, au milieu des poubelles !!! » Des pas et des cris viennent dans ma direction. « Allez chercher Madame Bradshaw, elle a l’air mal en point. Dépêchez vous ! » Des pas se rapprochent, d’autres s’éloignent. Tout est loin, tout est proche, j’ai perdu toute notion. Ces nouvelles sensations me font souffrir et me donnent le tournis. Je sens qu’on me touche, qu’on me soulève, mon corps se plie sous la douleur et alors que je crie aucun son ne sort de ma bouche. J’ai mal…. Laissez moi… Je ne vous connais pas….. Je suis Aïka, ex Grande prêtresse des Anges…. Laissez moi….. Je n’ai pas besoin de vous….. ……. « Rena, Rena, réveille toi » Qui est Rena ? C’est moi. Comment ça c’est moi ? Que se passe t’il ? J’ouvre un œil, puis l’autre. La douleur est moins forte. Mais la lumière m’aveugle, voir avec des vrais yeux cela faisait des millénaires… Je pousse un gémissement et balbutie que je veux moins de lumière. La voix que j’entends n’est pas la mienne. Cette voix est…. Enfantine. « Silvia, laisse Rena se reposer, sors de la chambre » Je me tourne alors vers la dénommée Silvia. Son visage est beau mais marqué par ce qui semble être de la fatigue, ou bien est ce qu’elle aurait grandi trop vite ? Elle sourit, dépose un bisou sur ma joue et sort de la chambre. Ses habits sont délavés, abimés et trop petits pour elle, ils semblent avoir été beaucoup portés. Je regarde alors autour de moi, la chambre est petite, une impression de vieux et de sale s’en dégage largement. Cela me met mal à l’aise. Je n’aime pas cet endroit. Je baisse les yeux sur mon corps pour voir si j’ai totalement guéri et je manque de m’étouffer. Ce corps n’est pas le mien !!!! J’élève ma main à hauteur de mon visage pour l’examiner. Que cette main est petite !!! Mon cœur s’accélère du à cette découverte, je tente alors de me calmer et de m’examiner avec plus d’attention. Ce corps est tout petit, blanc, maigre, contusionné, il ne m’appartient définitivement pas. Ce n’est même pas le corps que j’avais quand j’étais petite. Je touche le visage, les cheveux, tout m’est étranger et si différent. A vue d’œil ce corps a 9 ans et est humain. Je ne comprends pas pourquoi je contrôle ce corps. Que se passe t’il ??? J’ai un collier autour du cou. Enfin, cela ne ressemble pas vraiment à un collier ordinaire. Je le saisis et le regarde attentivement. C’est un fragment de l’âme d’Arkadès. Arkadès où es-tu ? Sais-tu ce qu’il m’arrive ? 2000 ans avec toi, dans cette autre dimension, et maintenant me voilà seule et démunie dans un corps de petite fille. Je tente de communiquer avec lui, il doit bien savoir ce qui se passe. Je me concentre tout en serrant fort le fragment de son âme. Cela devrait marcher. Je m’évanouis à nouveau. … Silvia : « Cela faisait 3 jours que l’on te cherchait. Tu étais sous des poubelles depuis tout ce temps ? » La mémoire de ce corps me parvient maintenant. Je me souviens. Se souvenir, dans ce cas là est une bien étrange sensation. IL me poursuivait, il m’a battu, il m’a battu tellement fort cette fois. Enfin, elle, la petite fille. Rena. Et il l’a laissé trainer là. Elle a lutté pendant 3 jours, mais sans eau ni nourriture ses forces l’ont abandonné. Silvia : « Tu as eu de la chance ! » De la chance ? Non je ne crois pas. Ou alors, si on peut dire. Rena, je le sens très clairement maintenant, s’est élevée, elle est devenue pur esprit. Et moi j’ai « pris » son corps. Parce que son corps était libre, ce corps venait tout juste de s’éteindre et son âme venait tout juste de s’élever. Mon vrai corps n’est que poussière depuis plus de 2000 ans. Si je devais revenir sur cette terre et cette dimension, il est clair que je ne pouvais pas retrouver mon ancien corps. Tout devient un peu plus clair. Enfin, si on veut. Elle s’est libérée de cette emprise et de cette souffrance. Je suis contente pour elle. Mais…. Et moi ? ET MOI ??? Silvia, me sortant de ma torpeur : « Je n’avais jamais remarqué que tu avais un œil vert et un œil marron, c’est bizarre ! Moi : Tu… » Je m’arrête, je ne me suis pas encore habituée à entendre la voix si innocente et enfantine de Rena lorsque je parle. Moi : « Tu peux m’apporter un miroir Silvia s’il te plait ? » Elle sort alors de la chambre et revient presque immédiatement avec un petit miroir. Enfin plutôt un fragment d’un plus grand miroir et me le tend. Je le saisis et regarde ce visage étranger. Ce visage est si blanc, on dirait presque une poupée de cire, mais en beaucoup moins joli et gracieux parce que les poupées de cire ne vivent pas ce que ce petit visage a pu traverser dans sa courte vie. Les joues sont creuses, les lèvres sont fines et les yeux sont intrigants. Il y a en effet un œil marron, vide, terne, triste, et un œil vert. Cet œil vert est définitivement le mien, celui de mon âme, celui de mon vrai corps. Je reconnais mon ancien regard. Ce regard qui me valait tant de compliment de la part de Tidus. Je pose immédiatement le miroir sur le lit. Je sais ce que cela signifie et cela me fait peur. Cela veut dire que mon âme a définitivement adopté ce corps et qu’il m’appartient entièrement désormais. Ce nouveau corps est le mien. Des larmes se mettent alors à couler le long de mes joues. Des larmes brulantes qui me piquent les yeux. Qu’est ce qui m’arrive ? Pourquoi suis-je de nouveau sur Terre ? Pourquoi m’infliger de nouveau tant de souffrance ? Chaque respiration est une torture, ressentir toutes ces sensations m’insupporte, je ne me souvenais pas qu’être matériel était aussi détestable et dégradant. Je suis comme attaquée de toute part, chaque son, chaque odeur, chaque sensation sur ma peau est comme une insulte et un coup porté à mon âme. Je ne veux pas rester dans ce corps, je ne veux pas !!!! Silvia me voyant pleurer et commencer une crise de panique, s’approche de moi et me prend dans ses bras. Je la repousse immédiatement, sentir son corps m’irrite profondément. Je veux seulement redevenir immatérielle, je veux faire cesser ce calvaire, cette souffrance, ce mal être… Cet enfer !!! Silvia sort de la chambre, vexée. Peu m’importe, je vais tout faire pour m’échapper de cet endroit sordide et trouver un moyen de m’échapper de cette incarnation tout simplement. Je me concentre pour me téléporter vers Aziluth, ma terre, là où je devrais être. Je me concentre fort, tente de repousser mes limites.... Je tombe à nouveau dans les pommes. |
|  | | Daryan Ange


Nombre de messages: 167 Age: 18 Race: Protéger. Date d'inscription: 21/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Mar 18 Déc - 20:15 | |
| Voilà, petit post un peu hors histoire, mais c'était jsute histoire de me remettre dans mon personnage et de resituer ce qui lui était arrivé jusqu'à présent... (Et oui, j'avais déjà prévu des psot mais ayant du reformater mon ordi, bah j'ai tout perdu. Du coup, plus moyen de mettre la main sur certains détails!) Bref END OF MY LIFE... Mesdames et messieurs : Post! ************************************************************************************************************** Le combat entre Ismaël et moi se termine donc par un petit duel au corps à corps combinant épée et magie. Visiblement, mon jeune homologue démon est de force équivalente avec moi, mon strict opposé quoi! Une fois tous deux en sueur, nous nous arrêtons. Je dois bien admettre que mener ce combat m'a plu... C'est que je finirais presque par l'apprécier ! x') Mais peu m'importe, je pense que maintenant qu'Elle a une idée précise sur le niveau de chacun d'entre nous, je peux partir. Nous ne risquons pas vraiment grand chose ici, la magie de Molly règne encore et nous protège. Retour vers ma chambre afin de prendre une bonne douche et de récupérer cet étrange livre que j'ai ramené de la bilbiothèque. Lorsque je rentre, je suis seul. Mon premier geste est d'ouvrir l'armoire afin de trouver de nouveaux vêtements propre. J'opte pour un haut noir à col montant sur lequel ont peut voir des bandes blanches s'entremêler. Pour le bas, un simple pantalon noire et une ceinture blanche dont la boucle est bleu marine. Je file ensuite prendre ma douche avant de m'attaquer à l'étude de l'étrange livre bleu nuit. Pour cela, je pars m'installer dans une salle du chateau qui semble délaissée et où je pense pouvoir être tranquille. La pièce est vidée de tout meuble à l'exception d'un petit bureau, sur lequel trône une lampe reliée à une prise, et d'un fauteuil. La seule lumière émanant de l'extérieur et traversant trois grandes fenêtres -disposée sur un même mur et donnant une vue sur l'avant du chateau- illumine l'intérieur de la pièce. Dehors, le ciel est rempli de nuages gris et cela donne à la salle une luminosité des plus ternes. Elle me semble hors de toute emprise du temps, vide, comme si on avait oublié qu'elle existait, comme si elle avait simplement quitter le cycle normal du temps. Contrairement aux autres salle, je n'arrive pas à m'imaginer cette pièce du temps où Molly habitait encore ici. Je n'arrive pas à l'imaginer vivante, habité, aménagée... C'est comme si elle avait toujours été dans cet état là, et qu'elle y resterait pour encore quelques temps. Mais pour le moment, je file m'installer dans le fauteuil, pose le livre sur la table et entame à nouveau une série de désenvoûtement du sortilège bloquant l'ouverture du livre... |
|  | | Elle Woods Admin


Nombre de messages: 419 Age: 24 Race: Humaine Date d'inscription: 18/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Ven 21 Déc - 13:53 | |
| Elle tendit sa main à Loriel avec gentillesse en lui disant " Vos paroles sont pleines de sagesse mais il n'est jamais trop tard pour bien faire et votre offre est acceptée de bon coeur". Cependant la jeune fille ne pu continuer plus longtemps car elle se sentit frappée d'un sentiment violent qui ne lui appartenait pas... Kouraï souffrait. Elle la sentit pénétrer son coeur et sa conscience perdre pied. Elle se voyait courir, bousculer tout le monde et être accostée par Kurando à propos d'une histoire de karaoké. Kouraï le regarda un moment, elle ne voulait véxée personne mais elle était très préssée. " Un karaoké ? Si vous voulez, nous ferons ça ce soir. Je vous laisse trouver les machines." Elle se retourna ensuite vers les autres, prenant une longue respiration dans ce corps qui n'était pas le sien. " La mission est reportée à demain." Et elle partit à nouveau en courant. Jamais ces couloirs familiers qu'elle avait si longtemps parcouru dans sa vie ne lui avait semblait si long... C'était ici que sa fille était née, la petite Risa. A l'époque Arkades était mauvais... il avait rejoint les rangs de Lucifer, maître des enfers. Mais tout ça c'était du passé, de même que sa vie et sa mort à lui. Que faisait il là maintenant ? Elle était sûre que c'était son aura. La porte de la chambre est ouverte avec fracas, violence, empressement. Par les yeux d'Elle, Kouraï balaye la pièce et elle le voit aussitôt. Les larmes lui monte aux yeux. " Ark..." Mais ce n'est pas sa voix, ce n'est pas son corps. Elle s'approche cependant. Il ne la reconnaît pas tout d'abord mais il voit son aura, ce ne peut être qu'elle. Sa femme, la mère de ses enfants, mais elle est morte. Ce n'est pas son corps qu'elle occupe. Il le sait... "Kouraï... c'est... toi ?" Elle hoche la tête en signe d'affirmation, elle se sert contre lui, il lui rend son étreinte. Sa chaleur est familière mais elle sait que ces retrouvailles sont contre nature et qu'elle force le destin. Leur destin. Ils étaient destinés à se haïr, à se détruire, à s'aimer, à se chérir, puis enfin à se séparer. Arkades avait laissé Kouraï pour sauver le monde et quand elle même était morte après avoir vu naître leur petits enfants elle n'avait pas réussi à le retrouver. La malédiction du Fléau et cet absence avait empêché l'ancienne impératrice de la géhenne de se réincarner... Plus tard peut être, quand tout serait terminé. Des larmes coulent sur les joues de la jeune femme, les larmes de Kouraï. "Je ne peux pas rester, je suis morte depuis longtemps et ce corps est celui de la nouvelle dirigeante. Je..." Elle n'osa terminer. Son amour pour lui avait toujours été plus fort que tout mais lui avait été partagé entre elle et une autre. Il n'était pas marqué du sceau de l'absolu comme elle, elle ne devait pas rester, encore moins dans ce corps. Elle ignorait si il pouvait voir les esprits ou non, en tout cas il pourrait sûrement sentir son aura. "Je voulais te voir, te voir vraiment, mais c'est trop cruel pour Elle d'assister à ça et de ressentir ce que je ressens." Sa présence dans le corps de la blonde humaine s'estompa peu à peu, elle posa les lèvres rose d'Elle sur celle de l'ange et lui sourit tristement. "Une unique fois alors..." Et elle disparu, laissant Elle complétement interloqué, seule dans son corps. L'aura de Kouraï l'envellopait toujours mais... "- Elle est partie, je crois... qu'elle est triste." Dit Elle d'une voix enrouée par les larmes. "Vous êtes son mari ? Enfin..." Elle pensa que maintenant il était veuf. Kouraï se réincarnerait sans doute un jour mais quand... Personne ne le savait, pas même la jeune fille aux si grands pouvoirs. " Elle m'a dit, avant de partir, que vous étiez là pour m'aider. Vous êtes le bienvenu parmi nous... mais s'il vous plaît sortez de cette chambre. J'ai besoin d'être seule." Se faire voler son corps par quelqu'un d'aussi passionné que Kouraï était très éprouvant, il ne fallait pas être devin pour le comprendre juste connaître la femme qu'avait été la démone. Et qui la connaissait mieux qu'Arkades ? "- Très bien, je vous laisse. - Prenez une chambre, celle que vous voulez. Nous partons demain en mission et ce soir nous faisons une petite fête... un karaoké. Vous m'expliquerez à ce moment là ce que vous êtes venu faire ici."Elle s'assit sur le lit, les yeux dans le vague. Elle était innocente et avait toujours vécu dans le luxe et la facilité, Kouraï, elle, avait connu la famine, la guerre, la douleur de la perte des êtres chers, elle s'était même battu contre ceux qui avaient été ses amis... Jusque là leur contact mentaux n'avait jamais permis à Elle de ressentir avec autant de force la différence entre elles. Elle était triste, triste pour son ancêtre, triste pour Arkades qui se retrouvait seul. Avant qu'il ne sorte, elle murmura "Je suis désolé pour vous..." Mais elle ne leva pas les yeux, fixant le plancher avec tristesse. *** Le soir, elle se changea, Kouraï était revenue. "- Tu ne devrais pas te mettre dans des états pareils, ce sont nos histoires pas les tiennes. - Mais c'est tellement triste, on ne sait même pas si il peut te voir. - Même si il le peut, il ne me verra pas, je ne viendrais pas avec toi ce soir. - Kouraï... Tu ne peux pas m'abandonner comme ça ! Qu'est ce que je vais faire moi sans toi ? - T'amuser, comme tu fais d'habitude, c'est le but de ce karaoké. Pour les choses sérieuses je continuerais à être avec toi, mais là, non, vraiment. Qu'est ce que j'y ferais ? - C'est vrai... Tu chantais bien quand tu étais vivante ? - Même maintenant que je suis un esprit. Ma fille par contre chantait très mal, elle dansait très bien en revanche. - Tes enfants se sont réincarnés ? - Jagun et Hanji oui, pas Risa, elle est devenue un pur esprit. Je la vois quelque fois. Elle sera heureuse d'apprendre où son père était passé, elle l'a beaucoup cherché."Elle finit de s'habiller d'une robe noir, courte, le genre de robe qu'elle aurait pu porter avant le fléau. Elle mit avec une chemise de flanelle rose et sortit. "- On se voit après ? - Je ne bouge pas d'ici."Et elle se rendit au karaoké installé par Kurando au sous sol. ******** Consigne => On se détend tous au karaoké ! |
|  | | Hanna Warldof Démons


Nombre de messages: 110 Age: 24 Race: Démon Date d'inscription: 05/03/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Ven 21 Déc - 14:33 | |
| Hanna était restée en retrait, elle discutait avec ses voix. Elle pouvait passer pour folle mais en réalité avec un peu d'habitude ça ne paraissait plus si anormale que ça. Judith par exemple en avait vu d'autres. Seuls les personnes torturés sont marqués du sceaux et de la malédiction qui frappe Vidin, Judith et Hanna ne fait aucune exception. Judith semble joyeuse et pleine d'entrain mais ce n'est qu'une image de surface, sa demi-soeur le sait. Elle a vu la tristesse dans les yeux de la jeune fille aux cheveux blancs, elle a vu ses larmes, mais elle sait aussi respecter le masque que sa soeur souhaite conserver. Pourtant ce matin là, l'aînée de la famille Warldof est légèrement différente. "Hanna, arrête de parler à tes voix !" Surprise d'être ainsi interrompu, Hanna se retourne vivement et jauge sa compagne sans lui répondre. "Tu ne crois pas que tu devrais te réconcilier avec Vidin maintenant ?" Ce à quoi la brune aux reflets violets répondit par une grimace. "Nous ne sommes pas à proprement parler fachés..." mais elle n'eu pas le temps d'argumenter plus avant car elle dû éviter un coup de poing de sa soeur (qui ne manquait pas de force). "Tu es folle ou quoi !?" Judith lui jeta un regard noir avant de répondre. "Essaie au moins de sauver les apparences. Nous le faisons bien, nous." et elle s'éloigna de quelques pas avant de terminer sans se retourner : "Et fais attention à toi, ici nous ne sommes pas dans notre petit village. Il pourrait t'arriver du mal si tu restes à ne penser qu'à tes voix."Hanna resta un moment interloqué puis elle se reprit. Effectivement, à ce tarif là, il allait falloir aller parler à Vidin. Se regardant dans un flaque d'eau, elle passa la main dans sa longue chevelure et soupira. Encore un geste et une pensée inutile... Elle contourna ensuite le groupe et se mit à côté de Vidin dont elle tapota l'épaule. "Hum... Vidin ? Je peux te parler ?" Non qu'en soit, elle est besoin de son autorisation pour parler mais passons. Elle l'emmena en retrait et une fois assez loin pour ne pas être entendu, elle passa la main machinalement sur sa nuque. Elle n'avait pas été seule avec Vidin depuis qu'ils avaient quittés leur village, il faut dire qu'elle détestait le silence qui se faisait en sa présence... Mais là, elle allait parler, ça comblerait les vides. "Tu te souviens de la dernière fois où Judith nous a pété un cable ? ba... elle recommence..."Evidemment le lecteur lambda n'est pas sensé savoir de quoi Hanna parle alors remontons un peu dans le temps pour voir de quoi il s'agit... [Flash Back] Hanna venait juste de revenir du voyage où la marque était apparu... Plaquée par Vidin (ou rejettée, c'est vous qui voyez), elle s'était enfermée dans sa chambre et n'en sortait plus. Elle teignait, teignait et re teignait ses cheveux jusqu'à ce qu'il n'y ai plus une seule trace de blanc mais bien un violet foncé profond à la place. Elle pleurait aussi, elle n'arrêtait pas du jour et de la nuit. Judith venait lui casser les pieds tout les jours, non qu'Hanna lui ouvre plus qu'aux autres mais Judith se plantait devant la porte et lui parlait pendant une heure avant de partir en lui promettant de revenir le lendemain. Un jour cependant, Judith défonça la porte et plaqua Hanna par terre. Trop surprise pour réagir, la plus jeune des deux soeurs se prit une sacrée raclée jusqu'à ce qu'elle utilise inconsciemment son nouveau pouvoir et pousse Judith au loin par un bouclier d'aura plutôt violent. "- Mais qu'est ce qui te prend putain !" Laissa échapper Hanna, furieuse et la lèvre en sang. "- Tu vas sortir d'ici ou me fournir une bonne explication sur ce qui te fait rester là !" Des nouveaux coups fusèrent qu'Hanna évita tant bien que mal. Elle ne maîtrisait pas encore sa nouvelle puissance et elle craignait plus que tout d'utiliser ses pouvoirs à mauvais escient. "- Ce ne sont pas tes oignons, je fais ce que je veux." Hanna flanqua un coup de pied bien placé à Judith qui tomba à terre. Celle ci attrapa le bras de sa soeur et la fit tomber à terre et elles étaient bien partie pour se blesser un peu plus mutuellement quand Vidin entra dans la pièce et sans qu'Hanna puisse réagir, elle se vit attrapé par son ami et éloigné de Judith. Elle ne tenta pas de se débattre mais Judith en revanche voulu revenir à l'assaut. Elle n'y arriva cependant pas car Hanna usa de son pouvoir pour former un bouclier. Tapant contre ce mur invisible, Judith se mit à pleurer... Vidin voulu l'approcher mais Hanna se dégagea de son emprise et lui intima de la main de s'éloigner. Elle leva le bouclier et s'approcha de sa soeur. "- C'est de ma faute..." Sanglota Judith à genoux tandis qu'Hanna la prenait dans ses bras. "- Chut... ça va aller Ju', tout va bien se passer..." Plus tard, Judith calmée, Hanna était sortie de sa chambre en désordre et regardait les étoiles d'un air pensif. Elle sentit alors les voix s'estomper dans son esprit, signe de la présence de Vidin. "- Est ce que je peux te demander ce qui s'est passé ? - Tu peux, mais je ne sais pas si je saurais te répondre. - Alors, quoi ? Me réponds tu ? - Hum... Judith se sent responsable pour beaucoup de choses qui sont arrivés dans le passé. Comme je me suis enfermée, elle s'est sentie responsable de ça aussi et elle a fondu un fusible. Ce n'est pas la première fois mais d'habitude on est pas si violente. - J'aimerais bien savoir ce que tu ne me dis pas... - Va savoir... mais de toute façon nous savons tout les deux pourquoi je me suis enfermée, non ?" Et sur ces dernières paroles elle rentra chez elle, là où Vidin ne pouvait la suivre à une heure aussi tardive. [Fin Flash Back] Au temps présent, Hanna continuait ses explications. "Elle a essayé de me donner un coup de poing ! Tu te rend compte ? C'est absolument effarant ! Enfin j'ai réussi à esquiver mais..." Comme Vidin ne la coupait pas (ce que tout le monde faisait quand elle monologuait pour combler le silence) elle s'interrompit, il avait sa tête des mauvais jours et elle se demanda un instant si il avait compris ce qu'elle lui disait : "Vidiiiiin ! Tu m'écoutes ? C'est important !" Elle posa les poings sur ses hanches, l'air boudeur comme une enfant. Au fond, elle n'était guère plus sous ses airs durs. "- Je me demande juste pourquoi tu viens me dire ça à moi. C'est ta soeur, pas la mienne. - Parce que pour qu'elle aille mieux, il faut qu'on ait l'air de très bien s'entendre. Donc on s'entend bien, c'est tout. Je t'aime, tu m'aimes, tout le monde est heureux !" et après une pause "Enfin amicalement évidemment."- Hanna, je m'efforce de t'épargner ma présence qui t'horripile prodigieusement, et voila que tu viens à moi pour préserver la santé de Judith ... une si soudaine confiance en moi, je vais verser une larme ... Hanna préféra ne pas répondre parce qu'elle savait qu'elle aurait beau lui expliquer qu'elle n'était pas horripilée, il ne comprendrait pas. Il ne l'avait jamais comprise de toute façon... Vidin semblait méditer et il reprit la parole. "Non, pas de larme. Ecoute moi Hanna, je suis un démon vengeur, pas un comédien, si tu veux vraiment que Judith aille mieux, il faudrait que tu me supportes plus de trente secondes. Pour ma part, je ne sais pas si tu as remarqué mais j'ai tendance à m'isoler, mais je ferais une exception pour vous deux parce que ... parce que je n'ai rien d'autre à faire. On peut commencer de suite, amicalement, ou alors on fait comme d'habitude, tu vas de ton coté et moi du mien ..." - Du moment que tu me laisses parler pour ne rien dire je te supporterais pour une durée infini.Sans répondre, Vidin rejoint le groupe sans se presser et Hanna le suis de près pour bien montrer à Judith qu'ils ne sont plus fachés. Quand ils revinrent dans le groupe, Elle fut frappé par un éclair blanc et s'en alla comme une furie vers le château. "Tiens... Elle a oublié qu'on allait faire la guerre ? Ba... tant pis... on l'attendra." De toute façon, pour le moment, Hanna était surtout préoccupée de Judith.[/b] _________________ Dans le noir, le désespoir est permis. Je te suis fidèle à l'infini, ça me suffit. |
|  | | Les Soeurs Lockheart Humain


Nombre de messages: 71 Race: Humaine Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Mar 1 Jan - 19:19 | |
| HS : Je voulais vite m’insérer avant de reprendre une vie rythmée ^^’’ mais au final, j’ai pris du temps, j’espère que cela vous conviendra  Partie 1 ! Car il parait que la longueur de mon post dépasse la limite autorisée (je crois que j'ai battu des records là... ) D'ailleurs, que l'on m'excuse les fautes et les répétitions mais je suis paresseuse à les corriger, je fatigue. ***************************************************************** Deux silhouettes humaines courent en lisière de forêt alors que le crépuscule touche à sa fin. Nul n’aurait su distinguer leurs traits, hormis en relevant la capuche de leur pèlerine. L’une était plus claire que l’autre, de par la couleur blanche de son habit alors que l’autre était noire. Elles longeaient une route assez importante d’un bon pas, jetant des coups d’œil furtifs autour d’elles de temps à autre… _Lou, s’il te plaît, passons par l’intérieur du bois… émit plaintivement la forme blanche. A sa voix, on se doutait qu’il s’agissait d’une femme. _Du calme Bébé… On s’y précipitera si ça sent le roussi… rassura la forme noire. _Où est Schnee ? demanda l’autre. _Il passe par la forêt lui… _Je persiste et signe qu’un félin n’a pas le même comportement qu’un canidé… Plus indépendant… _Il existe des histoires où les chats retournent auprès de leurs maîtres… _Sauf que là, tu parles d’un lynx recueilli dans les Alpes… _…Mais qui a grandi près de nous. De plus, où irait-il ? Il croque certes les mulots comme un grand mais nous lui grattons le menton comme nulle âme… Bon sang, une demie-heure que nous marchons depuis que le transporteur nous a lâchées à la moitié du chemin et pas un soldat du Fléau… Curieux… _Oui, surtout qu’ils ont réussi à percer les défenses d’Heidelberg… Exploser le pont pour empêcher les vivres d’arriver, il faut admettre que ce n’était pas une manœuvre sotte… _T’es dans quel camp au fait ? >_< s’emporta l’autre. _Dans le tien. _J’préfère. _Et si tu avais été plus curieuse de ton environnement, tu aurais perçu des bribes de réponse… Une armée « singulière » ai je entendu, aurait mis la main sur le château. Et elle appuya le « le » du château. _ «Le» château ? répéta avec effarement son interlocutrice. Celui dont nous parlait maman autrefois ? _Celui-là même. D’ailleurs, c’est pour le trouver que tu as choisi cet itinéraire, n’est ce pas ? _Je… s’embrouilla sa sœur. _Pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ? interrogea-t-elle d’un ton neutre. Les deux humaines s’immobilisèrent. De toute façon, il semblerait qu’il n’y avait nulle trace de danger aux alentours. _Quelle place accordes-tu aux rêves Bébé ? demande la forme noire d’une assez petite voix en regardant la forêt où Schnee devrait se trouver._… _Tu ne sais pas toi-même n’est ce pas ? _…Disons que je n’ai pas encore tranché la question… _Je l’ai vu cette nuit. Enfin, pas exactement, j’ai revu maman me parlant de cet endroit. Tu sais, notre nid n’a pas aimé la visite des soldats du Fléau… Par chance, ils n’ont pas trouvé notre cachette à trésors puisque nous avons tout sur nous, mais tu me diras qu’il n’est plus raisonnable d’y vivre. _Cela est vrai : ils n’ont pas oublié le lieu pour la destruction… Un petit logement en terre plein qui n’était pas d’une grande prétention. Quel intérêt avaient ils donc ? _Le plaisir de voir un bon feu s'y élever peut-être. _Irrationnel. _Le jour où tu comprendras que la vie n’est pas toujours logique Bébé, je n’existerai plus ! Et elles se turent. Un bruissement de feuilles leur signala que leur compagnon de route se rapprochait. Il vint placer son museau dans la main de l’humaine à la pèlerine noire avant de poser une patte pataude sur sa besace. _Tu as un creux Schnee… _Ah je me disais bien qu’un félin ne suivait pas quelqu’un de façon désintéressée ! _Oh Bérangère tais toi ! Tu me pourris mes rêves. _C’est mon rôle que de t’enseigner à ne pas trop te bercer d’illusions, voire pas du tout même Louna. Louna sortit une boulette de bœuf séché de sa besace et la donna à Schnee qui ronronna brièvement avant de manger sa gourmandise. _Fais attention avec les provisions Lou… Prudence est mère de sûreté. _Bébé, tu me fatigues des fois à jouer les moralisatrices. Nous pouvons aller dans la forêt si besoin est non ? _Je te rappelle juste que le Fléau a sévi avant que je n’apprenne plus de plantes utiles… Et tu te vois chasser toi ? Lou grimaça. Cogner un être humain la gênait moins qu’un animal. _Peut-être pêcher… _Nous sommes en guerre ! Il nous faut nous adapter ! Et si possible avec raison… _Toi ta fichue raison… De toute façon, tu sais où nous nous dirigeons non ? _Et tu penses sincèrement que cette « armée extraordinaire » nous recrutera comme ça, avec nos jolis visages alors que nous ne sortons pas d’une caserne mais toi d’un emploi temporaire de vendeuse et moi d’une faculté de pharmacie ??! Oh mais maintenant que j’y pense… Mais si, il y a un petit espoir ! _Chauffe neurone chauffe… bip, erreur je ne suis pas sûre de te suivre. _Une guerre = des soldats + des civils. _Euh oui ? Pour l’instant, nous ressemblons plus au deuxième terme de l’équation là. _Pas exactement, et un faible sourire étira les lèvres de Bérangère. A bien y regarder, nous appartenons aux deux membres de l’équation… Devant l’air un peu perplexe de sa jumelle, Bérangère renchérit. _Tu as de l’énergie à canaliser toi non ? _Ca se peut… Si ça me permet d’éviter de déprimer dans l’inaction mais toi aussi tu es dans ce cas ! _Sauf que je suis juste un peu plus pacifique que toi… Je n’ai pas fait craquer le cartilage d’un nez amical… _Il m’a surprise par derrière pour me prendre dans ses bras ! Tu voulais quoi ? Que je me retourne et que je lui roule une pelle de bienvenue ??! _Pas à ce point là -_-‘ toujours excessive Melle Libido. _Je te retourne le compliment à l’inverse Melle Néocortex >_< T’es pas foutu d’écouter les signaux d’alarme de ton corps toi ! _Tu ne vaux guère mieux de ce côté, et Lou se renfrogna. Il vaut mieux raisonner, garder la tête froide. _Bébé, un humain est, par définition, un mélange des deux, si possible équilibré -.-‘ _Sauf que pour nous, ça ne fonctionne pas… et elle répéta plus faiblement, ça ne fonctionne pas. _Peux tu finir ton raisonnement alors ? … S’il te plaît ? Schnee quémanda une autre boulette et Louna céda. Ensuite, le trio reprit tranquillement le chemin en longeant la route. _Bon Lou, tu as déjà tapé, et voyant que sa jumelle allait répliquer ajouta, même si c’était plutôt impulsif. On pourrait t’entraîner là-bas. Au pire des cas, tu as à peu près la même formation que moi, à savoir les sciences pharmaceutiques. Nous pourrions aider les blessés. Mais, à ton tour de me répondre, pourquoi nous engageons nous ? Nous pourrions rentrer sagement à la maison et… _Et je te dirais qu’il y a de l’aventure à trouver ! Lou prit une posture assez fière pour sa dernière phrase. Sa sœur eut une mimique surprise, à croire que sa jumelle avait sorti l’un de ses meilleurs jurons, et pourtant Dieu sait qu’elle pouvait en décocher de beaux mais là… _Mais quelle… gamine ! _Ecoute Bébé, ça crèvera le cœur de maman, je le conçois et ça ne me laisse pas indifférente si ça peut te rassurer. Mais c’est elle qui nous a conté les histoires de la famille avec Papy qui essaie de retracer la généalogie ! _Mais nous ne sommes pas formées ! _On le sera là-bas ! _En gros, tu cherches la mort ? La gloire ? Un autre désir vain dirait Epicure ? _Laisse Epicure s’amuser avec les éphèbes… Les joues de Bérangère commencèrent à rosir, Louna en eut un rire court mais franc. Elle caressa la joue de sa sœur. _J’espère que nos amis s’en sont tirés… Bérangère pencha la tête et ne répondit pas. Et c’est d’une faible voix qu’elle ajoute : _Mais pourquoi ou plutôt, pour quoi ? J’ai l’impression que tu cherches une autre vie… _Ni tout à fait juste, ni tout à fait faux… Bébé, as-tu jamais, dans tes nombreuses réflexions, trouvé un but dans l’existence ? Sa jumelle ne prononça pas un mot. _C’est ce que je pensais, et, moi non plus je ne crois pas pouvoir le dire précisément. Mais ne t’en fais pas, tu n’es pas si loin de la vérité… Louna en eut ses yeux assombris et Bérangère, qui estimait que ce n’était pas le moment de se laisser abattre, surveilla les alentours et distingua une forme massive au loin. Elle tira la manche de sa sœur et lui indiqua de l’index une direction. Sa jumelle en eut une bouffée d’adrénaline, ce qui ne lui fit pas de mal. _Oui, oui, c’est ça Bébé ! _Comme dans nos souvenirs… laissa-t-elle échapper. On devrait s’approcher avec précaution néanmoins… On ne sait pas quel accueil on va recevoir… Louna prit une bonne bouffée d’air en fermant les yeux et esquissa un geste, celui d’une main tendue vers leur but. Bérangère la crut un instant démente puis se remémora qu’elle était la moins rationnelle des deux, donc comme d'habitude. _Inutile… siffla-t-elle entre ses dents. _Maintenant que tu le dis, nous n’inspirons pas la terreur. C’est vrai qu’à les observer… Un lynx, certes bien formé mais plutôt poussif pour l’instant et deux jeunes filles de haute stature mais pas non plus des foudres de guerre… Il existait des images guerrières plus convaincantes. _Il faut faire vite, les derniers rayons du soleil passent dans les abysses… _Tiens, tu es d’humeur poétique Bébé ? « Bébé » resserra son bracelet-valise contre elle. _J’écrirais bien… un petit peu… _Et c’est moi qui ai eu un vague-à-l’âme quelques instants… _Nous sommes des vases communicants. L’aurais tu oublié ? _Hey, je peux aussi le faire je te rappelle. _On ne va pas se chamailler alors que nous ne sommes plus qu’à quelques mètres de la grande porte ! Louna mit ses mains en porte-voix. _Oh heyyyyyyyy ! Pourriez-vous lever la herse s’il vous plaît ? _Et la porte avec, souffla sa sœur. _Et la porte avec ^^’’’ en effet ^^’’’’’’’’’’’’’’’’’’ Le temps poursuivit sa course, sans succès. _Mais c’est pas vrai, ils sont tous à l’intérieur pour une orgie ou quoi ? _Lou ! L’histoire ne dit elle pas que ce château est inhabité et même, scellé depuis la mort de l’une de ses châtelaines ? Ah mais ça ne colle pas avec ce que j’ai entendu… Louna la fit taire d’un geste. Bérangère l’observa. C’est à croire qu’elle percevait quelque chose en tendant l’oreille. Elle finit par se tourner vers sa jumelle et lui dis : _Donne moi ta main bébé. _Ma main ? _Si je t’explique, tu ne me croiras pas. Je te promets que tu auras le droit de rire après mon expérience. _Euh tiens, fit-elle en tendant sa main gauche. _Pas celle-là… corrigea Louna d’une voix douce. Elle saisit la dextre de sa sœur et tourna sa paume vers le ciel. Ce dernier était dégagé et la lueur des astres suffisait à peine à distinguer le motif qui ornait la main. Une sorte de grosse virgule noire avec un point blanc au centre de la partie ronde. Louna y plaça sa gauche, en tout point identique à celle de sa sœur excepté que son tatouage était inverse dans le sens comme la couleur. Elle dirigea ensuite ces deux mains sur un motif un peu estompé par le temps et qui était dessiné sur la porte. Lou ne l’avait pas repéré tout de suite et il appartenait au genre floral. Ce qui était étrange, c’était que plus les trois symboles se rapprochaient plus ils commençaient à émettre de faibles lumières. Ni l’une, ni l’autre n’était sûre de savoir pourquoi mais s’en doutait en se référant aux histoires de famille. Cette dernière était en partie originaire d’ici. C’est sûr qu’en 80 générations les branches se sont multipliées mais elles avaient des racines ici… Quand l’apposition fut faite, la porte émit un son de vieux rouages. Au moment où Louna comprit ce qui se passait, elle dit à sa sœur : _Ecarte toi ! Les deux sœurs se mirent de part et d’autre de la porte alors que celle-ci s’abattait au sol. _Tiens, pas de nuages de poussières. _On est passé ici il y a peu de temps, en déduisit Bérangère. Puis, elle se rappela : Alors ? Tu as promis ! _ Louna prit une bonne inspiration : J’ai entendu une voix… Sa sœur commença à lever un sourcil amusé et semblait à deux doigts de sortir une vanne à froid, très facile, sur les jeunes filles qui entendaient et suivaient les voix avant de finir au bûcher : Je savais que tu aurais du mal à me croire. _La question n’est pas de croire que tu as entendu mais de savoir si c’est une vraie source d’ondes sonores. Après tout, cette voix n’a pas ouvert elle-même la porte, nous avons servi de clef ! _Et bien ce chuchotement nous invitait à faire ce que nous venons d’exécuter… De plus… _…Oui ? _C’était une voix plutôt chaleureuse, rougit Louna. _Tu commences franchement à m’inquiéter… Mais entrons, nous n’avons pas parcouru ce chemin pour rien… Elles commencèrent à peine à avancer plus en avant dans l’enceinte du château que des stalagmites de glace se dressèrent devant Louna, et des flammèches de feu ardent devant Bérangère. _Mais qu’est ce que c’est que ce truc !? cria cette dernière avec une note de peur. _J’en sais foutre rien bébé ! répondit sa jumelle. Et la voix n’est pas contente que l’on soit accueillie comme ça ! _Penses-tu franchement que ce soit le moment que de parler d’un hypothétique ancien locataire réveillé par notre arrivée ? Louna n’eut pas le temps de s’exprimer, ravie par l’idée de sa sœur sur l’identité du spectre. Les jumelles n’étaient pas au bout de leurs surprises, les pics de glaces commençaient à se mouvoir vers Louna et les petites sphères de feu vers Bérangère. _________________ Si antithétiques, et pourtant, si proches... Parce que la Raison veut comprendre et le Désir exister, le regard de l'une est utile à l'autre.
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|  | | Les Soeurs Lockheart Humain


Nombre de messages: 71 Race: Humaine Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Mar 1 Jan - 19:21 | |
| Dernière partie ***************************************************** Il se passa alors quelque chose d’étonnant mais « cool ! » (dixit Louna) et de scientifiquement à expliquer, dirait Bérangère. Les deux jeunes filles s’étaient tenues la main pour se rassurer, juste après les apparitions mais elles avaient rompu leur étreinte quand ces adversaires s’étaient montrés doués de mobilité. Par contre, les deux avaient eu un pas de recul en tendant les bras en avant. Et là naquit un phénomène, non, deux pour être précis. Et Louna jurerait que l’explication se trouvât au château. Les mains de Louna luirent d’une lumière bleue avant que cette dernière ne se révélât être des flammes de même couleur et non dépourvues de chaleur comme leurs cousines plus conventionnelles. Elles s’enfuirent de ses doigts avant de se ruer vers les glaces dans le but visiblement, de les faire fondre. Bérangère, dans le même temps, n’eut pas le luxe d’un spectacle en couleur mais le vent qui s’éleva au devant d’elle malmena les feux adverses telle une barrière aérienne. Une voix s’éleva alors : _Mais c’est pas vrai, c’est le rendez-vous des chalumeaux que ce château ! (ndla : oui c’est toi Kirika que j’espère bien pnjiser ^^ ‘’’ ) Louna n’eut pas le plaisir de jouir bien longtemps de l’heureuse découverte. Son tempérament assez pugnace reprit le dessus. Après s’être débarassée de ses glaçons (comme elle dit) et avoir aidé sa sœur à se défaire du feu (« mouhaha j’arrive même à les absorber après affaiblissement ! »), elle leva un poing coléreux en direction de la source de la voix. _Montrez-vous ! Nous avons gagné l’entrée ! _C’était un sort de feu élémentaire, rien de faramineux… ajouta la voix inconnue. _Nous n’avons pas forcé le passage, il s’est… découvert à nous ! renchérit timidement Bérangère._Nous protégeons Elle Woods, dirigeante du Sanctuaire réunifié après les siècles et descendante de Kouraï, impératrice de la Géhenne, prononça une nouvelle voix. (ndla : là Daryan, si je me débrouille bien ^^ ) Les sœurs en restèrent coites. Elles étaient plus surprises par ce qu’elles venaient d’entendre que gênées de la survenue d’un deuxième être. Elles se regardèrent, stupéfaites. _Ca ressemble de plus en plus aux histoires de maman… finit par dire faiblement Bérangère._Ce n’était pas de simples contes ! ajouta Louna, enchantée par la nouvelle. Mais elles n’eurent pas le temps de prendre racine dans leur bulle d'étonnement. _Pourquoi êtes-vous ici… interrogea la deuxième voix. _Le blizzard ne serait pas plus coupant, pensa furieusement Louna. _Tourisme ! balança ironiquement cette dernière sous les yeux horrifiés de sa jumelle. _Mauvaise réponse ! Et d’autres pieux de glace commencèrent à se montrer. Louna commença à distribuer maladroitement des coups de poings brûlants. Elle était vraiment une débutante et cela se voyait. Sa phrase était entrecoupée. _Le château… nous a… invitées ! _Nous voudrions… offrir nos services. Bérangère venait de s’exprimer d’une voix qu’elle désirait assurée, en vain. Mais le volume était suffisant. _Ah vraiment ? fait la première voix (on avait oublié qu’elle existait celle-là aussi >< songea Louna) « On » claqua des doigts et la glace disparut. Alors Louna vit devant elle un ange se poser. Elle en fut impressionnée. Bérangère sursauta quand un homme surgit devant elle, ayant sûrement bondit d’un point plus élevé. _Nom de Dieu… laissa échapper Louna. C’est pas du chiqué ces ailes… Elle se tourna vers Bérangère, ignorant superbement les deux individus, Bébé tu as devant toi la preuve que les anges existent ! _Et les démons comptent pour du beurre ? tempêta son collègue. _Ni cornes, ni ailes de chauves-souris ! balança Louna dans un sourire. Elle savait très bien qu'elle venait de sortir un gros cliché mais ça lui brûlait les lèvres. Un peu d'humour ? _De suite… Ce n’est pas universel ! Un esprit, ça s’élargit mademoiselle ! _Et mon poing dans ta… , répondit promptement Louna en entamant le geste. Bérangère posa sa main sur l’épaule de jumelle. _Pourparlers ^^’’’’ demanda-t-elle. _Présentez-vous… ordonna celui des deux qui était resté le plus longtemps muet.C’est Bérangère qui s’exécuta, Louna surveillant toujours d’un œil les deux hululuberlus qui étaient apparus. _Louna, la montrant du doigt, et Bérangère, en posant un index sur sa poitrine, Lockheart. Nous sommes humaines et originaires de France mais nous avons des racines ici et y vivions pour le travail jusqu’à… _Ce que le Fléau en décide autrement, conclut l’ange. Les jumelles ne répondirent rien. Il poursuivit. _Ce n’est pas à nous de décider de votre sort mais à Elle. Je vais la prévenir. Se tournant vers son comparse, peux-tu leur montrer les chambres ? Ce dernier hocha la tête de façon affirmative. Louna aurait juré l’entendre grommeler un « nounou, moi ?.. ». Bérangère ne se faisait pas d’illusions : on leur offrait le gîte visiblement mais ils garderaient sûrement un œil sur elles. Elle agirait de même avec des inconnus. Elles se laissèrent donc mener, promenant leur regard sur les locaux. Enfin, leur « guide » tendit un doigt sur un couloir aux portes nombreuses. _Vous n’avez plus qu’à choisir parmi celles disponibles. _Merci, répondit Bérangère._Oui merci, finit par répondre Louna. Soudain, cette dernière fixa un point particulier. Une silhouette humaine (bien qu’on ne le jurerait pas, elle avait une sorte d’aura beige dans le dos mais diffuse), petite, aux longs cheveux bruns et au regard oscillant entre la douceur et l’amusement, posa sa tête contre l’une des portes et lui fit un clin d’œil. Mais Louna, dans un battement de paupières, constata que l’apparition avait disparu. _Je dois être fatiguée, pensa-t-elle un instant, et si ? … Oh ayons en le cœur net ! Ces réflexions silencieuses faites, elle saisit la main de sa sœur et alla directement à la porte suspecte. Quand elle l’ouvrit, elle garda la bouche ouverte. C’était un coup de foudre. Un lustre en fer forgé pouvait accueillir les bougies comme les ampoules électriques. Un lit deux places avait sa tête dans la même matière que la source de lumière. Sa couette et ses oreillers étaient noirs avec des roses rouges. Les murs étaient mauve très pâle. La fenêtre offrait une vue sur le verger. D’autres détails charmèrent Louna et elle se tourna vers sa sœur avec un regard suppliant d’envie. Cette dernière sourit. _D’accord, elle est pour toi. Je prendrai la chambre dont la porte communique avec celle-ci vois-tu ? Elle tendit un doigt et finit par s’y rendre. _Oh une salle de bain commune ! Elle est… vraiment agréable à regarder. C’était bien Bérangère qui s’exprimait… Devant ce que Louna jugeait comme une perfection du bon goût, sa jumelle chercherait ses termes pour être philosophiquement correcte. Car le « Beau » était universel et elle savait que les goûts de sa sœur, comme les siens, étaient loin d’être partagés. Elle ne put cependant, s’empêcher d’émettre un petit son de surprise devant sa chambre. Elle lui plaisait, cela se voyait. Une dominante de bleu royal par les murs avec quelques notes de blanc parmi lesquelles le lit, le tout voulant inspirer la sérénité. Bien sûr, la fenêtre offrait aussi une vision d’Eden par une végétation abondante. Elle se retourna quand Louna avait émis à son tour une curieuse exclamation. Bérangère fut rassurée lorsqu’elle lui montra l’intérieur des armoires. _C’est incroyable, dit Louna en caressant le tissu d’un haut noir élégant et sobre, c’est à croire qu’elles n’attendaient plus que nous, admets-le ! Elle se garda bien de parler de sa vision comme de la photo encadrée sur la table de chevet. Sur cette dernière, il s’agissait exactement de la même personne. Louna se convainquit que la chambre d’une défunte ne lui porterait pas malheur si c’était cette dernière qui l’y avait invitée… _Une coïncidence… assura Bérangère. _ « Le hasard, c’est la forme que prend Dieu pour passer incognito », cita Louna. _Jean Cocteau. _Exact et tu sais très bien que je ne crois pas à une bête conjoncture de probabilités mathématiques mais à l’ironie du Destin. On débattra du sujet une autre fois si tu veux bien et ah ! Sa jumelle commençait à faiblir des pieds à la tête. Louna la prit dans ses bras et la fit s'asseoir sur le lit. _Mais qu’est ce qu’il t’arrive ??! _Tout à l’heure, dans l’enceinte ! Les flammes ! La glace ! Le vent ! _Les flammes ? La gla… ? Ah oui ! Nom d’un chien c’est vrai ! Les surprises s’étaient succédées trop rapidement pour qu’elles encaissent de suite une information de choc. Qu’elles le voulussent ou non, elles étaient douées d’activité paranormale… Car bien sûr, jamais, au grand jamais, elles n'avaient lancé le feu ou la tempête. Louna frotta le dos de sa sœur, en essayant de ne pas se laisser décontenancer elle-même par cette nouveauté… Elle sortit pour détendre l’atmosphère. _Tu vois que nous pouvons être utiles ici ! En plus, pour sauver des innocents ! Et ce n’est pas si extraordinaire, on en entend des histoires où des gens ont un potentiel particulier ^^’ Souviens-toi des histoires de maman, l’arrière (puissance 80) grand-mère était douée avec les plantes ^^’’’ _Mais comment est ce que cela s’explique ? _Arrête de vouloir tout expliquer et profite ! Tu te rends compte qu’à nous deux, nous faisons la climatisation ! Bérangère eut l’embryon d’un sourire. _…Je… Tu sais tout à l’heure, je ne l’ai pas fait mais… j’ai eu une sensation bizarre. Comme si quelque chose m’attendait pour me servir à la bataille. C’était loin et proche à la fois, proche par l’impression de proximité et loin parce que je ne voyais pas, comme une autre sphère ou dimension. Ce château est décidément très étrange, je ne sais si on doit y rester… Il doit être au centre d’un carrefour magnétique curieux qui perturbe la réflexion ou qui sait le lieu d’une activité scientifique particulière qui… _Cesse donc Bébé, moi ce château me plaît. Et j’ai l’impression que nous pourrons beaucoup y apprendre. N'y vois-tu pas les possibilités d’études pour toi ? Louna n’utilisait ce genre d’arguments qu’en dernier recours. Elle était fatiguée, la journée avait été éprouvante et, pour une fois que ce n’était pas elle, sa jumelle se noyait dans une pensée métaphysique à élucider… Mais elle était persuadée que sa sœur dormirait bien cette nuit de par les dernières aventures : elle se compliquerait la vie un peu plus tard. _Hum hum, fit une voix derrière elles. C’était l’ange. _Elle Woods viendra vous voir dès que possible. Tout le monde s’apprête à une séance de karaoké, les filles grimacèrent, d’où l’impression de vide de ce château mais ne vous méprenez pas, les âmes ici sont nombreuses. Je suis Daryan, archange des glaces. Et voici Ismaël. Les jumelles comprirent au moins une chose depuis leur entrée en ce lieu : les noms du guide et de l’ange. Ce fut Ismaël qui ajouta. _Nous allons vous laisser tranquilles. Sait-on jamais que vous vouliez nous montrer vos talents de chanteuses ! Ils partirent avec des expressions amusées. Louna se tourna vers sa jumelle. _Mais j’ai à peine commencé les cours de chant ! Je voudrais bien un peu de repos moi T_T _________________ Si antithétiques, et pourtant, si proches... Parce que la Raison veut comprendre et le Désir exister, le regard de l'une est utile à l'autre.
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|  | | Kurando Humain


Nombre de messages: 33 Date d'inscription: 27/02/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Sam 5 Jan - 14:06 | |
| Elle a accepté son idée de karaoké, quelle joie, quelle bonne humeur, le château semble plus grand d’un coup, plus lumineux aussi, à moins que ce soit dû aux petits réaménagements de Kurando. En tout cas ça va être une grande fête dans la salle ultra super giga high tech de karaoké, surtout avec le programme qui permet de transcender la voix même de ceux qui chantent mal, histoire d’éviter les couacs et de motiver ceux qui auraient peur de « casser les vitres », d’être grotesques quoi. Là, aucun risque, amusement maximum ! En plus il y a une vaste gamme de chansons, allant de la musique préhistorique du vingtième siècle à celle contemporaine. Evidemment, Kurando a évité les chansons grivoises, et évidemment, il laisse le grand honneur à leur guide spirituelle, la grande Elle d’entamer la soirée en chantant la première. Difficile de dire si elle accepte de bon cœur ce privilège ou si elle se force, elle est drapée d’une telle aura de mystère, c’est que ça ne doit pas être amusant d’être connectée au monde des esprits, à un esprit en particulier, pour le peu que Kurando a compris, parce que le mysticisme ne fait pas partie de sa vie, il comprend la technologie, mais la magie, ça le dépasse. En tout cas, elle chante bien, Elle, elle chante même très bien, sans l’aide du programme. Elle est émouvante, elle, et puis elle est belle, Elle, et elle a une belle voix, Elle. Le genre de demoiselle dépassée par son destin et qui verrait toute tentative de séduction comme une offense grave à sa raison d’être et un problème de plus à la longue liste de ses obligations héroïques. Et en plus elle est blonde, un cocktail détonant qui attire Kurando comme le miel attire l’abeille butineuse. Mais sans précipitation, parce que la flamme attire aussi le papillon de nuit. Ho, évidemment des jolies filles ici, ça ne manque pas, il y a par exemple les deux nouvelles, les jumelles lockheart, et des jumelles occidentales, à priori françaises ce qui ne gâte rien, même si elles sont seulement brunes, c’est intéressant. Par exemple, l’empathie des jumelles, si elles font toutes les deux un câlin avec le même homme, et que l’une atteint les cieux du plaisir, est-ce que l’autre le ressent aussi de la même façon ? C’est que c’est important de faire avancer la science … sauf qu’il y a la belle, la splendide, l’unique Elle, en chair, en os et en esprits, et qui assume quand même mieux que la démone dénommée Hanna, qui pour sa part est totalement déjantée, et puis Kurando n’apprécierait guère le contact d’une démone, trop démoniaque, ni d’une ange, trop angélique. Il préfère l’humanité des humaines, surtout des humaines blondes ou rousses, mais il ferait une exception pour le suave charme discret d’Elle, leur supérieure en liaison directe avec les instances divines. Quelque chose comme ça. A la fin de sa prestation musicale, les robots font une ovation à la chanteuse, ainsi que le public sur place, à n’en point douter, et Kurando se permet d’offrir une rose à la belle, une rose qu’il avait accroché à sa boutonnière, comme ça, ça fait un peu moins artificiel, un peu moins programmé. Un tout petit peu moins. Quelle jolie voix, vous êtes telle les pétales de la rose nacrée épanouie par la bise printanière après une légère ondée matinale.Comprendre une rose mouillée par une légère averse et bougeant sous un doux vent, et une fleur trempée par un déluge et à moitié arrachée par une tempête. Votre humble serviteur serait honoré que vous lui accordiez plus tard une chanson à deux, et vous laisse le temps de la réflexion et si cela vous agréé, le choix de la chanson.Il propose un duo, quoi. Elle ne répond pas, à moins qu’elle réponde avec les yeux à ce japonais un brin effronté, un brin kamikaze, et même, lui vouant un regard bien ambigu, en tout cas indéchiffrable par Kurando qui s’est de toute façon incliné trop respectueusement pour vraiment dévisager sa supérieure divine et divinement belle. Etre amoureux de son chef, ce n’est vraiment pas une bonne idée, ça ne pouvait donc qu’arriver fatalement à l’ex ingénieur en robotique. En tout cas, c’est Kurando qui prend le relais, ayant choisi une chanson du vingt-deuxième siècle, un mix de jazz, de sentimentalisme et d’optimisme, donc une chanson qui bouge, qui arrache et qui émeut, qui demande des variations de ton et une bonne gestuelle, mais c’est Kurando au micro, vingt-sept ans donc vingt-trois années d’expérience de karaoké, peut-être même davantage. En toute modestie, il danse comme le King, Elvis Presley, en un peu moins provocateur quand même, et chante comme le Kaaa, RB-18, la plus grand Intelligence Artificielle chanteuse de tous les temps, en nettement moins aigu quand même. Un triomphe, conclu sur un déchaînement de sons et lumières, après la première mission ce sera bien en extérieur, avec un feu d’artifice, mais pour l’heure c’est déjà bien. Kurando remercie ses acclamateurs en les saluant bien bas, c’est qu’il y a déjà de l’ambiance, ça motive de se demander si on sera encore en vie le lendemain, héhé. Merci, merci, au suivant, n’ayez pas peur, ça ne mange personne. Ca peut mordiller mais ça ne mange pas !D’accord, niveau humour, Kurando est moins doué que pour le karaoké, mais àa part d’un bon esprit et un homme se laisse tenter, puis une femme, ils chantent bien, bien aidés par le programme anti-couac, il est vrai. Puis Kurando avise un certain démon, assis dans un coin avec ses deux amies démones, Vidin avec Hanna et l’autre allumée, Judith si la mémoire du japonais est bonne, et elle l’est. Il se dirige donc vers le démon et lui tend le micro avec un air de défi. Montrez nous votre talent, à moins que … vous ayez peur.Le ton est les mots sont évidemment choisis avec soin, le démon renvoie un regard hostile à Kurando, croisant brievement le regard de ses amies avant d’accepter ledit micro, avec un manque total de motivation, mais comme l’ex ingénieur a su toucher la corde sensible … Et nous avons un nouveau chanteur.Voila Vidin sur scène, il a choisi au hasard, ou non, une chanson de Sinatra au titre insipide. Ce n’est pas qu’il a une voix atroce, mais elle est rendue atroce par le programme, évidemment à cause de Kurando qui prend ainsi sa revanche sur le démon, même desservi par un jeu de lumières particulièrement peu flatteurs … le public comprend le pied de nez au démon, qui a quand même failli aplatir le nez de Kurando, et a tendance à rire de la farce pas méchante hein. Néanmoins il ne s’attendait pas à ce que le démon chante toute la chanson, ce qu’il fait de façon stoïque avant de rendre le micro et de dire avec une pointe acide : Vous êtes tel le crapaud sur un nénuphar moisi dans une décharge publique … non merci, pas de duo.Alors ça c’est bas, parodier ainsi sa demande galante à la belle Elle ! Mais Kurando a eu sa revanche, et il garde son flegme alors que le démon va rejoindre ses amies démones, et un autre va chanter. Une autre en fait : Edenia. Bonsoir Edenia, tu es en beauté ce soir.Lui dit-il en regardant dans la direction d’Elle, tellement … Elle.^_^ En tout cas, la soirée commence bien, ça devrait être un bon moment avant les hostilités des jours à venir. |
|  | | Daryan Ange


Nombre de messages: 167 Age: 18 Race: Protéger. Date d'inscription: 21/01/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 3 : Installation Sam 12 Jan - 20:57 | |
| Elle + Arkardès---> Pour la PNJisation j'ai fait ce que j'ai pu. Dîtes-moi s'ilf aut corriger. Ismaël ---> Bon bah toi la PNJisation j'ai aussi fait du mieux que j'ai pu, si tu veux qu'on prenne le temps de se faire un petit dialogue avant le karaoké pour se jéter des fleurs épineuses comme d'hab, préviens-moi! :b ************************************************************ Et voilà, je viens de lancer mon dernier sort. Je les ai encore une fois tous passé en revu mais rien n'y fait ce livre ne veut pas céder... Alors que je m'apprêtais à me lever pour aller chercher un livre sur la magie à la bibliothèque, la porte s'ouvre tout doucement et je sens quelqu'un arriver. La personne parle et je reconnaît sa voix rapidement. C'est le jeune démon envoyé par l'impératrice de la Géhenne, Lloyd me semble-t-il : - Alors qu'est ce qu'il dit ce bouquin, m'interroge-t-il. - Pas grand chose malheuresement, le sceau posé dessus est incassable par la magie classique... Magie classique ? Jusqu'à présent le démon était resté à quelques pas de la porte après l'avoir franchie et refermée, il était donc dans mon dos. Tout en restant assis dans le grand fauteil, je fais pivoter celui-ci à 180°. (Ndla : c'est un fauteuil style business man hein, pas un truc du 18e siècle ou je ne sais quoi! XD) - Oui, j'ai recu un enseignement élementaire du brisage de sceau dans ma jeunesse, et rien n'y fait... Ce livre ne veut pas céder... - Dit plutot que t'as pas suivie tes cours plus jeune, lance alors le démon. - Crois bien que non, j'ai sans doute été l'un des élèves les plus attentifs de mon cours, j'ai même appris quelques petits tours par ma mère... Mais ce fichu bouquin ne veut pas céder... Mais si tu veux essayé, je t'en pris... Après toi ... - Je suis pas du genre magique et encore moins mystique, j'ai juste eu a protéger l'impératrice dans ma vie. Je t'avouerai que le reste ne m'interesse pas vraiment. Corps et âme dévoués... Ce sont des qualités rares de nos jours... - Tu devrais peut-etre apprendre les rudiments de la magie, qui sait, cela pourrait toujours te servir, qu'en penses-tu? A ces mots le démon a un petit rire, et sûr de lui, il me dit alors : - Tu m'as pas vu en action au corps à corps ! - Hum... Je demande à voir, lui répliquais-je alors dubitativement. - Hé hé ! Tu le verras bien assez tôt !! - Oui sans doute... Toujours est-il que ce livre mintrigue... Les symboles gravés dessus ne te disent rien, lui demandé-je alors en lui tendant le bouquin. Il l'attrape mais m'assure qu'il ne connaît pas du tout ces signes là. L'histoire de la magie et lui, ca doit bien faire environ trente-six mille. C'est un homme de combat, et je pense qu'il doit bien s'ennuyer ici... La conversation semblait s'arrêter mais tout à coup, un bruit sourd de fait entendre dehors. Je jète un oeil et aperçoit que la porte du château à été ouverte! Sans attendre, je saisit le livre sur le bureau, m'élance au dehors de la salle pour rejoindre le hall et bouscule au passage le jeune démon qui regardait toujours par la fenêtre ce qui avait pu se passer. Une fois l'escalier descendu, je retrouve Ismaël qui venait d'arriver, lui aussi sans doute alerté par le bruit. Elle aussi est là, en haut de l'escalier. D'un signe de tête elle nous indique qu'elle nous laisse nous en charger. Je jeune démon et moi-même nous dépêchons alors d'aller à la rencontre des incconus qui ont forcé la porte. -Ils doivent avoir un certains niveau de magie pour avoir réussi à ouvrir la porte. Cachons-nous et attendons de voirs qui ils sont et combien ils sont, non, propose Ismaël. -Je suis d'accord, on ne peut être sûr de rien... Le chemin qui relie l'entrée principale du château à la porte même du château était un large sentier rempli de gravier, tout le long du chemin, il y avait des arbres. Ismaël et moi nous répartissons d'un côté différent, moi la droite, lui la gauche (ndla : Et oui que voulez-vous... toujours les même notion de relation du Bien et du Mal! :/ ). Sur le chemin, deux petites silhouettes fine avancent. Ce sont des jeune filles. Elles sont identiques, au longs cheveux bruns. Ma vison ne décèle aucune aura émanant des filles mêmes, néanmoins, il y a quelques chsoes dans 'lair, quelque chose qui me rappelle Elle... Peut-être un esprit je ne sais pas... Je jète un coup d'oeil au démon pour voir s'il a repérer quoi que ce soit. Caché dans son arbre, il m'indique que lui non plus n'a rien repéré... C'est donc soit quite ou double. Humain de base, ou démon surpuissant. Par mesure de précaution nous lançons alors tous les deux une attaque de faible niveau afin de tester notre adversaire. Je fais donc apparaître à distance raisonnable des deux jeunes filles des piques de glaces et lui des flammiches. A ce moment là, les jeune filles se prennent par la main. Cette fois-ci quelque chose se apsse, de la magie se prépare. Plus de doute, il faut attaquer. Néanmoins, les jeunes filles n'ont pas l'air rassurées... Etrange. Ismaël aussi semble douter. Peu importe, nous devons faire quelque chose. Nous faisons alors doucement avancer nos attaques vers les deux jeunes filles qui s'empressent d'avoir un geste de recule et tende la main en avant. Elles ont l'air vraiment effrayées mais pourtant, elles lancent une attaque et neutralisent mes pics de glace grâce à des flammes bleues issus du bout des doigt de la première, alors que la deuxième fait souffler un vent qui arrête aussi sec les fammiches du démon. Une fois mes pics de glaces disparus, la première absorbe littéralement les flammiches d'Ismaël. Ce dernier entame d'ailleurs le dialogue dans un élan dû à l'énervement de repéré encore un élémental de feu dans ce château : - Mais c’est pas vrai, c’est le rendez-vous des chalumeaux que ce château - Montrez-vous ! Nous avons gagné l’entrée, déclare alors l'un des jumelles fièrement. - C’était un sort de feu élémentaire, rien de faramineux, se targue alors Ismaël qui a bien compris qu'en vérité il s'agit d'humaines dont le potentiel a sans doute juste été soulevé par la puissance magique du lieu. - Nous n’avons pas forcé le passage, il s’est… découvert à nous, rajoute timidement la deuxième en guise de justification. Je me décide alors à intervenir auprès de ses demoiselles, tout en restant bien à l'abri de leurs regards : - Nous protégeons Elle Woods, dirigeante du Sanctuaire réunifié après les siècles et descendante de Kouraï, impératrice de la Géhenne ! A ces mots, les jeunes filles semblent destabilisées. Elle restent muettes face à mon affirmation avant de s'échanger quelques mots que nous ne pouvons saisir. Je me décide à enchaîner afin de mettre terme à tout ceci, ces jeunes filles nous ont déjà fait perdre assez de temps. Je prend ma voix la plus froide et demande alors : - Pourquoi êtes-vous ici? -Tourisme répond alors la première jeune fille. Décidément ces jeunes filles se fichent de nous. Soient elles sont inconscientes, soient elles cachent bien leur jeu. Dans le doûte, je fais apparaître de nouveau pic de glaces : -Mauvaise réponse! Tel le marionettiste, je dirige mes pics de glaces et les font ataquer à un rythme moyennement soutenu. C'est définitif, il ne s'agit pas d'un démon de très haut niveau. Les coups de poing de la première des jumelles sont bien trop malhabiles. Les jumelles tente alors de se reprendre et nous disent que les château les a invitées. -Ah vraiment, questionne Ismaël en me faisant signe d'arrêter momentanément. Je claque alors des doigts pour faire disparaître mes pics de glace. Je regarde Ismaël. Je prends do'abord mon envol, afin de me poser avec autant d'élégance que possible devant les jeunes filles pendant que Ismaël bondit de son arbre pour attérir avec une précision redoutable devant la plus timide des deux jumelles. - Nom de Dieu… laissa échapper la première des jumelles. C’est pas du chiqué ces ailes… Elle se tourna vers son homologue, nous ignorant totalement., Bébé tu as devant toi la preuve que les anges existent ! - Et les démons comptent pour du beurre, dit Ismaël sur un ton irrité. -Ni cornes, ni ailes de chauves-souris, s'exclama la première des jumelles, un sourire aux lèvres. -De suite… Ce n’est pas universel ! Un esprit, ça s’élargit mademoiselle ! -Et mon poing dans ta… , répondit promptement cette même jumelle en entamant le geste. La duexième l'interrompit et posa sa main sur l’épaule de jumelle. - Pourparlers, demanda-t-elle. - Présentez-vous… ordonnai-je alors. Ce fut la plus calme des deux qui prit cette initiative, la deuxieme nous surveillant toujours d’un œil. _Louna, montrant cette dernière du doigt, et Bérangère, en posant un index sur sa propre poitrine, Lockheart. Nous sommes humaines et originaires de France mais nous avons des racines ici et y vivions pour le travail jusqu’à… - Ce que le Fléau en décide autrement, conclai-je alors, comprenant alors pourquoi la porte s'était laissée faire et pourquoi cette aura invisible planait au-dessus des deux jeunes filles. Les jumelles ne répondirent rien. Je poursuivai donc : - Ce n’est pas à nous de décider de votre sort mais à Elle. Je vais la prévenir. Je me tourne donc vers Ismaël et lui demande : - Peux-tu leur montrer les chambres ? Il hocha la tête de façon affirmative, marmonnant un « nounou, moi? » qui en 'mavait aps échappé mais auquel je ne pu m'empêcher de répondre silencieusement par un sourire au coin de mes lèvres. Pendant qu'Ismaël se dirige vers les chambres, je file direction salle du trône où j'espère trouver Elle. En montant je me fait alors une réflexion... Serait-ce possible que Molly elle-même soit venue veillée sur ses descendante? Ou bien cette présence entourant les jeunes filles est-elle d'une tout autre origine? Quoi qu'il en soit, ce sera à Kouraï de trancher... Me voici devant la porte de la salle du trône. Je toque mais personne ne répond. J'ouvre alors doucement la porte et ne trouve qu'une salle vide. On passe à l'option numéro deux, je prend le chemin de la chambre d'Elle. Alors que j'arrive dans le couloir, je vois un ange sortir de la chambre d'Elle. Pas de doute possible, il s'agit du seigneur Arkadaès. Tout du moins, physiquement, cela ne laisse aucun doute. Il prend la direction du couloir par laquelle je viens et une fois à mon niveau, je m'agenouille et ne peux réprimer un : - Seigneur Arkadès, est-ce bien vous ? Il me répond alors doucement que oui, qu'il est bien revenu, mais je sens bien dans sa voix qu'il regrette d'avoir eu à revenir. La nostalgie est frappante. Sans doute a-t-il perçue Kouraï dans la chambre... Je lui explique qui je suis et le rôle que je joue ici, mais je ne m'attarde pas et continue mon chemin vers la chambre d'Elle. Sans doute at-il envie de revisiter ce château tranquillement... Je rentre donc après avoir toqué à la porte de notre jeune cheftaine. Lorsque je rentre, Elle me demande : -Oui, Daryan? Qu'y a-t-il? - Et bien j'aurais plusieurs questions pour toi, avant de t'annoncer une arrivée. - Euh... Oui vas-y, je t'ecoute... - Kouraï est avec toi en ce moment? - Non... Elle a du... partir. - Arkadès, n'est-ce pas? - Oui... Je ne sais vraiment pas ce que ca va donner cette histoire... - Puisque l'on en est aux retrouvailles, j'aimerais savoir si l'Esprit de Molly t'a déjà contactée depuis notre arrivée. Je t'ai déjà vu parler à un esprit, lors de notre dernier repas par exemple mais... Etait-ce Molly ou bien Kouraï? - Ce soir-là c'était Kouraï. Et non je n'en ai pas vu d'autres. Un me suffit bien ! -__- - Dans ce cas j'ai de fortes raisons de croire que l'Esprit de Molly est de retour parmis nous. - Ah oui? Lesquelles? - Avec Ismaël, lorsque nous avons été intercepté ceux qui avaient ouvert la porte. Il s'agissait de deux jumelles. Elles prétendent avoir une ascendance comprenant un locataire du château, et j'ai perçues de faibless vibrations qui les suivaient... Des pouvoirs sont d'ailleurs apparus pour els sauver, on aurait pu les apparenter à ceux de Molly, séparés, mais similaires. - Je vois... J'en toucherais un mot à Kouraï. Dit à ces jeunes demoiselles que je viendrais les voirs dès que possible. Tu penses qu'elles peuvent être dangereuses? - Non, pas de danger apparent à craindre. Elles ne semblent pas du tout maitriser leur magie. Même si els apparences peuvent être trompeuse, le château s'est ouvert à leur arrivée et je pense qu'on peut leur accordé un minimum de crédit. - Dans ce cas, invite-les à se joindre à nous le temps du Karaoké. - Bien. u_u Sur ces mots je me retire donc discrètement. Je doit trouver Ismaël pour qu'il m'indique quelle chambre les jumelles ont prise. Je le retrouve dans le hall alors qu'il allait se diriger vers le sous-sol. Je l'interpelle alors : -Hey le flamboyeur professionel! -Tiens, mon emplumé préféré! *éclair de rivalité entre les deux yeux* - Tu pourrais me montrer la chambre que les demoiselles ont choisie... S'il-te-plaît? - Raaah... Bon viens... u_u - Merci. - Tu t'es senti obligé de me faire passer en mode « nounou »? - Honnêtement? J'ai cru que ca te faisait plaisir moi... - Ouais, bah la prochaine fois on échange, hein. - Aucun problème... :b - Tu as besoin de voir les demoiselles pour... - Invitation au Karaoké de ce soir. Et puis tant qu'on y est, on se présentera! ;D - Ah oui ! Bonne idée ça, tient... On est vraiment obligé de se présenter, tu crois? - Ca me semblait une bonne idée, mais quand j'y repense, c'est vrai que ça n'est pas obligatoire! XD - Quand tu leur annoncera le karaoké, attend que je soit rentré, j'ai envie de voir leur réaction. - Si ça peut te faire plais... - Attends, elles ont pris celle-là. Après toi. Je toque mais ça ne répond pas. Elles ont l'air occupées à discuter. Je prend donc l'initiative d'entrer. Malgré mona rrivée, les deux jumelles continuent de parler. Je tente alors de me faire remarquer : -Hum hum... Les jumelles se retournent donc enfin. : - Elle Woods viendra vous voir dès que possible. Tout le monde s’apprête à une séance de karaoké, les filles grimacèrent, d’où l’impression de vide de ce château mais ne vous méprenez pas, les âmes ici sont nombreuses. Je suis Daryan, Archange des glaces. Et voici Ismaël. Ismaël enchaîna : - Nous allons vous laisser tranquilles. Sait-on jamais que vous vouliez nous montrer vos talents de chanteuses ! Nous nous retournons une fois l'annonce faite, l'air amusé. Ismaël lança : -A mon avis, ce karaoké va bien rendre... -... Oui... Enfin ça reste à voir !  |
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